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Catégorie : TAF COUAD

  • RiverCleaner – État de l’art – Pollution de l’eau

    21/10/2023

    Auteurs:
    Mathieu BOURGES, Anna Terra GOMES GUERRA, Dely Catalina ARDILA MEDINA, Lucas GENIN

     

    TABLE DES MATIÈRES

    Introduction

    Littérature scientifique

    Pollution plastique dans le monde

    Dans la rade de Brest

    Retour sur les entretiens qualitatifs

    Entretien avec Enseignant chercheur au département TOMS

    Entretien avec une ingénieur chercheuse à L’IFREMER

    Entretien avec FairScope

    Problématique et solution

    Choix de la problématique à dresser

    Capter des polluants dans les rivières

    Bibliographies

     

     

    Introduction 

    Le groupe « river Cleaner », à réaliser une enquête de terrain en deux entretiens qualitatifs, ainsi que des recherches dans la littérature scientifique. Les entretiens ont été réalisés auprès de deux scientifiques experts dans l’analyse de la pollution marine. 

     

     

    Littérature scientifique 

     

    Pollution plastique dans le monde 

    Dans de nombreux articles scientifiques, il est question de regarder les impacts de la pollution dans l’eau. Les scientifiques sont d’accord pour dire que la concentration de plastique dans les océans est différente selon ou on se trouve dans le mode [1]. Nous remarquons, qu’il y a 5 endroits, ou l’on observe de fortes concentrations de plastiques dans les océans (cf. image ci-dessous).   

     

    Figure 1 hitmap pollution plastique dans les océans fct densité [1] 

     

    Mais, certaines zones sont plus concentrées que d’autres. On remarque notamment la forte concentration de plastique dans l’océan Pacifique entre les Etats-Unis et la Chine. Cet amas est souvent appelé continent de plastique tant la densité d’objets flottants est élevée. Des ONG comme Ocean cleanup font des actions pour récupérer ces plastiques dérivants.  

    Ces OFNI (Objet Flottants Non Identifiés) sont de réels fléaux pour les écosystèmes marins. ET cela a un impact sur les activités humaines. « L’exposition des nourrissons in utero à ces polluants par la consommation maternelle de fruits de mer contaminés peut endommager le développement du cerveau, réduire le QI et augmenter les risques pour les enfants pour l’autisme, le TDAH et les troubles de l’apprentissage. L’exposition des adultes au méthyl mercure augmente les risques de maladie cardiovasculaire et de démence. » [2]. Les risques de laisser de telles quantités de plastiques sont donc réels.

    Il est prévu que la consommation de plastique dans le monde augmente ces prochaines années. Selon l’organisme « PEW trust » (ONG américaine) [3], il y aurait deux scénarios possibles sur les consommations de plastiques dans le monde à l’horizon 2040 :

    • Les humains ne font pas ou peu d’actions pour limiter l’utilisation du plastique (scénario pessimiste)
    • Les humains mettent un certain nombre de norme pour limiter son utilisation (scénario optimiste).

    L’étude fait la distinction entre les pays émergeants, et les pays développés. Dans les deux cas, les pays émergeants, auront une augmentation de leur consommation de plastique. Pour les pays développés, si aucune action n’est menée, la consommation augmentera, mais si les gouvernements mettent en place des actions la consommation diminuera. Dans tous les cas, la consommation de plastique des pays développés est deux fois supérieure à celle des pays émergeants.

     

    Figure 2 Evolution de la consommation de plastique horizon 2040 [3]

     

    Selon une étude européenne, entre 4,8 et 12,7 millions de tonnes de plastiques terminent dans les océans chaque année. 49% de ces déchets plastiques sont à usage unique (ex : sac en plastique) et 27% proviennent du matériel de pêche [3]. 

     

    Figure 3 Objets plastiques les plus présents dans les océans source [4]

     

    En étudiant les courants marins, il est possible de définir d’où vient et ou va finir le plastique. C’est ce que fait le site web plastic drift (https://plasticadrift.org/)

    Ou encore, en analysant les trajectoires tracées par les gyres océaniques, où l’on retrouve le Garbage Patch State (continent de plastique), un état fédéral constitué par les 5 « îles » composées de débris plastiques transportés par les courants marins. C’est là que se trouvent les plus fortes concentrations de débris, comme l’illustre d’abord la figure 1 et le précise la figure 4.

     

    Figure 4 Cinq Gyres océaniques [5]

    Il est bien connu que les rivières sont l’une des principales voies d’accès à la mer, il est donc normal qu’elles soient également l’un des principaux moyens d’entrée des déchets dans l’océan. 

    D’après plusieurs études portant sur des échantillons d’eau prélevés dans les principaux fleuves des pays industrialisés, il s’agit d’un problème d’une grande gravité et dont l’impact sur l’environnement est important.

    L’étude de Moore s’est basée sur des échantillons d’eau de deux rivières à Los Angeles, en Californie, en 2004-2005, révélant la présence de fragments de plastique de moins de 5 mm. L’extrapolation de ces données suggère que ces deux rivières pourraient libérer plus de 2 milliards de particules de plastique dans la mer sur trois jours [6].

    Dans la Tamise, en Angleterre, entre septembre et décembre 2012, 8 490 morceaux de plastique ont été interceptés à sept endroits dans l’estuaire supérieur. Parmi ces déchets, plus de 20 % étaient des composants de produits d’hygiène, principalement des tampons et des bandes de serviettes hygiéniques en plastique [6]. Ces déchets se retrouvent bien trop souvent sur nos plages. Dans le canal de Bristol, en Angleterre, la majorité des déchets terrestres près de l’eau provient des sources fluviales [8], des conclusions similaires à l’estuaire du Firth of Forth (de Clyde). Dans le Firth of Clyde, les déchets sur la plage provenaient principalement des activités récréatives ou des déversements d’eaux usées. Il est à noter que les débris en plastique, tels que les filets monofilaments et en nylon, ont une flottabilité neutre et peuvent dériver à différentes profondeurs dans les océans, causant des problèmes tels que l’emmêlement de la faune marine, connu sous le nom de ‘pêche fantôme’ [9]. Historiquement, les navires ont été une source importante de pollution marine. Bien qu’un accord international ait été mis en place en 1988 (MARPOL 73/78 Annexe V) [10] pour interdire aux navires de jeter des déchets plastiques en mer, le non-respect et le manque d’éducation ont conduit à un rejet significatif de plastiques dans l’environnement marin. On estime qu’au début des années 90, environ 6,5 millions de tonnes de plastique ont été déversées dans les océans [11].

    De l’ autre côté, les rivières d’Amérique latine, en particulier dans les pays en développement, sont confrontées à un problème environnemental majeur. En 1996, la XIe réunion des ministres de l’environnement d’Amérique latine et des Caraïbes a identifié la pollution des rivières et des bandes côtières comme le principal défi environnemental de la région. Malgré les engagements internationaux en faveur d’une gestion intégrée des bassins versants, la pratique a montré un manque de mise en œuvre efficace.

    La pollution des bandes côtières et de la mer par des sources terrestres est un problème tout aussi pressant que le changement climatique, en particulier dans les pays en développement. Les activités terrestres génèrent des polluants qui se concentrent dans les embouchures des rivières et les zones côtières, affectant les habitats, la santé humaine et les ressources marines.

    Ce phénomène est évident dans des cas notables tels que l’effet des polluants à l’embouchure des fleuves Mississippi et Magdalena, ainsi que dans la mer des Caraïbes. Les sources ponctuelles de pollution, telles que les installations industrielles et les sites d’extraction, y contribuent de manière significative. En outre, les sources diffuses proviennent d’un large éventail d’activités humaines, telles que l’agriculture intensive et l’exploitation forestière, et libèrent des nutriments, des pesticides et des sédiments.

    Ce problème s’étend à l’agriculture, où l’utilisation de pesticides et d’insecticides, ainsi que les résidus d’intrants agricoles et les déchets végétaux et animaux, contribuent à la pollution des aquifères. Les activités forestières intensives, en particulier les plantations, ajoutent également à cette émission diffuse de polluants. En outre, les principales activités économiques des pays en développement telles que l’agriculture, l’exploitation minière, le tourisme, l’industrie textile et la construction jouent un rôle prépondérant dans ce phénomène.

    Il est essentiel de noter que les activités dans les pays en développement ont un impact considérable sur la qualité de l’eau, car ils ont souvent moins de contrôle et de réglementation en matière d’environnement [12].

     

    Dans la rade de Brest

    En couplant les observations paléogénétiques à d’autres indicateurs biogéochimiques, il est ainsi possible de remonter jusqu’aux causes des changements biologiques observés. Cette analyse pluridisciplinaire a justement fait l’objet d’une étude en Bretagne, dans la rade de Brest, projet piloté par l’Ifremer (Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer) entre 2017 et 2020.

    Ces travaux ont démontré que les pollutions de la Seconde Guerre mondiale et celles de l’activité agricole intensive après les années 1940 avaient complètement modifié les populations locales de plancton de la rade, favorisant le développement d’espèces de microalgues toxiques [13], [14].

    Les échantillons relevés par l’IFREMER, ont permis de remonter l’évolution planctonique de la rade de Brest depuis 1400. L’évolution est stable entre 1400 et 1940-1950, certaines espèces sont dominantes, mais après 1950 cette stabilité s’est désagrégée. En effet certaines espèces de plancton qui autrefois dominaient ont presque totalement disparues [13], [14]. C’est une des conséquences de la guerre qui a fortement pollué l’eau (Nickel, Chrome présent dans les bombes). 

    Après la guerre, un autre changement a été observé. L’apparition des engrais et des produits phytosanitaires a eu un impact sur la biodiversité de la rade. Ceci a favorisé le développement de certaines algues. Bien que l’on parle souvent des algues vertes qui viennent s’échouer sur le littoral breton, il existe un autre phénomène moins connu, mais tout aussi problématique : les microalgues toxiques. La microalgue Alexandrium minutum est ainsi devenue plus abondante dans la rade. Certaines espèces telles que les huîtres s’en nourrissent, ce qui peut provoquer des syndromes neurologiques. Dans de rares cas, cela peut entraîner la mort d’un être humain.

    Malheureusement, les effets de l’activité humaine sur la rade de Brest semblent avoir provoqué des conséquences irréversibles sur la biodiversité. L’étude souligne l’importance d’agir immédiatement pour réduire la pollution et tenter de préserver le reste de la biodiversité de la rade [14].

     

     

    Retour sur les entretiens qualitatifs

    Dans notre recherche de problématique, nous avons été amenés à rencontrer trois personnes.

