{"id":7070,"date":"2021-11-22T22:36:19","date_gmt":"2021-11-22T21:36:19","guid":{"rendered":"https:\/\/telefab.fr\/?p=7070"},"modified":"2026-04-30T17:33:31","modified_gmt":"2026-04-30T15:33:31","slug":"legolire-etude-terrain-et-personas","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/hub.imt-atlantique.fr\/fablab\/legolire-etude-terrain-et-personas\/","title":{"rendered":"LEGOLIRE &#8211; Etude terrain et personas"},"content":{"rendered":"<h2><strong>Auteur<\/strong><\/h2>\n<p>Koffi Judica\u00ebl AMANI, Rose LAPREVOTE, Wael MHIMDI et Souleymane OUEDRAOGO<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"text-align: left;\"><em>Ce document pr\u00e9sente le d\u00e9roulement\u00a0de la recherche sur le terrain, la rencontre avec les parties-prenantes du projet Legolire et les personas inspir\u00e9s de l&rsquo;\u00e9tude terrain.<\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h3><strong>Sommaire<\/strong><\/h3>\n<p><strong>Partie 1 &#8211; Synth\u00e8se de l&rsquo;enqu\u00eate terrain<\/strong><\/p>\n<ul id=\"yui_3_17_2_1_1636386521617_101\">\n<li>Entretien avec les deux enseignantes.<\/li>\n<li>Observation terrain : immersion dans la classe de Mme Brassor<\/li>\n<\/ul>\n<p><strong id=\"yui_3_17_2_1_1636386521617_102\">Partie 2 &#8211; Persona<\/strong><\/p>\n<ul id=\"yui_3_17_2_1_1636386521617_101\">\n<li>L&rsquo;enseignante de CP, Julie<\/li>\n<li>L&rsquo;\u00e9l\u00e8ve de CP, Simon<\/li>\n<\/ul>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Nous avons d\u00e9but\u00e9 notre enqu\u00eate terrain par la prise de contact avec diff\u00e9rentes \u00e9coles primaires proches de l\u2019\u00e9cole, c\u2019est-\u00e0-dire qu\u2019on a appel\u00e9 plusieurs \u00e9coles en se pr\u00e9sentant, en pr\u00e9sentant le projet de mani\u00e8re tr\u00e8s succincte, et en demandant si on pouvait organiser un entretien avec une professeure en CP int\u00e9ress\u00e9e par le projet. Une seule \u00e9cole a r\u00e9pondu favorablement, et nous avons men\u00e9 l\u2019entretien avec Mme Brassor d\u00e9but octobre.<br \/>\nChaque \u00e9cole nous a redirig\u00e9 vers une adresse mail. Nous avons envoy\u00e9 le m\u00eame mail \u00e0 pratiquement chaque \u00e9cole. Pour l\u2019\u00e9cole favorable \u00e0 une rencontre, l\u2019adresse mail donn\u00e9e \u00e9tait celle de l\u2019enseignante en CP directement, \u00e0 la diff\u00e9rence des autres, qui \u00e9tait l\u2019adresse mail de la direction, qui se chargeait (ou non) de retransmettre notre mail aux enseignantes potentiellement int\u00e9ress\u00e9es. Nous pensons que ce qui nous a bloqu\u00e9 pour les autres \u00e9coles, c\u2019est ce second interm\u00e9diaire qui rend la communication plus lente et plus difficile.<br \/>\nEn parall\u00e8le nous avons contact\u00e9 une professeure de l\u2019\u00e9cole qui enseigne le fran\u00e7ais aux \u00e9tudiants internationaux, nous avons fait un entretien avec elle et elle nous a redirig\u00e9 vers une ex-professeure des \u00e9coles qui a enseign\u00e9 pratiquement 30 ans en CP, avec qui nous avons \u00e9galement pu mener un premier entretien quelques jours avant de rencontrer Mme Brassor.<br \/>\nNous allons dans ce compte-rendu d\u2019enqu\u00eate d\u00e9tailler le premier entretien avec Mme Armel, avec Mme Brassor, et notre immersion de 2 heures en fin de matin\u00e9e dans la classe de madame Brassor. Cette immersion fut d\u2019ailleurs l\u2019occasion d\u2019une deuxi\u00e8me discussion qui a en grande partie confirm\u00e9 nos observations, ce sur quoi nous allons nous concentrer.