    Un enseignant chercheur au département MEE, une chercheuse à L’IFREMER et le présent de l’entreprise FairScope. Bien que ces entretiens étaient très riches en information, ils ne nous ont pas permis de fixer une problématique compatible avec le calendrier et les attentes des projets CoOC.  Voici un aperçu général de ce que chacune d’entre elles a abordé, mais pour une analyse détaillée, veuillez vous référer à l’article correspondant à l’enquête sur le terrain et aux données recueillies.  En tant que prochaine partie, nous anticipons une dernière entrevue avec un expert de renom dans le domaine de la pollution des rivières, dont la rencontre est programmée dans les semaines à venir.

     

    Entretien avec Enseignant chercheur au département TOMS

    Notre premier entretien a été réalisé avec un enseignant chercheur au département TOMS (Traitement, Observations et Méthodes Statistiques) à IMT Atlantique. Son travail est de prendre différentes sources d’informations (ex : image satellite, balise GPS, base de données en open data), de les combiner et de faire des analyses statistiques sur ces données. Le but n’est pas de faire du traitement ou de l’extraction d’information, ce travail est réservé aux scientifiques qui sont après lui.
    Son expertise a notamment permis d’identifier des comportements inhabituels de bateaux, comme le dégazage en pleine mer (pratique illégale) et les transferts de marchandises en haute mer. Grâce à ses travaux, une meilleure compréhension des courants marins a été possible, en mettant en évidence la dérive subie par les bateaux malgré un cap maintenu. Cette information, complétée par l’utilisation de bouées balises, a permis de prédire les trajectoires des déchets plastiques en mer, ainsi que leur origine approximative. En outre, l’importance de récupérer les plastiques dans les rivières, où leur concentration est plus élevée, plutôt que dans l’océan où ils sont dispersés, a été soulignée. L’ONG Ocean CleanUp, qui opère à la fois en mer et en installant des barrières pour filtrer l’eau avant qu’elle n’atteigne l’océan, a été mentionnée, soulignant l’urgence de tels dispositifs tant dans les pays émergents qu’aux États-Unis, où la quantité de plastique rejetée dans les océans est particulièrement élevée.
    Il est convaincu de l’utilité de tels dispositifs dans les pays développés car, bien que mieux sensibilisés au recyclage, ils sont également de grands consommateurs de plastiques.
    À l’appui de cette affirmation, il est possible de recourir à [15] où sont exposés les arguments qui soutiennent l’idée selon laquelle les pays développés sont plus engagés dans le recyclage, mais sont également les principaux exportateurs de déchets plastiques vers les pays en développement. Il est mentionné que, pour la majorité des fractions de déchets plastiques, une classification intensive, que ce soit par la main-d’œuvre ou la technologie, est nécessaire pour obtenir un matériau recyclé de haute qualité pouvant remplacer les matériaux vierges. De plus, il est souligné que souvent, les plastiques sont recyclés de manière secondaire, c’est-à-dire qu’ils sont utilisés dans des applications de matériaux différents des originaux et avec des spécifications de matériaux moins exigeantes. Il est également mentionné que les déchets plastiques destinés au recyclage peuvent être transportés sur de longues distances, parfois exportés depuis le Nord Global vers les pays en développement, en particulier en Asie. Il est démontré qu’un pourcentage de 46% en poids des plastiques collectés pour le recyclage en Europe a finalement été exporté, et que 90% en poids d’entre eux ont abouti directement ou indirectement en Chine. Cela suggère que bien que les pays développés puissent être plus engagés dans le recyclage, ils restent également les principaux exportateurs de déchets plastiques vers les pays en développement, ce qui peut indiquer une forte consommation de plastiques dans ces pays développés.

     

    Entretien avec une ingénieur chercheuse à L’IFREMER

    Nous avons eu ensuite un entretien avec une ingénieur chercheuse à l’IFREMER. Son travail est d’analyser des échantillons d’eau de mer et de définir plusieurs indicateurs sur la qualité de l’eau. Pour cela, elle utilise de nombreux gros appareils tel que des spectromètres. Les analyses sont souvent longues et chronophages car les analyses sont faites à la main.
    Son travail permet notamment d’identifier les microplastiques présents dans l’eau, d’en analyser la composition et d’en déterminer l’origine (bouteille, coton-tige, mégot de cigarette, etc.). Son constat est que le plastique est véritablement omniprésent sur Terre : aucun de ses échantillons n’échappe à cette contamination. Bien que son équipe ne se concentre pas sur l’impact de ces microplastiques sur la biodiversité, ils suspectent que cela puisse entraîner des problèmes pour les fœtus [2].
    Elle rencontre des défis liés à la gestion du temps pour ses études sur les microplastiques. Malgré des automatisations et des algorithmes performants, les ressources financières limitent ses recherches approfondies. Elle travaille avec divers types d’échantillons, parfois avec des skippers, parfois avec des organismes vivants tels que des moules ou des huîtres, nécessitant parfois une digestion par des micro-organismes pour isoler les microplastiques. Elle souligne des distorsions dans la communication scientifique et souhaite que son travail, bien que sobre en chiffres mais précis selon elle, soit mieux considéré. Ses recherches sur les microplastiques marins jouent un rôle crucial dans la compréhension et la lutte contre cette forme de pollution, essentielle à la préservation de nos précieux écosystèmes marins.

     

    Entretien avec FairScope

    Le dernier entretien a eu lieu avec FairScope, présent dans l’incubateur de IMT Atlantique. Leur mission consiste à concevoir un microscope pour observer les micro-organismes dans l’eau, en envisageant à terme l’intégration de ces microscopes dans des bouées côtières pour surveiller les micro-organismes marins. Ils abordent des questions sur la qualité de l’eau des rivières et les problèmes liés à la prolifération de microalgues, causée en partie par l’agriculture intensive et les pesticides. Cette croissance excessive de microalgues peut entraîner une eutrophisation de l’eau, menaçant la biodiversité et impactant la pêche. FairScope travaille sur le développement de ces technologies pour fournir des données précises aux décideurs et contribuer à la gestion de l’écosystème marin. Cependant, leur projet est encore en phase de développement, et des défis techniques subsistent concernant la concentration de la biodiversité marine et les vibrations dans leurs dispositifs.

     

     

    Problématique et solution

     

    Choix de la problématique à dresser

    Maintenant que nous en savons plus sur la pollution plastique dans les océans, il est temps pour nous de dresser une problématique que peut résoudre un objet communiquant.
    Nous avons donc commencé à réfléchir sur une manière de récupérer les plastiques dans les océans. Mais c’est une chose vraiment très compliquée. Les plastiques sont trop éparpillés dans l’immensité de l’océan. Notre objet communiquant, ne serait qu’un déchet de plus de cet amas de plastique.
    La complexité de trouver une manière de récupérer les plastiques dans les océans réside dans plusieurs facteurs tels que les statistiques sur la dispersion des déchets plastiques, les défis logistiques et technologiques, l’impact sur la faune marine ainsi que l’influence des courants et des flux d’eau.
    Nous avons commencé en partant du le contexte français et le principe que malgré l’existence de systèmes de collecte plus efficaces, la gestion de la fin de vie « ultime » des déchets reste perfectible. En 2018, dans l’Union européenne, 29 millions de tonnes de déchets plastiques ont été collectées, dont 24,9 % ont été enfouies. Dans 10 pays, le taux d’enfouissement atteint 50 %. En France, où 900 000 tonnes de déchets plastiques sont enfouies chaque année, le taux d’enfouissement est de 32,5 % [16]. Par rapport aux options qui nous ont inspirés [17] [18], nous devons nous assurer d’atteindre une efficacité de nettoyage proche de celle qu’elles ont obtenue (80%).
    Le défi de la pollution plastique océanique a engendré un certain nombre d’innovations technologiques. Les solutions vont de l’amélioration des technologies de recyclage à la conception de matériaux alternatifs, en passant par le développement de systèmes pour collecter les déchets plastiques dans les océans [19]. De nombreuses idées créatives ont émergé, de l’utilisation d’un mur de bulles [17] à l’utilisation de certains types de bouées pour collecter les déchets flottants [18]. Le choix de la solution doit prendre en compte plusieurs facteurs tels que la facilité d’utilisation, l’adaptabilité, la consommation d’énergie, l’utilisation des courants marins pour économiser de l’énergie, ainsi que la préservation de la vie marine.
    Nous avons donc examiné l’analyse des échantillons par les équipes de chercheurs. Les chercheurs de l’IFREMER nous ont signalé que leur travail était très exigeant et que les machines étaient trop lentes pour la quantité de données à traiter. Une possibilité envisageable serait de trouver un moyen d’optimiser le processus ou d’effectuer les mesures plus rapidement. Cependant, ce projet nous semblait difficilement réalisable dans le laps de temps dont nous disposions pour lui allouer.
    Nous nous sommes donc penchés sur la captation de déchets dans les rivières. Bien que des solutions existent déjà, elles sont trop peu présentes sur le territoire. Nous pensons notamment à la solution de Ocean Cleanup [20]. La solution de l’Ocean Cleanup est principalement conçue pour être appliquée sur de vastes fleuves à travers le monde, qui sont fortement touchés par la pollution. Elle vise à traiter des volumes massifs de déchets plastiques qui se sont accumulés dans ces grandes voies d’eau. Cependant, il est important de noter que sa mise en œuvre peut être complexe et nécessite souvent la collaboration d’organisations non gouvernementales (ONG) en raison de l’ampleur du projet et des ressources requises. En conséquence, cette solution peut être difficile à déployer de manière rapide et à l’échelle locale.
    C’est pourquoi notre solution se concentre principalement sur le nettoyage des rivières à débit moyen et faible, en considérant leur rôle crucial dans le transport des déchets vers la mer. Nous nous inspirons de l’idée de collecter les déchets flottants à partir des sources fluviales, et proposons une solution technique basée sur des bouées rotatives qui dirigent les déchets vers un conteneur dédié pour un traitement ultérieur. Cette approche, inspirée par [18], a déjà démontré une efficacité de 85%. De plus, elle se distingue par son haut niveau d’autonomie, son faible impact environnemental et sa faible consommation d’énergie, ce qui la rend adaptable à différentes échelles.

     

    Figure 5 Modèle d’inspiration de référence [18]

     

    Notre projet impliquerait principalement les citoyens soucieux de l’environnement, les agriculteurs, les volontaires, ainsi que les communautés qui dépendent de cette ressource, en tant que principaux acteurs. Les entités responsables du traitement des déchets joueraient également un rôle essentiel dans ce contexte, visant à minimiser l’impact sur la faune tout en procédant à un nettoyage en surface massif, se concentrant uniquement sur les déchets flottants dans l’eau.

     

    Capter des polluants dans les rivières

    Grâce à un filet équipé de bouées, nous espérons capter les plastiques dans de petits cours d’eau, avant qu’ils n’atteignent les océans. Notre projet se décompose en trois lots. La partie filet aura pour mission de détourner les plastiques de la rivière pour les amener plus près du rivage, en utilisant les principes physiques du courant pour modifier leur trajectoire. Une fois sur le côté de la rivière, nous passerons à la deuxième étape : la concentration. Cette étape vise à concentrer les plastiques en un endroit précis de la rivière. La partie concentrée sera à l’abri des UV afin d’éviter le développement de microplastiques, qui pourraient passer au travers du système de filtrage. Enfin, la partie IoT du système. Divers capteurs seront présents dans le système, et remonterons des informations à un serveur. Ces informations seront accessibles en open source pour les scientifiques et permettront notamment de quantifier la présence de plastique dans nos rivières. Ainsi, notre projet requiert des compétences en ingénierie mécanique, télécommunications et en informatique.

     

     

    Bibliographies 

    [1] « Plastic debris in the open ocean | PNAS ». Consulté le: 7 octobre 2023. [En ligne]. Disponible sur: https://www.pnas.org/doi/abs/10.1073/pnas.1314705111 

    [2] P. J. Landrigan et al., « Human Health and Ocean Pollution », Ann. Glob. Health, vol. 86, no 1, p. 151, doi: 10.5334/aogh.2831. 

    [3] « breakingtheplasticwave_report.pdf ». Consulté le: 7 octobre 2023. [En ligne]. Disponible sur: https://www.pewtrusts.org/-/media/assets/2020/07/breakingtheplasticwave_report.pdf 

    [4] « Pollution marine : données, conséquences et nouvelles règles européennes | Actualité | Parlement européen ». Consulté le: 7 octobre 2023. [En ligne]. Disponible sur: https://www.europarl.europa.eu/news/fr/headlines/society/20181005STO15110/pollution-marine-donnees-consequences-et-nouvelles-regles-europeennes 

    [5] « MAR DEL PLÁSTICO: UNA REVISIÓN DEL PLÁSTICO EN EL MAR». Consulté le: 19 octobre 2023. [En ligne]. Disponible sur: https://aquadocs.org/bitstream/handle/1834/10964/RevINIDEP27_83.pdf

    [6] « Synthetic polymers in the marine environment: A rapidly increasing, long-term threat». Consulté le: 19 octobre 2023. [En ligne]. Disponible sur: https://doi.org/10.1016/j.envres.2008.07.025

    [7] « Plastic in the Thames: A river runs through it». Consulté le: 19 octobre 2023. [En ligne]. Disponible sur: https://doi.org/10.1016/j.marpolbul.2013.10.035

    [8] « Estuarine Litter at the River/Beach Interface in the Bristol Channel,United Kingdom». Consulté le: 19 octobre 2023. [En ligne]. Disponible sur: https://journals.flvc.org/jcr/article/view/80359/77600

    [9] « Marine litter in the North-East Atlantic Region». Consulté le: 19 octobre 2023. [En ligne]. Disponible sur: https://qsr2010.ospar.org/media/assessments/p00386_Marine_Litter_in_the_North-East_Atlantic_with_addendum.pdf

    [10] « Convention internationale pour la prévention de la pollution par les navires (MARPOL)». Consulté le: 19 octobre 2023. [En ligne]. Disponible sur: https://www.imo.org/fr/about/Conventions/Pages/International-Convention-for-the-Prevention-of-Pollution-from-Ships-(MARPOL).aspx

    [11] « The pollution of the marine environment by plastic debris: a review». Consulté le: 19 octobre 2023. [En ligne]. Disponible sur: DOI: 10.1016/s0025-326x(02)00220-5

    [12] « La contaminación de los ríos y sus efectos en las áreas costeras y el mar ». Consulté le: 19 octobre 2023. [En ligne]. Disponible sur: https://repositorio.cepal.org/server/api/core/bitstreams/db3b12df-ae24-4302-97ca-94db2b0d738c/content

    [13] R. Siano, « Dans la rade de Brest, les effets irréversibles de la pollution humaine sur le plancton », The Conversation. Consulté le: 7 octobre 2023. [En ligne]. Disponible sur: http://theconversation.com/dans-la-rade-de-brest-les-effets-irreversibles-de-la-pollution-humaine-sur-le-plancton-170354 

    [14] R. Siano et al., « Sediment archives reveal irreversible shifts in plankton communities after World War II and agricultural pollution », Curr. Biol., vol. 31, no 12, p. 2682-2689.e7, juin 2021, doi: 10.1016/j.cub.2021.03.079. 

    [15] John N. Hahladakis, Costas A. Velis, Roland Weber, Eleni Iacovidou, Phil Purnell., « An overview of chemical additives present in plastics: Migration, release, fate and environmental impact during their use, disposal and recycling», doi: 10.1016/j.cub.2021.03.079.

    [16] «Pollution plastique : une bombe à retardement ?». Consulté le: 19 octobre 2023. [En ligne]. Disponible sur: https://www.senat.fr/rap/r20-217/r20-217_mono.html

    [17] «Barrera de burbujas de aire retiene plásticos y limpia un canal ». Consulté le: 19 octobre 2023. [En ligne]. Disponible sur: https://www.portalambiental.com.mx/ciencia-y-tecnologia/20191108/barrera-de-burbujas-de-aire-retiene-plasticos-y-limpia-un-canal

    [18] «River Cleaning system». Consulté le: 19 octobre 2023. [En ligne]. Disponible sur: https://rivercleaning.com/river-cleaning-system/

    [19] « Les défis environnementaux posés par la pollution plastique océanique». Consulté le: 19 octobre 2023. [En ligne]. Disponible sur: https://sandrinerousseau.fr/pollution-plastique-oceanique/

    [20] «The Ocean CleanUp». Consulté le: 19 octobre 2023. [En ligne]. Disponible sur: https://theoceancleanup.com/oceans/

  • Jardin Partagé – Etat de l’art – Organiser son jardin partagé

    Les auteurs

     

    Je suis Souleymane KANGOUTE, élève ingénieur en FISE A2 à IMT Atlantique par ailleurs étudiant  de la thématique d’Approfondissement (TAF) Conception d’Objets Communicants, appelée CoOC. [photo Souleymane].

    Je suis Cristian QUEVEDO, élève ingénieur en FISE A2 à IMT Atlantique. Par ailleurs, étudiant  de la thématique d’Approfondissement (TAF) Conception d’Objets Communicants, appelée CoOC. [photo Cristian].

    Je suis Maëlys CHEVRIER, élève ingénieure en FISE A3 à IMT Atlantique. Par ailleurs, étudiante de la thématique d’Approfondissement (TAF) Conception d’Objets Communicants, appelée CoOC. [photo Maëlys].

    Je suis Aïna DIROU, élève ingénieure en FIP A3 à IMT Atlantique. Par ailleurs, étudiante de la thématique d’Approfondissement (TAF) Conception d’Objets Communicants, appelée CoOC. [photo Aïna].


    – Contexte

    En France, les jardins partagés ont le vent en poupe dans un contexte marqué par un regain d’intérêt pour l’écologie, la durabilité et le bien-être communautaire. Ces espaces verts, où les voisins se réunissent pour cultiver, partager des connaissances et créer des liens, offrent une réponse conviviale aux défis environnementaux et sociaux de notre époque. Alors que les zones urbaines continuent de s’étendre et que la nature devient de plus en plus inaccessible, les jardins partagés jouent un rôle crucial dans la réconciliation entre l’homme et la nature, tout en favorisant une solidarité renouvelée au sein de nos communautés. 

    Le monde urbain est très critiqué, par ceux qui y résident, pour sa pollution, sa gestion politique et le manque de nature. Parallèlement, l’envie de nature chez les citadins n’a jamais été aussi forte.  La ré-émergence de jardins collectifs urbains témoigne de cette envie de nature [1]. Cette tendance est d’autant plus significative que plus de 80% de la population française vit actuellement dans des zones urbaines, soulignant l’importance des espaces verts en milieu urbain [2], qui sont aujourd’hui reconnus comme un élément indispensable dans la conception de villes durables. [3]

    De plus, les statistiques de plusieurs réseaux d’associations de jardiniers révèlent une dynamique positive de création de nouveaux jardins partagés. D’une poignée en 2000, ils sont environ 400 en 2011 [4] et s’élèvent en 2017 à plus de 3000 sur le territoire français.[5] Ces données mettent en lumière l’ampleur de l’engagement des Français dans les jardins partagés et leur contribution à l’amélioration de la qualité de vie en milieu urbain.

    Cette thématique s’inscrit donc dans deux des scénarios de l’ADEME[6], scénarios présentant de manière volontairement contrastée des options économiques, techniques et de société pour atteindre la neutralité carbone en 2050. Il s’agit ici de la génération frugale et des coopérations territoriales. La frugalité contrainte est, entre autres, définie par l’utilisation du low-tech et le localisme ce qui correspond à l’utilisation de capteur peu énergivore avec des technologies de communications à bas coût et le partage des récoltes ce qui crée un circuit court. Tandis que le second scénario se définit par une économie du partage qui peut se caractériser par le partage des ressources des jardins partagés ainsi que des récoltes. De plus, la coopération entre territoires est un enjeu important, puisqu’elle pourrait permettre un financement facilité de nouvelles infrastructures tels que les jardins.

     

    – Histoire

    En 1890 à la suite de la révolution industrielle, des terres sont mises à la disposition des ouvriers en France, afin de les aider à subvenir à leurs besoins primaires [7]. Après la seconde guerre mondiale, certains “jardins ouvriers” évoluent en “jardins familiaux”, sur la demande de populations, autres qu’ouvrières, souhaitant accéder à des parcelles cultivables [8].  Au cours des années 1970, années d’expansion et de développement économique, les jardins partagés connaissent un fort déclin en France tandis qu’apparaît, à New York, les premiers community gardens urbains.