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h3><strong>Partie 1 &#8211; Synth\u00e8se de l&rsquo;enqu\u00eate terrain<\/strong><\/h3>\n<ul id=\"yui_3_17_2_1_1636386521617_101\">\n<li><strong>Entretien avec les deux enseignantes<\/strong><\/li>\n<\/ul>\n<p>Mme Brassor et Mme Armel<\/p>\n<p>Nous allons traiter les deux entretiens en parall\u00e8le afin de mieux voir les similitudes et les divergences des enseignantes. Les deux professeures ont choisi le CP mais pour des raisons diff\u00e9rentes : Mme Armel par go\u00fbt du d\u00e9fit et Mme Brassor pour la routine quotidienne. Les deux enseignantes appr\u00e9cient la perspective d\u2019am\u00e9lioration de leur m\u00e9thode d\u2019ann\u00e9e en ann\u00e9e, raison pour laquelle elles restent en CP.<br \/>\nLes deux ont eu des classes d\u2019environ 20 \u00e9l\u00e8ves. Mme Armel avait en fait une classe de CP\/CE1 et Mme Brassor une classe de CP, ce qui modifie la dynamique des classes : la premi\u00e8re travaille plus en autonomie que la seconde, et permet aussi l\u2019accompagnement personnalis\u00e9 plus que la seconde.<br \/>\nAuparavant, il n\u2019y avait aucun pr\u00e9requis pour rentrer en CP, c\u2019est-\u00e0-dire que certains \u00e9l\u00e8ves ne connaissaient pas leur alphabet, alors que maintenant chaque \u00e9l\u00e8ve arrive avec une base obligatoire. Bien entendu, certains \u00e9l\u00e8ves en savent plus que d\u2019autres, certains savent d\u2019ailleurs d\u00e9j\u00e0 lire.<br \/>\nNous avons interrog\u00e9 les deux enseignantes quant au r\u00f4le des parents dans l\u2019apprentissage pr\u00e9coce de la lecture. Les deux ont eu la m\u00eame r\u00e9ponse (et diff\u00e9rentes explications) : les parents n\u2019ont pas tant d\u2019influence que \u00e7a. Ils fournissent bien s\u00fbr un environnement favorable, i.e. l\u2019enfant a des livres \u00e0 la maison. Mais certains enfants apprennent enti\u00e8rement seuls \u00e0 lire. Les deux enseignantes ont mis en avant la motivation, la d\u00e9termination personnelle de l\u2019enfant.<br \/>\nEt dans le cas contraire, \u00e0 savoir un enfant qui a des difficult\u00e9s \u00e0 apprendre \u00e0 lire, plusieurs \u00e9l\u00e9ments ext\u00e9rieurs \u00e0 l\u2019\u00e9cole jouent un r\u00f4le aux yeux de nos enseignantes : les parents (parfois peu r\u00e9ceptifs aux suggestions des enseignantes, m\u00eame vex\u00e9s), la maison (la pr\u00e9sence de livres ou non, ainsi que le temps d\u2019\u00e9cran), la sant\u00e9.<br \/>\nEn effet, lorsqu\u2019un enfant a des difficult\u00e9s pour apprendre \u00e0 lire, l\u2019enseignante en parle aux parents, et propose alors syst\u00e9matiquement de consulter un m\u00e9decin g\u00e9n\u00e9raliste, ou un ophtalmologue, ou un orthophoniste, ou encore un autre sp\u00e9cialiste. Les deux enseignantes n\u2019ont aucun droit de diagnostic, elles ne peuvent qu\u2019avoir une intuition, et la communication avec les parents est parfois \u00e9pineuse. Dans le cas de Mme Armel, elle a travaill\u00e9 en parall\u00e8le avec des orthophonistes pour s\u2019adapter au maximum \u00e0 l\u2019enfant. Mme Brassor quand \u00e0 elle s\u00e9pare sant\u00e9 et \u00e9cole.<\/p>\n<p>Maintenant que le cadre est pr\u00e9sent\u00e9, int\u00e9ressons-nous \u00e0 ce qui se passe \u00e0 l\u2019\u00e9cole. Mme Brassor sait qu\u2019un \u00e9l\u00e8ve a du mal \u00e0 apprendre \u00e0 lire lorsqu\u2019elle observe que certaines notions vues il y a plusieurs semaines ne sont toujours pas acquises par l\u2019enfant. Il peut aussi passer plus de temps que n\u00e9cessaire sur ses devoirs (30 minutes au lieu de 10 \u00e0 15 minutes).<br \/>\nLes deux enseignantes soutiennent qu\u2019elles ont (eu) un ou plusieurs \u00e9l\u00e8ves en difficult\u00e9 chaque ann\u00e9e, 1 ou 2 pour Mme Brassor, et jusqu\u2019\u00e0 3 pour Mme Armel.<br \/>\nMme Brassor suit la m\u00e9thode semi-syllabique impos\u00e9e, elle change tout de m\u00eame des choses chaque ann\u00e9e, par exemple de manuel. Mme Armel a joui quand \u00e0 elle d\u2019une libert\u00e9 totale dans l\u2019enseignement de la lecture. La m\u00e9thode qu\u2019elle a retenu de part son exp\u00e9rience (c\u2019est-\u00e0-dire la m\u00e9thode qui marchait pour elle) est une m\u00e9thode semi-globale : elle partait de mots pour en apprendre de nouveaux qui avaient des sons en commun, afin de ne pas se heurter aux limites de la m\u00e9thode globale : l\u2019absence de d\u00e9chiffrement (i.e. de d\u00e9codage).