    En 1973 à New York, Liz Christy, accompagnée d’un groupe de citoyens lassés des friches urbaines, a l’idée de replanter un de ces espaces laissés à l’abandon pour le transformer en jardin de quartier. Le Liz Christy Garden devient alors un lieu d’expérimentations agricoles, mais également de rencontres et de sociabilisation. Il devient le premier jardin partagé urbain. Le mouvement se répand en quelques années et le paysage new-yorkais subit une profonde mutation. Les terrains abandonnés sont remplacés par des jardins collectifs destinés à créer de nouveaux espaces de sociabilité tout en sécurisant les quartiers. Il existe aujourd’hui plus d’un millier de community garden à New York. [9]

    En 1996, des associations françaises de jardiniers participent à l’Assemblée générale des jardins communautaires de Montréal et importent le concept en France. En s’inspirant des jardins newyorkais, le réseau français des jardins partagés apparaît : Le Jardin dans tous ses états. Il permet des échanges entre jardiniers, élus et techniciens de collectivités locales. Ainsi, en 1997, le premier jardin communautaire français, le Jardin des (Re)Trouvailles est fondé à Lille.  [9]

     

    – Fonctionnement et enjeux

    Le jardin partagé est généralement géré par une association, dont les utilisateurs sont membres. Les associations de jardiniers sont dans la majorité des cas créées avec le jardin, afin d’y mettre en place une gestion autonome. Elles font néanmoins souvent partie de réseaux d’associations [10]. Nous avons pu observer par notre enquête terrain que les jardins n’appartenant pas à ces réseaux font face à des difficultés dues à un manque de connaissance, de motivation ou d’organisation . 

    Il existe deux formes de jardins partagés :

    1. Un espace commun géré par l’ensemble des jardiniers selon des décisions collectives.
    2. Un ensemble de parcelles individuelles gérées de façon autonome par l’utilisateur selon une charte de bonnes pratiques.

    L’écologie et la collectivité sont une part importante de la vie et du fonctionnement des jardins. Les associations mettent ainsi en place des formations et animations autour des jardins. Ces formations ont pour objectifs de sensibiliser les utilisateurs, mettre en commun la connaissance et leur permettre de découvrir des techniques de production et d’entretien éco-responsables. Ces activités permettent donc l’interaction entre les membres et de créer du lien social [11]. Une étude, réalisée par Marion Tharrey, Nicole Darmon sur 66 jardiniers de 18 jardins, met en avant le fait que les membres réguliers des jardins partagés sont majoritairement des personnes ayant un lien à la nature plus élevé, voire sensibilisés aux thématiques écologiques. 

    La même étude que précédemment permet également d’établir les motivations des membres des jardins. Le contact avec la nature est un élément déterminant de l’entrée au jardin pour 79% des jardiniers et 81% cherchent à se détendre. Les fonctions de lien social (59%) et de production alimentaire (50%) sont moins souvent citées [3]. Une autre étude menée sur les participants réguliers de 43 jardins met quant à elle en lumière l’importance du lien social apporté par les jardins partagés puisque cité 38 fois par les jardins [10]. 

    Les études menées à ce jour sont principalement qualitatives, basées sur des déclarations. Toutefois, il semblerait que les jardins partagés favorisent la consommation de fruits et légumes, l’activité physique, mais aussi le bien-être mental et le lien social.

     

    – Cadre règlementaire

    La loi du 26 juillet 1952 apporte un changement important pour la gestion de jardins partagés. Les associations gérants les jardins sont alors encadrées par la  loi 1901, elles sont ainsi exonérées de l’impôt foncier et renommées en “Jardins familiaux”. La fréquentation des jardins passe alors d’une classe ouvrière et défavorisée à une population plus jeune, familiale et aisée.[1]

    Les mairies et politiques locales jouent un rôle important dans la mise en place de jardins partagés. Elles peuvent fournir des terrains, des aides financières pour l’achat de matériel et de l’aide en mettant en contact les habitants et les réseaux d’associations de jardiniers.

    Par ailleurs, afin de garantir le bon fonctionnement et la bonne entente au sein des jardins, des chartes de bonne conduite sont mises en place dans ces espaces et signées par les adhérents, elles mettent notamment en avant les valeurs qui rassemblent les habitants autour du jardinage. [12]

     

    – Difficultés

    La difficulté principale rencontrée dans les jardins partagés réside dans l’investissement des jardiniers. Les entretiens qualitatifs menés lors de l’étude de Marion Tharrey et Nicole Darmon mentionnent ainsi le manque de temps et l’absence de connaissances en jardinage comme source de démotivation les plus fréquentes. La santé et la forme physique sont également un frein à la participation à la vie d’un jardin. [3]

    La gestion des conflits dans ces espaces communautaires est  une autre difficulté rencontrée dans les jardins. Cet aspect nous a d’ailleurs été confirmé lors de notre enquête terrain avec le directeur de l’association Vert le Jardin, responsable de centaines de jardins dans la métropole brestoise.

    Une de nos hypothèses préalables est que la population participant dans les jardins était âgée et réfractaire à l’adoption d’une technologie avec laquelle, elle ne serait pas à l’aise. Or, selon l’étude de Marion Tharrey et Nicole Darmon, la moyenne d’âge à l’entrée dans les jardins étudiés était de 44 ans. Pour autant, les participants sont attachés à un rapprochement avec la nature, ce qui peut s’opposer avec la numérisation d’un tel espace.[3]

     

    – Les solutions existantes

    • La formation

    Comme énoncé précédemment, l’une des difficultés rencontrées est le manque de compétences techniques en jardinage. Pour cela de nombreuses associations mettent en place des animations et formations dans les jardins. Cependant, tous les jardins n’en bénéficient pas et certains se voient donc freinés dans la mise en place du jardin.

    La formation est également dans certains jardins proposés comme un service payant fournis à des particuliers ou à des structures comme des écoles. Ces services payants représentent une source de revenu non négligeable pour les associations qui peinent souvent à avoir un modèle économique durable. [13]

    • La gestion de l’eau

    La gestion de l’eau est un aspect inhérent aux espaces verts. La FNJFC estimait à 30m3 la consommation annuelle d’eau pour un jardin de 200m² en Ile de France [14]. De nombreuses techniques et solutions existent déjà pour optimiser son utilisation.

    On pense d’abord à l’arrosage automatique. 14% des jardiniers français déclarent en avoir installé un [15], cette solution est donc déjà très présente dans les jardins. Elle permet notamment un gain de temps, l’arrosage ne nécessite plus d’action humaine et s’effectue même en l’absence de jardiniers. Elle est de plus modulable en offrant la possibilité de choisir l’heure, la fréquence et la durée d’arrosage sur différents canaux à des prix allant d’une vingtaine à une centaines d’euros. [16] 

    Une autre solution pour une meilleure gestion de l’eau est le récupérateur d’eau de pluie, utilisé par 53% des jardiniers en France. Il s’agit de systèmes de gouttières installés sur les toits et acheminant l’eau de pluie vers des citernes ou des réservoirs de stockage. Les installations les plus simples consistent à mettre un réservoir adapté aux contraintes de conservation sous une gouttière. L’installation d’une telle infrastructure peut être coûteuse, allant d’une centaine d’euros à plusieurs milliers d’euros. Il existe dans le cas des jardins partagés et jardins collectifs des subventions mises en place par les régions, elle s’élève à 50 % du coût TTC du récupérateur de 300 litres minimum et de ses accessoires éventuels (socle, robinet, kit de raccordement). Elle est plafonnée à 50€ par équipement. Par ailleurs, ces structures nécessitent parfois des permis de construire et/ou des déclarations en mairie et présentent diverses réglementations en termes de sécurité, contrôle du débit, qualité de l’eau  [15][17][18]. 

    Les espaces verts rencontrent des difficultés lors de période de forte chaleur. Leur utilisation de l’eau peut alors être réglementée et restreinte par les départements. Par exemple, en juillet 2022, le département de Haute-Garonne a mis en place une mesure qui consistait à interdire l’arrosage des jardins potagers entre 08h et 20h. Pour pallier ces chaleurs, le paillage, une méthode consistant à recouvrir la terre de paille est mis en place. Elle permet de nourrir et protéger le sol vis à vis de l’évaporation. La fréquence d’arrosage peut alors être réduite. [19]

    • Installations de capteurs 

    Enfin, dans l’optique d’une gestion des plantes en temps réel, nous nous sommes penchés sur l’utilisation de différents capteurs dans les espaces verts et leurs disponibilités sur le marché afin d’anticiper les tâches à effectuer. Ainsi, des capteurs météorologiques tels que des capteurs de pluie, d’humidité, de niveau de l’eau, de température, de pression et d’altitude sont utilisés. [20][21][22]

     

    – Conclusion

    Notre réflexion a débuté avec deux thèmes principaux concernant les hypothèses de départ: la gestion des ressources, notamment de l’eau et la gestion des plantes en temps réel. Dans le but d’affiner ces hypothèses, nous avons par notre recherche pu identifier des premières difficultés rencontrées dans les jardins, appréhender les solutions existantes pouvant y être liées et déterminer la liste des acteurs de ces espaces, que nous avons par la suite pu rencontrer pour confirmer notre recherche documentaire et compléter certaines informations. 

    La problématique qui ressort de toutes ces recherches est donc “Comment faciliter l’organisation des jardins partagés qui ne possèdent pas d’animateur et fédérer les habitants lorsqu’il y a un manque de compétences techniques ?”. 

     

    – Bibliographie

    [1] Frédéric Bally. Les jardins collectifs urbains aujourd’hui : continuité ou renouveau de pratiques historiques ?. Fenêtre sur jardins : un univers de partage, 2020. hal-03141843

    [2] Louis.maurin, “La Part de la population vivant en Ville plafonne depuis dix ans,” Centre d’observation de la société, https://www.observationsociete.fr/territoires/lieu-de-vie_terri/la-part-de-la-population-vivant-en-ville-plafonne/ (accessed Oct. 20, 2023).

    [3] M. Tharrey and N. Darmon, « Les jardins partagés peuvent-ils promouvoir des modes de vie plus durables?, » So What, 2021.

    [4] “Jardins Collectifs : Une Histoire de partages,” Jardins de France, https://www.jardinsdefrance.org/jardins-collectifs-une-histoire-de-partages/ (accessed Oct. 20, 2023).

    [5] “Le réseau national,” Partageons les jardins, http://partageonslesjardins.fr/reseau-national/ (accessed Oct. 20, 2023).

    [6]: «Transitions 2050 – L’ADEME dévoile 4 scénarios pour atteindre la neutralité carbone».
    https://52histoires2021.ademe.fr/dans-la-recherche-et-la-prospective/transition-s-2050-l-ademe-devoile-4-scenarios-pour-atteindre-la-neutralite-carbone

    [7] “Historique de l’Association Orléanaise pour Jardins Ouvriers et Familiaux,” aojof jimdo, https://www.aojof.com/historique/ (accessed Oct. 18, 2023).

    [8] Y.-M. ALLAIN, Le Jardin Suit-Il Des Modes ? 90 Cles Pour Comprendre Les Jardins;90 Cles Pour Comprendre Les Jardins. S.l.: QUAE, 2013.