<br \/>\nPour Mme Brassor, la lecture c\u2019est du d\u00e9codage et de la compr\u00e9hension, accompagn\u00e9s d\u2019automatismes et de vocabulaire. Pour Mme Armel, les cl\u00e9s de la lecture sont la m\u00e9moire et la concentration.<br \/>\nPour nos deux enseignantes, le pire des cas pour un enfant qui a du mal \u00e0 apprendre \u00e0 lire, la chose \u00e0 \u00e9viter, c\u2019est la d\u00e9motivation de l\u2019\u00e9l\u00e8ve.<\/p>\n<ul id=\"yui_3_17_2_1_1636386521617_101\">\n<li><strong>Observation terrain : immersion dans la classe de Mme Brassor<\/strong><\/li>\n<\/ul>\n<p style=\"text-align: left;\">Immersion dans la classe de Mme Brassor<\/p>\n<p>C\u2019est d\u2019ailleurs l\u2019\u00e9l\u00e9ment le plus marquant de notre immersion r\u00e9alis\u00e9e fin octobre : les deux enfants en difficult\u00e9 identifi\u00e9s par Mme Brassor se sont montr\u00e9s totalement inactifs et d\u00e9sint\u00e9ress\u00e9s pour certaines activit\u00e9s de groupe (par exemple lire tous ensemble des syllabes affich\u00e9es au tableau) : ils ne regardaient pas, se contentaient de r\u00e9p\u00e9ter ce que leurs camarades disaient sans essayer.<br \/>\nOn notera que ces deux enfants en difficult\u00e9 \u00e9taient plac\u00e9s derri\u00e8re un enfant avec une AVS (auxiliaire de vie scolaire). Elle les a parfois aid\u00e9s \u00e0 se concentrer. Ils \u00e9taient c\u00f4te \u00e0 c\u00f4te pour que Mme Brassor n\u2019explique pas les activit\u00e9s adapt\u00e9es deux fois et aussi pour qu\u2019ils s\u2019entraident.<br \/>\nLors de notre immersion nous avons constat\u00e9 que Mme Brassor m\u00eale \u00e9criture et lecture sur deux heures chaque matin \u00e0 la m\u00eame heure (la fameuse routine). Les exercices de lectures sont parfois individuels et parfois collectifs. Leur difficult\u00e9 est croissante : syllabe, mot, phrase, petit texte. Ils apprennent un nouveau son \u00e0 chaque s\u00e9ance (pour la n\u00f4tre c\u2019\u00e9tait \u201c\u00e8\u201d, \u201c\u00ea\u201d), et ils apprennent en plus des mots outils. Avant de commencer \u00e0 lire une phrase, l\u2019enseignante entoure avec les \u00e9l\u00e8ves les mots outils qu\u2019ils connaissent d\u00e9j\u00e0, pour qu\u2019ils n\u2019aient \u00e0 d\u00e9coder que les mots restants. La difficult\u00e9 des \u00e9l\u00e8ves est pour la majeure partie dans la compr\u00e9hension : on les a entendus lire des phrases parfaitement, puis Mme Brassor leur a demand\u00e9 \u201cEst-ce que tu as compris ce que tu as lu ?\u201d et la r\u00e9ponse a toujours \u00e9t\u00e9 n\u00e9gative. Apr\u00e8s quoi elle leur explique.<br \/>\nOn a compt\u00e9 10 activit\u00e9s diff\u00e9rentes en 2 heures de temps, ce qui donne 12 minutes par activit\u00e9 en moyenne (ce chiffre est \u00e0 relativiser, certaines \u00e9taient \u00e9videmment plus longues que d\u2019autres) : \u00e7a va vite, parce que les enfants au bout d\u2019un moment se d\u00e9sint\u00e9ressent si l\u2019activit\u00e9 dure trop longtemps ou si la difficult\u00e9 est trop grande pendant trop longtemps. Et alors ils commencent \u00e0 discuter entre eux et se d\u00e9concentrent. Ils ont d\u2019ailleurs eu 2 activit\u00e9s en autonomie totale (pendant lesquelles Mme Brassor commence par aller voir les \u00e9l\u00e8ves en difficult\u00e9, et leur a parfois adapt\u00e9 les fiches et les exercices et leur r\u00e9explique le ou les exercices), dont une \u00e0 la fin des deux heures donc apr\u00e8s c\u2019\u00e9tait l\u2019heure du d\u00e9jeuner et le probl\u00e8me de brouhaha des \u00e9l\u00e8ves ayant fini l\u2019activit\u00e9 ne s\u2019est pas pos\u00e9. Mais, pour la premi\u00e8re activit\u00e9 en autonomie, les \u00e9l\u00e8ves qui ont fini avaient des jeux en autonomie \u00e0 faire en attendant les autres. De m\u00eame, ils parlent entre eux, ils discutent pour savoir qui jouera \u00e0 quoi et comment on joue, ce qui fait beaucoup de bruit et lorsque les autres ont fini, l\u2019enseignante passe du temps \u00e0 calmer les enfants et \u00e0 recommencer \u00e0 travailler : on observe le manque d\u2019autonomie dont elle nous a parl\u00e9 en entretien.