    [9] “Jardin communautaire,” Wikipedia, https://fr.wikipedia.org/wiki/Jardin_communautaire#cite_note-8 (accessed Oct. 18, 2023).

    [10] L. Mestdagh, « Les jardins partagés franciliens : un espace d’entre-soi, » Géo-Regards – Modes de vie de proximité, no. 6, 2013.

    [11] “Jardin partagé : Qu’est-ce que c’est ? – ooreka,” Ooreka.fr, https://amenagement-de-jardin.ooreka.fr/astuce/voir/324186/jardin-partage (accessed Oct. 18, 2023).

    [12] Découvrez des exemples de chartes de Jardins partagés (no date) le passe jardins – Découvrez des exemples de chartes de jardins partagés. Available at: https://www.lepassejardins.fr/decouvrez-des-exemples-de-chartes (Accessed: 20 October 2023).

    [13] « L’agriculture urbaine oscille entre innovation technologique et sociale », Techniques de l’Ingénieur. Consulté le: 10 octobre 2023. [En ligne]. Disponible sur: https://www.techniques-ingenieur.fr/actualite/articles/lagriculture-urbaine-oscille-entre-innovation-technologique-et-sociale-88855/

    [14] FNJFC. « L’utilisation de l’eau dans les jardins. » In Journées de l’OIEau, « La réutilisation des eaux pluviales : nouveautés et retour d’expériences, » 2007.

    [15] C. Mucig, N. Le Nouveau. Utilisation de l’eau de pluie dans les jardins collectifs en France : enjeux, problématiques et premières analyses des pratiques. Novatech 2013 – 8ème Conférence internationale sur les techniques et stratégies durables pour la gestion des eaux urbaines par temps de pluie / 8th International Conference on planning and technologies for sustainable management of Water in the City, Jun 2013, Lyon, France. hal-03303504

    [16] “Programme d’arrosage verve,” Castorama, https://www.castorama.fr/programme-d-arrosage-verve/5059340251271_CAFR.prd (accessed Oct. 19, 2023).

    [17] “Prix installation & recuperation eau de pluie – énergies renouvelables,” EcoInfos, https://www.les-energies-renouvelables.eu/conseils/recuperation-eau-pluie/quel-prix-installation-recuperation-eau-de-pluie/ (accessed Oct. 19, 2023).

    [18] C. LEMESLE, “Réduire la Consommation d’eau. Les Jardins Familiaux de Saint-Brieuc …,” Ouest France, https://www.ouest-france.fr/bretagne/saint-brieuc-22000/reduire-la-consommation-d-eau-les-jardins-familiaux-de-saint-brieuc-montrent-l-exemple-a18f9e1e-569f-11ed-aecb-a9a6711ea19d (accessed Oct. 19, 2023).

    [19] C. BALISTROU, “Restrictions d’eau : Comment s’organisent Les Jardins Partagés de Toulouse ?,” L’Opinion Indépendante : Actualités et Infos à Toulouse, https://lopinion.com/articles/actualite/14536_restrictions-deau-organisation-jardins-partages-toulouse (accessed Oct. 19, 2023).

    [20] S. Kernbach et al., “Guide for rain sensor FC-37 or YL-83 with Arduino,” Random Nerd Tutorials, https://randomnerdtutorials.com/guide-for-rain-sensor-fc-37-or-yl-83-with-arduino/ (accessed Oct. 20, 2023).

    [21] “Dht11 sensor de Humedad y temperatura,” Geek Factory, https://www.geekfactory.mx/tienda/sensores/dht11-sensor-de-humedad-y-temperatura/ (accessed Oct. 20, 2023).

    [22] LuisLlamas, “Medir temperatura y presión barométrica con arduino y BMP280,” Luis Llamas, https://www.luisllamas.es/medir-temperatura-y-presion-barometrica-con-arduino-y-bmp280/ (accessed Oct. 20, 2023).

     

  • PharmaBox – Etat de l’art

    Auteurs :

     

    • Adam Giovanni
    • Michael Moreno
    • Alexandre Derrien
    • Romain Boinet
    • Fred N’guetta

     

    Logo :

    PHARMA BOX

     

    I- CONTEXTE

    Dans le secteur de la santé, l’hôpital représente le pivot central de la vie et du bien-être des individus. Chacun d’entre nous, à un moment ou à un autre de notre existence, a été confronté aux services hospitaliers, que ce soit pour une naissance, un traitement médical ou un suivi médical régulier. Au sein de notre équipe de projet fil rouge en TAF COOC, il était devenu évident que le domaine de la santé méritait toute notre attention.

    Après mûre réflexion, nous avons choisi de nous pencher sur un défi de taille : l’amélioration des conditions de travail du personnel hospitalier. Ce défi, à la fois technique et humain, touche divers acteurs qui œuvrent sans relâche pour le bien-être des patients, notamment les infirmiers, les médecins généralistes, les médecins spécialistes, les brancardiers, et bien d’autres professionnels de la santé.

    Parmi ces acteurs, les infirmiers occupent une place centrale. Leur quotidien implique une multitude de tâches exigeantes, depuis la collecte manuelle des données des patients jusqu’à la distribution de médicaments, en passant par le déplacement des patients dans l’établissement. Leur charge de travail est souvent considérable, jonglant avec de multiples cas à traiter. Les médecins, tout comme les autres professionnels de la santé, se retrouvent également confrontés à des défis similaires, devant répondre aux besoins de nombreux patients, se déplaçant sans cesse d’une salle à l’autre.

     

    II- NOTRE EXPLORATION DU PROBLEME

     

    Identification des différentes problématiques dans le milieu hospitalier.

    En France, il y a plus de 3000 hôpitaux et le personnel soignant représente plus de 850 000 salariés [1], c’est un secteur qui représente une grande partie de la force de travail française. Le milieu hospitalier est un milieu ouvert au changement et à l’innovation, mais les contraintes ainsi que les moyens employés peuvent être plus contraignants que dans d’autres secteurs.

    Un des problèmes que nous avons identifié au cours de nos recherches se situe autour des tâches pénibles à réaliser/chronophages. 

    Voici une liste non exhaustive qui synthétise les tâches qui peuvent être effectuées dans le domaine médical et qui n’ont qu’un très faible valeur ajoutée : 

    • Documentation : La saisie de données de manière répétitive ou non essentielle dans les dossiers médicaux peut être chronophage.
    • Tâches administratives : Remplir des formulaires, traiter des autorisations, répondre aux demandes de renseignements administratifs.
    • Gestion de l’inventaire : Inventaire des fournitures médicales, commande de fournitures et gestion des stocks.
    • Distribution de repas

    Plus globalement, tout ce qui ne mobilise pas des connaissances acquises par le personnel soignant durant leur études.

    Nous avons aussi remarqué que les erreurs médicamenteuses étaient une problématique sérieuse dans le milieu de la santé, car cela pouvait entraîner de lourdes conséquences pour le patient. [2]

    Lors de notre recherche documentaire, nous avons appris que la gestion des stocks de médicaments ainsi que la traçabilité de ces derniers était un enjeu majeur dans la prise en charge d’un patient, car il faut savoir très précisément quels médicament à été administré au patient, de quel lot ce médicament est issu etc, de manière à pouvoir régler tout problème lié à la prise d’un médicament (Contre indication médicale, problème sur le lot du médicament, etc…)

    De plus, le manque de personnel dans le secteur hospitalier pose des problèmes de qualité de vie au travail et certains postes sont en surcharge de travail à cause de cela.

    Enfin, l’un des problèmes plus généraux que nous avons identifié est le manque d’utilisation de technologies informatiques dans les services hospitaliers peut créer certains problèmes d’efficacité au sein du personnel soignant.

     

    Les solutions déjà présentes dans le milieu hospitalier.

    Aujourd’hui, il existe déjà plusieurs solutions qui permettent de répondre à ces problématiques, certaines sont des solutions logiciels, par exemple, certains services utilisent des logiciels qui centralisent les données du patients pour éviter la redondance de saisie de données [3]. Ce type de solution pose des questions liées à la RGPD ainsi qu’à la cybersécurité, en effet, il faut s’assurer que les données du patient ne soient pas exploitées autrement que pour assurer un suivi médical correct. Cela impose donc aux équipes de développement d’être particulièrement alerte sur ces enjeux, mais il appartient aussi aux utilisateurs de la solution de faire attention quant à l’utilisation de tels logiciels. Il existe également des solutions logistique, qui consistent à adapter au mieux toute l’infrastructure de l’hôpital afin de minimiser les déplacements inutiles et d’accéder le plus simplement aux différents outils utilisés par le personnel soignant [4]. Ces solutions peuvent être très coûteuses et démontrent qu’il peut être compliqué d’innover dans le milieu de l’hôpital car une solution de logistique est très complexe à mettre en place, d’autant plus quand l’infrastructure existe déjà. Enfin, il existe aussi des solutions purement impliquant des objets connectés comme des armoires avec une douchette pour assurer la traçabilité des médicaments administrés aux patients. [5]

    Ces solutions d’objets connectés sont très intéressantes mais doivent respecter toutes les règles en vigueur au sein de l’hôpital (sanitaires, risques liés aux médicaments etc.) Il peut également être compliqué de mettre en place ce genre de solutions pour différentes raisons (infrastructure inadapté, manque de moyens financiers, manque de moyens humains, réticence des utilisateurs). 

    Ces solutions modifient les usages et habitudes de travail du personnel soignant à différents niveaux, que ce soit son parcours et les déplacements entre un patient et un poste de soin, mais aussi de nouveaux outils sur lesquels un.e infirmier.e doit être prêt.e pour se former à l’usage.

    Par ailleurs, le secteur hospitalier en France est soumis à une série de réglementations strictes qui visent à garantir la qualité et la sécurité des soins prodigués aux patients. Ces réglementations sont cruciales pour maintenir les normes élevées de l’offre de soins de santé dans le pays, mais ces réglementations peuvent aussi être un frein à l’implémentation de nouvelles technologies au sein des hôpitaux.

     

    Les réglementations en milieu hospitalier.

    En France, les hôpitaux sont régis par un ensemble dense de lois, de décrets et de normes édictés par le gouvernement, les agences de santé, et les ordres professionnels. Ces réglementations couvrent de nombreux aspects de la pratique médicale, de la gestion des établissements de santé, de la formation du personnel médical, de la sécurité des patients, afin de garantir la qualité des soins.

    L’une des raisons principales pour lesquelles ces réglementations sont essentielles réside dans la nécessité de protéger la sécurité et les droits des patients. Elles garantissent que les établissements de santé disposent des infrastructures appropriées, du personnel qualifié et des protocoles nécessaires pour traiter les patients en toute sécurité. De plus, elles assurent la transparence dans la gestion des établissements de santé, ce qui permet aux patients de faire des choix éclairés sur leur prise en charge.