<br \/>\nUne fois les \u00e9l\u00e8ves partis on a pu voir sa r\u00e9action face aux exercices des \u00e9l\u00e8ves en difficult\u00e9 pour apprendre \u00e0 lire (et aussi pour apprendre \u00e0 \u00e9crire dans notre cas). M\u00eame si elle a adapt\u00e9 les exercices pour ces deux \u00e9l\u00e8ves, pour les cibler au maximum et enlever les difficult\u00e9s secondaires (par exemple donner des \u00e9tiquettes \u00e0 coller au lieu d\u2019avoir \u00e0 \u00e9crire), certains exercices n\u2019ont pas \u00e9t\u00e9 r\u00e9ussi, d\u2019autres oui. Elle s\u2019int\u00e9resse aux m\u00e9caniques comprises pour pouvoir continuer \u00e0 travailler avec.<br \/>\nOn a surtout retenu qu\u2019il fallait que les \u00e9l\u00e8ves en difficult\u00e9 soient impliqu\u00e9s physiquement dans les exercices, qu\u2019ils aient quelque chose \u00e0 faire de mani\u00e8re individuelle, sinon ils laissent le travail aux autres et se d\u00e9motivent presque imm\u00e9diatement.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h3><strong id=\"yui_3_17_2_1_1636386521617_102\">Partie 2 &#8211; Persona<\/strong><\/h3>\n<p>Les personas pr\u00e9sent\u00e9s se rapprochent plus de nos principales cibles (enseignante de CP et \u00e9l\u00e8ve de CP). Concernant le persona enfantin, nous n\u2019avons pas fait d\u2019interview d\u2019enfant. Aussi le profil imagin\u00e9 provient des dires des enseignantes interview\u00e9es, de nos interpr\u00e9tations de l\u2019immersion dans la classe et de nos repr\u00e9sentations personnelles. Le persona de professeure des \u00e9coles est selon nous assez repr\u00e9sentatif de Mme Brassor.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<figure id=\"attachment_7072\" aria-describedby=\"caption-attachment-7072\" style=\"width: 1350px\" class=\"wp-caption alignnone\"><a href=\"https:\/\/hub.imt-atlantique.fr\/fablab\/wp-content\/uploads\/archives\/2021\/11\/Persona1.png\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-7072 size-full\" src=\"https:\/\/hub.imt-atlantique.fr\/fablab\/wp-content\/uploads\/archives\/2021\/11\/Persona1.png\" alt=\"\" width=\"1350\" height=\"798\" \/><\/a><figcaption id=\"caption-attachment-7072\" class=\"wp-caption-text\">L\u2019enseignante de CP, Julie<\/figcaption><\/figure>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<figure id=\"attachment_7073\" aria-describedby=\"caption-attachment-7073\" style=\"width: 1172px\" class=\"wp-caption alignnone\"><a href=\"https:\/\/hub.imt-atlantique.fr\/fablab\/wp-content\/uploads\/archives\/2021\/11\/Persona2.png\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-7073 size-full\" src=\"https:\/\/hub.imt-atlantique.fr\/fablab\/wp-content\/uploads\/archives\/2021\/11\/Persona2.png\" alt=\"\" width=\"1172\" height=\"673\" \/><\/a><figcaption id=\"caption-attachment-7073\" class=\"wp-caption-text\">L&rsquo;\u00e9l\u00e8ve de CP, Simon<\/figcaption><\/figure>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Auteur Koffi Judica\u00ebl AMANI, Rose LAPREVOTE, Wael MHIMDI et Souleymane OUEDRAOGO &nbsp; Ce document pr\u00e9sente le d\u00e9roulement\u00a0de la recherche sur le terrain, la rencontre avec les parties-prenantes du projet Legolire et les personas inspir\u00e9s de l&rsquo;\u00e9tude terrain. &nbsp; Sommaire Partie 1 &#8211; Synth\u00e8se de l&rsquo;enqu\u00eate terrain Entretien avec les deux enseignantes. 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