    Les réglementations du milieu hospitalier en France sont également cruciales pour maintenir la confiance du public dans le système de santé. En garantissant des normes de qualité élevées, elles renforcent la réputation du système de santé français à l’échelle nationale et internationale.

     

    III- LES APPORTS DE L’ETAT DE L’ART

    Au départ, nous avions envisagé d’étudier les conditions de travail du personnel médical. Ensuite, des recherches sur le web ont révélé qu’il existait plusieurs corps de métier au sein d’un hôpital, ce qui nous a amenés à nous concentrer davantage. C’est ainsi qu’après nos recherches, nous avons choisi de nous intéresser aux infirmiers, car ils constituent l’un des acteurs majeurs de la chaîne de traitement des patients. Les aider aurait également un impact sur les autres professions. Notre première hypothèse était que les infirmier.e.s n’avaient pas nécessairement accès à beaucoup d’outils informatiques dans leur métier et nous avons imaginé que cela devait être pénible et que cela représentait ainsi une perte de temps considérable qui aurait pu être utilisé d’une meilleure manière. Après avoir mené des entretiens avec quelques infirmières, il est apparu qu’elles étaient surchargées de travail et qu’elles avaient besoin de gagner du temps pour des tâches plus essentielles ainsi que des tâches plus proches des raisons qui les ont poussé.e.s à devenir infirmier.e.s, notamment le lien social avec les patients qui est, selon eux, trop délaissé aujourd’hui. Ainsi, nous avons identifié les tâches qui leur prenaient le plus de temps, notamment la gestion des appels téléphoniques et l’administration des soins. Cette seconde tâche consiste à la prestation de service médicaux, au sein d’un service hospitalier, cela peut impliquer par exemple la surveillance des signes vitaux d’un patient, la distribution et la prise de médicament, insertion de cathéters. Plus généralement, le but ultime de l’administration de soins est d’améliorer la santé, de soulager la souffrance et de favoriser le bien-être du patient. Notre problématique à résoudre est devenue de plus en plus précise : Comment alléger la charge de travail des infirmier.e.s pour améliorer leur qualité de vie au travail tout en assurant la qualité des soins.

    Notre démarche documentaire nous à permis de nous rendre compte que les conditions de travail dans le milieu hospitalier représentent un enjeu majeur avec beaucoup de parties prenantes (personnel soignant, patient, industries pharmaceutiques, gouvernements …). C’est la raison pour laquelle nous avons choisi d’affiner notre problématique autour du métier d’infirmier, qui est un métier dans lequel il existe beaucoup de tâches à faible valeur ajoutée. De plus, la législation autour de ce métier est assez importante et nous allons donc devoir prendre en compte toutes les contraintes liées à ces enjeux législatifs [6]. , notamment car les infirmier.e.s engagent leur responsabilités chaque fois qu’ils administrent un médicament.  Nos hypothèses ont pu être confirmées par les différents entretiens que nous avons menés, notamment avec une infirmière qui nous à confiée qu’elle aimerait avoir plus de temps libre pour échanger avec ses patients et mettre l’accent sur le côté social du métier d’infirmière qu’elle n’a plus le temps de faire à ce jour.

     

    Choix de problématique

    Pour affiner notre problématique, il nous semblait nécessaire de clarifier les missions effectuées par le corps infirmier à l’hôpital . [7] : 

    • Soins aux Patients : Les infirmiers dispensent des soins directs aux patients, notamment la toilette, l’habillage, le changement de pansements, et la gestion des dispositifs médicaux comme les cathéters.
    • Administration de Médicaments : Les infirmiers préparent, administrent et surveillent les effets des médicaments prescrits aux patients.
    • Communication avec les Médecins et autres professionnels de la santé : Les infirmiers jouent un rôle essentiel dans la coordination des soins en communiquant régulièrement avec les médecins, les thérapeutes et d’autres professionnels de la santé.
    • Gestion des Dossiers Médicaux : Les infirmiers documentent les informations sur l’état du patient, les soins prodigués et les médicaments administrés dans les dossiers médicaux électroniques ou sur papier.
    • Éducation des Patients : Les infirmiers fournissent des informations aux patients sur leur état de santé, les traitements et les procédures à suivre après leur séjour à l’hôpital.
    • Préparation des Patients pour les Interventions Chirurgicales : Les infirmiers préparent les patients pour les chirurgies en veillant à ce qu’ils comprennent la procédure et en les aidant à se préparer physiquement et émotionnellement.
    • Soutien Émotionnel aux Patients et à Leur Famille : Les infirmiers offrent un soutien psychologique aux patients et à leur famille en répondant à leurs questions, en les rassurant et en les aidant à faire face au stress de la maladie.
    • Collaboration dans les Équipes de Soins Multidisciplinaires : Les infirmiers travaillent en étroite collaboration avec d’autres professionnels de la santé, tels que les médecins, les thérapeutes et les travailleurs sociaux, pour assurer une prise en charge complète des patients

    De plus cette liste ne concerne que les infirmier.e.s qui se situe dans les services spécialisés (les services dits “spécialisés” sont les services qui traitent des patients pour des pathologies précises, exemple : L’oncologie ne traite que des patients qui sont hospitalisés en raison de cancers).

    Pour répondre à ce besoin, nous avons déjà identifié plusieurs tâches sur lesquels nous pourrions gagner du temps : 

    • Prise de médicaments sans ordonnance (type antalgiques)
    • Distribution des repas
    • Parcours non optimisés entre les chambres
    • Gestion des appels/des urgences au sein du service
    • Pédagogie auprès du patient

    Notre problématique se précise donc plus : Comment alléger la charge de travail des infirmier.e.s pour améliorer leur qualité de vie au travail tout en assurant la qualité des soins.

     

    CONCLUSION

    Grâce à la recherche documentaire effectuée, notre problématique est maintenant plus précise, nous allons pouvoir travailler sur la partie solution du projet fil rouge, qui va nous permettre mettre en œuvre nos connaissances techniques afin de répondre à la problématique que nous avons dégagé.

     

     

    BIBLIOGRAPHIE

    [1] “Evolution des tendances démographiques dans les établissement de santé”, consulté le 01/10/2023

    https://drees.solidarites-sante.gouv.fr/sites/default/files/2021-07/Vue%20d%27ensemble.pdf

    [2] “Les erreurs associées aux produits de santé déclarées dans la base EIGS”, consulté le 04/10/2023 

    https://www.has-sante.fr/jcms/p_3231881/fr/les-erreurs-associees-aux-produits-de-sante-declarees-dans-la-base-eigs

    [3] “BL.santé soins”, consulté le 26/09/2023

    https://www.berger-levrault.com/fr/produit/bl-sante-soins/ 

    [4] “Plateforme clinico-logistique : le CHU innove avec une première au Canada!”, CHU de Québec-Université Laval, consulté le 02/10/2023

    https://youtu.be/j41QD5bMhxE?si=yMQt_VscxrzuuzJ7

    [5] “Armoires sécurisées XT”, consulté le 05/10/2023

    https://www.omnicell.fr/produits/armoires-securisees-xt 

    [6] “Code de la santé publique”, consulté le 17/10/2023

    Titre Ier : Profession d’infirmier ou d’infirmière (Articles R4311-1 à R4312-92) – Légifrance (legifrance.gouv.fr)

    [7] “Fiche Métier : Infirmier”, consulté le 06/10/2023

    https://www.fedsante.fr/candidats/sanitaire/infirmier 

     

     

  • CoOCKing : Article sur la solution technique

    Auteurs :  Adrien CHABOD, Lucas DEHENNE, Louise THEOPHILE et Gatien TIREL

     

    Introduction

    Notre groupe travaille à l’élaboration d’un prototype de système de gestion des stocks pour les restaurateurs.

    Nous voulions tout d’abord traiter un sujet sur le thème de la restauration et ainsi répondre aux besoins des restaurateurs. Afin de comprendre les problèmes présents dans ce secteur, nous avons procédé à une recherche de l’état de l’art et surtout à des entretiens sur le terrain auprès de divers restaurateurs et de divers métiers au sein de la restauration. De plus, nous avons réalisé nos entretiens auprès de différents types de restaurants afin d’essayer de couvrir toutes les problématiques possibles dans le secteur de la restauration : une brasserie, un fast-food, un restaurant gastronomique et un restaurant familial. 

    Après avoir analysé leurs réponses et mis en évidence les problèmes qu’ils rencontrent au quotidien (no show, manque de personnel, coût de la matière,…), nous avons choisi de nous focaliser sur la gestion des stocks et spécialement la gestion des stocks de fond. Ainsi, nous cherchons à  trouver un moyen de faciliter la lisibilité et la gestion des stocks au sein d’un restaurant afin de libérer du temps pour réaliser d’autres tâches. Notre prototype devait être facilement utilisable par n’importe quel employé du restaurant et ne pas leur faire perdre du temps. 

    Notre prototype peut se découper en trois parties : l’étiquetage, le scan de l’étiquette d’un produit et la manipulation de la base de données à partir d’une interface utilisateur.

     

    Étiquetage

    Ressources :

    • Imprimante 3D et PLA
    • Solidworks

     

    Les stocks d’un restaurant sont principalement séparés en caisses, en cartons ou en palettes. Notre but était de réussir à créer un système d’étiquetage des stocks qui soit pratique, adaptable à tout type de contenant et le moins polluant possible. 

    Pour cela nous avons choisi d’utiliser la technologie RFID 13,56 MHz. Ainsi, pour étiqueter un produit dans le stock d’un restaurant, il suffit de lui attribuer une carte RFID, qui possède un identifiant unique et permet donc son identification directe. De cette façon, chaque identifiant peut être attribué à un produit et son stock dans la base de données.

    La première idée a été d’utiliser des tags RFID autocollants

    qu’on accrocherait directement à la caisse. Cette solution est simple et utilisée dans de nombreux endroits où la gestion des stocks est optimisée (magasins comme Décathlon par exemple). Mais cela poserait un problème de gaspillage car ce type d’étiquette est difficilement réutilisable. Une des raisons pour un restaurateur d’avoir un système de gestion des stocks est aussi de lui permettre de limiter le gaspillage, notamment le gaspillage alimentaire. Ici nous aurions eu un problème de gaspillage de matériel électronique, car à chaque fois que le restaurateur finit une caisse ou une palette il la jette et jette donc l’étiquette RFID avec.  Nous avons alors opté pour de simples cartes RFID que l’on pourrait réutiliser à la demande.

    Pour fixer la carte à la caisse (ou au carton), nous avons modélisé (sur Solidworks) et imprimé (imprimante 3D) un porte carte. Il peut être fixé sur un carton grâce aux pics présents sur une de ces faces comme on peut l’apercevoir sur les illustrations ci-dessous. Le trou sur le dessus du support de carte permet d’y faire passer une ficelle ou un serflex pour qu’on puisse l’accrocher à une caisse par exemple. L’impression de ce support a été réalisée en PLA qui est un matériau naturel, biodégradable et réutilisable et qui est utilisé lors de l’impression de nos pièces avec une imprimante 3D.

    Schéma 1 : Modèle Solidworks du porte-carte
    Schéma 1 bis : Porte carte et carte RFID fixés sur un carton

     

     

    Scan d’un produit

    Ressources et matériels : 

    • Solidworks
    • Visual Studio Code
    • Imprimante 3D et PLA
    • Fils mâle-mâle
    • Raspberry Pi 3B+
    • Lecteur RFID HF 13,56 MHz
    • Cartes RFID 13,56 MHz
    • 4 piles rechargeables de 1,2 V
    • Un boitier pour les piles

     

    Le scan d’un produit se fait donc en utilisant la technologie RFID 13,56 MHz comme nous l’avons vu dans la partie précédente. Nous avons choisi cette technologie haute fréquence car elle offre un bon compromis portée et puissance. La portée est de 5 cm environ et la puissance du lecteur RFID correspond au choix d’alimentation et aux capacités de la carte Raspberry Pi 3 B+. Le choix du lecteur s’est alors porté sur le type RC522, lecteur compatible avec les fréquences de 13,56 MHz et disponible au Fablab.

    Schéma 2 : Cartes RFID utilisées
    Schéma 3 : Lecteur RFID RC522
    Schéma 4 : Architecture de notre premier prototype

     

     

     

     

     

     

     

     

    À noter qu’il y a eu une évolution entre la vision que nous avions de notre premier prototype et notre prototype final. Au départ, nous étions partis sur la carte de commande Arduino car nous étions plus à l’aise avec cette technologie mais nous nous sommes par la suite tournés vers la carte de commande du type Raspberry qui possède plus d’options et qui nous semblait plus adaptée pour notre solution finale. En effet, on peut notamment héberger un serveur sur les cartes de commande Raspberry ce qui nous a été utile pour la solution réalisant  l’interface utilisateur pour la gestion et la visualisation des stocks.

    Montage électronique :

    Schéma 5 : montage électrique de notre prototype

    Le montage est constitué de trois composants simples : un lecteur RFID HF (en rouge) qui est basé sur le circuit RC522, une carte électronique de type Raspberry Pi 3 B+ (en vert) et son alimentation portable. L’alimentation est faite de 4 piles rechargeables de 1,2V chacune. Ainsi ces 4 piles mises en série atteignent environ les 5 volts nécessaires à alimenter la Raspberry. Le lecteur RFID est composé de 8 pins (3.3V, masse, reset et les protocoles) tous reliés à la Raspberry suivant le montage ci contre.

     

    Nous avons intégré ce montage dans le modèle de scannette que nous avons réalisé sur Solidworks et imprimé en 3D en matériau PLA. Ce premier prototype permet de comporter tous les éléments en son sein et ainsi faciliter la liberté d’utilisation pour le restaurateur qui peut donc l’emporter librement dans ses stocks.

    Schéma 6 : Modèle Solidworks de la scannette
    Schéma 7 : Objet scannant l’étiquette

     

    Manipulation de la base de données

    Ressources et matériels : 

    • Visual Studio Code
    • Fils mâle-mâle
    • Raspberry Pi 3B+
    • Alimentation
    • Carte Micro SD
    • Connexion Internet

     

    A. La partie logiciel

    La carte Raspberry Pi 3B+ utilise le système d’exploitation Raspberry Pi OS qui est un dérivé de la distribution Linux appelée Debian (l’une des distributions les plus utilisées au monde). À ce titre, Raspberry PI OS embarque tous les outils disponibles sur Debian. On peut y accéder via une interface classique (souris/clavier), mais aussi à distance via le protocole SSH.

    Le site web est hébergé directement sur la Raspberry pour des questions de sécurité et de coûts. La création d’un serveur sous Raspberry s’est faite à l’aide de l’installation des logiciels Nginx, Python et Python-Pip sur la carte de commande.

    Python est un langage de programmation interprété relativement simple à apprendre permettant la création de programmes informatiques, mais aussi de site Web via son module Django. Python-pip est le gestionnaire de paquets de python permettant d’utiliser des modules complémentaires sans avoir à le créer en partant de zéro. 

    Dans un premier temps, nous avons utilisé Nginx comme serveur web pour distribuer notre application, Nginx est un serveur fortement utilisé et connu de notre équipe ce qui en à simplifié le déploiement. Il peut être utilisé comme serveur Web ou/et comme reverse-proxy.

    Comme développé de manière détaillée ci-dessous, nous avons utilisé Django pour la version 2 du projet. Le module Django est un module Python qui permet la création et la distribution (si utilisation de la configuration par défaut) d’un site web dans ce langage directement accessible via le port 8000/TCP en écoute sur l’adresse localhost (uniquement accessible depuis la machine sur laquelle il tourne). Même si utilisée pour le développement de l’application, la configuration par défaut n’est pas souple. Il est évidemment possible de changer celle-ci, mais il faut ajouter manuellement les adresses d’écoute. De plus, il est plus compliqué d’utiliser les paramètres de chiffrement (Certificat SSL) directement depuis Django.La solution permettant de répondre à cela est la mise en place d’un reverse proxy. Il s’agit d’un logiciel permettant de transmettre les requêtes à un serveur interne (par exemple un serveur ne disposant pas d’adresse publique ou derrière un pare-feu.). De plus, nous pouvons simplement y intégrer un certificat SSL permettant l’accès sécurisé au site (utile pour transmettre des mots de passe par exemple). 

    Nous avons fait le choix de mettre en place le logiciel Nginx pour jouer le rôle de reverse-proxy, car c’est un des logiciels les plus utilisés et nous l’avions déjà utilisé dans d’autres projets.

    B. La base de données

    Les informations récupérées grâce à la scannette doivent ensuite interagir avec la base de données. Nous avons créé la base de données en utilisant du SQL sur SQLite-3, le langage utilisé par défaut par le module Django de Python3. Cette base de données possède 3 tables : la table produit, étiquette et unit (pour les unités des produits). L’id du produit est une clef primaire au sein de cette table.

    Schéma 8 : Visuel du site codé sur Django représentant les 3 tables de la base de données

     

    C. Le site web

    La dernière grande étape consistait à coder l’interface utilisateur : le site web. 

    Nous avons d’abord fait une première version du site internet de façon classique (langages HTML, CSS, JavaScript et Ajax). Dans cette première version, nous avions utilisé la librairie Bootstrap afin de simplifier le codage et l’ergonomie du site. La librairie Bootstrap est une collection d’outils utiles à la création du design de sites et d’applications web. Elle simplifie donc la création et le design des objets comme les boutons, les menus, les fenêtres ou encore les tableaux. Cependant, l’adaptabilité du codage avec la base de données était assez contraignante et pouvait ainsi être un frein pour s’adapter aux demandes de chaque restaurateur. En effet, dans cette première version, la base de données était stockée dans un fichier Ajax sous forme de dictionnaire. Ainsi, cette solution n’était pas optimale d’un point de vue de la sécurité ou encore de la redondance. De plus, les unités de comptage des quantités (caisses, cartons, kg, palettes…) ne pouvaient pas être modifiées par l’utilisateur, ajoutant une contrainte en plus concernant la simplicité d’utilisation. Enfin, cette première version ne disposait pas de version consultation des produits et ainsi tous les utilisateurs pouvaient modifier les stocks du restaurant.

    Schéma 9 : Première version du site internet permettant la gestion des stocks.
    Schéma 9 bis : Première version du site internet, fenêtre permettant l’ajout/ la modification d’un produit.

     

    Pour la deuxième version nous avons décidé de coder en Django.

    Django est un module du langage de programmation Python. Coder en Python nous permet de coder l’entièreté du backend du projet en Python, ce qui, à terme, facilite la maintenance du site, ainsi que l’implémentation de nouvelles fonctionnalités. De plus, ce module automatise de nombreux aspects de gestion d’un site, notamment la version administrateur du site, d’où son l’utilisation.

    Sur la deuxième version, il y a deux modes d’utilisation possibles : la consultation et la modification des stocks. 

    En mode consultation, l’utilisateur peut seulement consulter l’état actuel des stocks : le nombre de produits dans les stocks et le stock total pour chaque produit. Ce mode est fait par exemple pour être affiché en permanence dans le local à stock afin de savoir à l’aide d’un simple clic l’état des stocks actuels. 

    En mode modification l’utilisateur doit être en mesure de faire plusieurs actions vis à  vis des stocks du restaurant :

    • Voir les stocks déjà enregistrés (produits et étiquettes liés aux produits).

     

    Schéma 10 : Pages internet permettant la consultation des produits et des étiquettes dans les stocks.
    • Ajouter un produit. Dans l’onglet Produits, on ajoute un nouveau produit en cliquant sur le +. On initie ensuite le nom d’un produit, son id dans la table des produits et son unité (cartons, caisses, kg,…), puis il faut cliquer sur Save pour confirmer l’ajout de ce produit dans les stocks.
    Schéma 11 : Page internet permettant l’ajout d’un produit dans les stocks.
    • Ajouter une étiquette. Dans l’onglet Étiquette, on ajoute une nouvelle étiquette en cliquant sur le +. Cette étiquette possède un id de base pré-rempli qui sera par la suite automatiquement modifié lors de la lecture du tag RFID par la scannette. On choisit le produit  correspondant à cette étiquette et on lui affecte une quantité au vu de son unité. Il faut ensuite cliquer sur le bouton Enregistrer un TAG RFID  puis passer la scannette devant l’étiquette RFID afin de lire l’identifiant RFID associé à cette étiquette. Le programme lit et assigne alors automatiquement l’id de cette étiquette RFID à la nouvelle étiquette que nous sommes en train de renseigner dans les stocks du restaurant.
    Schéma 12 : Page internet permettant l’ajout d’une étiquette dans les stocks.
    • Supprimer un produit, Dans l’onglet Produit, on sélectionne le ou les produits que l’on souhaite supprimer. Puis il faut aller dans le menu déroulant Action et sélectionner Delete selected products puis cliquer sur Go. Une nouvelle page apparaît, nous demandant si nous sommes sûr de vouloir supprimer le ou les produits sélectionnés. Il faut donc ensuite cliquer sur Yes, I’m Sure pour confirmer la suppression ou sur No, take me back pour annuler la suppression.
    Schéma 13 : Page internet permettant la suppression d’un produit de nos stocks.
    • Supprimer une étiquette, Dans l’onglet Étiquette, on sélectionne le ou les étiquettes que l’on souhaite supprimer. Puis il faut aller dans le menu déroulant Action et sélectionner Delete selected tags puis cliquer sur Go. Une nouvelle page apparaît nous demandant si nous sommes sur de vouloir supprimer le ou les étiquettes sélectionnées. Il faut donc ensuite cliquer sur Yes, I’m Sure pour confirmer la suppression ou sur No, take me back pour annuler la suppression.
    Schéma 14 : Site internet permettant la suppression d’une étiquette de nos stocks.

     

    Résultats et perspectives 

    Le projet CoOCKing s’est conclu par la réalisation d’un prototype permettant de consulter l’état des stocks actuels du restaurant et de les modifier. L’identification des produits est réalisée par un étiquetage suivant la technologie RFID. La visualisation des stocks en temps réel est possible grâce à un site internet possédant deux versions : une version consultation permettant de consulter les stocks et une partie modification permettant de modifier l’état des stocks.

    En effet, on arrive à automatiquement ajouter un produit et ajouter une étiquette associée à ce produit grâce à la lecture de l’identification RFID de l’étiquette avec la scannette. La suppression du produit ou de l’étiquette est elle aussi disponible sous la version administrateur du site.

    Cependant, il manque la partie suppression d’une étiquette à partir de la scannette, fonctionnalité qui semble essentielle concernant la facilité pour un restaurateur de gérer ses stocks. Cette partie donnerait vraiment sens à notre objet communicant et faciliterait réellement la gestion des stocks de fond pour un restaurant.

    De plus, nous avons conscience que notre projet n’est qu’une embauche d’un système qui pourrait être plus sophistiqué. En effet, le marché des solutions de systèmes de gestion des stocks existe déjà et est plus complexe. 

    Ainsi, la facilité d’utilisation pourrait être améliorée. Le fait que l’utilisateur ait la possibilité de scanner seulement une étiquette par une étiquette le contraint à réaliser des aller retour entre son ordinateur et ses produits. Ainsi, une liste des étiquettes non enregistrées pourrait être implémentée et être triée par ordre de scannage. En outre, un buzzer ou une alerte lumineuse pourrait être ajouté afin de savoir si l’identifiant de l’étiquette a bien été lu et de savoir l’état de fonctionnement et de batterie du système.

    D’un point de vue esthétique, nous pourrions rendre la prise en main de la scannette plus facile, en affinant le manche par exemple ou en lui arrondissant les contours. De plus, le choix de la carte de commande peut être lui aussi modifié afin de choisir des composants plus petits et ainsi améliorer l’ergonomie de la scannette.

    Nous pourrions aussi optimiser l’autonomie et la consommation de notre système. En effet, par soucis de temps nous n’avons pas installé d’interrupteur sur la scannette. Par conséquent, elle est allumée en continu. Relier l’alimentation à un interrupteur serait une bonne étape d’amélioration.

    Annexes

    A. Vidéo de démonstration

     

    (Lien vers la vidéo de démonstration du prototype : https://drive.google.com/file/d/1OtxhmIcvaCxDwfNo9N53S0vYKPGifAj1/view?usp=share_link )

     

    B. Github

    Voici le lien vers notre Github : https://gitlab.imt-atlantique.fr/cooc22-coocking 

    Il contient les différents codes utilisés (des différentes versions du site et ceux implantés dans la Raspberry afin de lire et de transmettre les identifiants RFID) et les modèles d’impression 3D (en format STL).

  • Traçabilité des vêtements : Enquête terrain, données recueillies et Persona

    Nom du groupe : COTONWATE

    Thématique : TEXTILE, Robot de gestion des stocks en magasin

    Groupe 05 : Moya APIA  __ Hoang DUONG __  Tanguy DE LANVERSIN

     

    Hypothèses de départ

    Dans le cadre de notre projet fil rouge, nous nous sommes intéressées au domaine du textile, en particulier à la traçabilité des vêtements. Ainsi nous avons réalisé un état de l’art qui nous a permis d’élaborer certaines hypothèses que nous avons confirmées ou non pendant nos entretiens. Ces hypothèses sont les suivantes :

    • Une transparence complète sur la composition des vêtements peut compromettre les marques et les usines de fabrication.
    • L’utilisation de différents types de matériaux lors de la fabrication des vêtements, peut rendre difficile la traçabilité.
    • Les informations sur les vêtements peuvent être incompréhensibles pour les consommateurs, à cause des termes techniques et scientifiques.
    • Les solutions de traçabilité existantes ne permettre qu’une traçabilité partielle des vêtements.
    • Les solutions de traçabilités génèrent des coûts supplémentaires pour les fabriques
    • La technologie constitue peut-être la meilleure approche pour répondre à la question de la traçabilité des vêtements.
    • Pour un consommateur, connaitre la traçabilité des vêtements, n’est important que lors de l’achat.
    • La traçabilité des vêtements ne constitue peut-être pas un problème majeur dans l’industrie du textile.

    Partie 1 : Présentation de l’enquête terrain

    1. Première vague d’entretiens :

    Personnes interrogées :

    • Mme. Marine :  ex-RH chez Hermès puis chez Inditex
    • M. Joël:  enseignant IMT Atlantique
    • Mme. Ginette: Guide dans les ateliers St James 
    • Mme. Emilie: responsable d’un rayon montagne et randonnée chez Decathlon

    Résumé des entretiens :

    Nous avons pu interroger des personnes de tout milieu, évoluant à différents postes dans le cadre de notre enquête terrain . Le premier élément frappant qui en est ressorti est que dans le milieu du luxe (Hermès) ou de l’artisanat (St James), les filières sont déjà très transparentes pour le consommateur, la qualité des produits, des matières premières, les techniques utilisées, leur durabilité, leur longévité, leurs propriétés constituent un argument de vente essentiel dans la stratégie des entreprises. Acheter leur marque doit être gage de qualité pour le consommateur et chaque produit doit lui raconter une histoire particulière pour qu’il ait l’impression d’acheter un produit exclusif, contribuant au changement, à la préservation d’un savoir-faire! Dans ce cas-là, la question de la traçabilité n’a donc pas trouvé de nœud dont on aurait pu tirer le fil jusqu’à une problématique concrète.

    Dans le cas de groupe de fast fashion produisant à plus grande échelle nous avons pu déceler de vrais manques quant à la traçabilité de leurs produits. Les étiquettes sont loin d’être exhaustives concernant l’origine des produits (nom de l’usine, atelier, origine des matières premières…)  et elles sont souvent écrites en tout petits caractères. De l’avis de M. Joël, les étiquettes devraient comporter “plus de mentions légales obligatoires”. Mme Marine a eu à ce sujet une remarque très critique vis-à-vis d’Inditex, qualifiant Zara et certaines autres marques de “Ouïghour land”, faisant ainsi référence aux scandales liés au travail forcé des Ouïghours en Chine pour certains grands groupes. Ces entretiens n’ont malheureusement pas permis de déceler une vraie volonté de changement de la part de ces groupes, au contraire, il semblerait que le maintien d’un flou concernant l’origine de leurs produits soit plutôt dans leur intérêt.

    Conclusion :

    Au terme de cette première vague d’entretien, nous avons pu valider deux de nos hypothèses. « une traçabilité totale peut causer des désagréments aux grandes marques et le  nombre important d’acteurs impliqués dans fabrications des vêtements empêche de remonter totalement la chaîne de production ». Dès lors, la question de la traçabilité dans l’industrie du textile nous a semblé complexe à traiter, un vrai changement semblant plutôt pouvoir être impulsé aux niveaux politique et législatif. Néanmoins, un autre sujet est venu captiver notre attention au fil des entretiens et notamment en discutant avec des salariés de Décathlon. Il s’agit de : la gestion des stocks des vêtements en magasin. Afin de mieux appréhender ce sujet,  nous avons réalisé une seconde vague d’entretiens.

    2. Seconde vague d’entretiens :

    Personnes interrogées :

    • Mme. Rose :   Responsable rayon chez décathlon
    • Jules :  Co-responsable rayon  chez décathlon

    Résumé des entretiens :

    Chez Décathlon, la grande majorité des articles est équipée d’étiquettes RFID permettant ainsi d’inventorier plus facilement le magasin et les entrepôts, afin de lutter contre les vols. Aujourd’hui, les salariés passent dans les rayons et les stocks avec une raquette RFID UHF leur permettant de détecter les articles à plusieurs mètres de distance. Cette tâche de leurs propres aveux est “longue, fastidieuse et inintéressante”. Aussi, cette détection manuelle présente parfois des risques d’enregistrer plusieurs fois un élément dans la base de données. Selon les personnes interrogées, le concept des étiquettes RFID, semble être un bon palliatif au problème de gestion des stocks, cependant il ne traite la question qu’à moitié.

    Conclusion :

    En creusant le sujet, nous nous sommes rendu compte que cette technique, la RFID, était en plein essor dans l’industrie textile. Étant de plus en plus fiable, moins coûteuse et éprouvée, le nombre de marques l’ayant adopté ne fait que croître. C’est donc en partant de ce constat ainsi que de nos enquêtes que nous avons décidé de changer notre fusil d’épaule et de traiter cette problématique au sein de notre groupe. Nous nous sommes orientés vers une gestion plus intelligente des stocks à l’aide de la RFID.

    Partie 2 : Présentation des persona

    Le but d’un tel employé consiste à maintenir les stocks à jour et en ordre, afin que le suivi des achats et ventes soit plus aisé. Au quotidien, les principales difficultés concernent souvent les vêtements sans étiquettes, car il est difficile de savoir leur état dans la base des stocks, ce qui entraîne d’autres problèmes. Ainsi la principale crainte pour ce personnage, c’est d’être confronté à cette situation. un tel environnement est parfois stressant, surtout lorsqu’il y a une importante affluence dans le magasin. Heureusement, le fait de pouvoir compter sur des collaborateurs dynamiques constitue une source de joie. Disposer d’un assistant automatisé pour la gestion des stock serait une opportunité car cela permettrait de limiter les erreurs, et d’optimiser la gestion des tâches.

    Le cas de Mme Marine était très intéressant à étudier du fait du niveau de détails qu’elle nous a donné sur ses expériences passées et la diversité de ces dernières. En effet, Mme. Marine a vu deux faces bien différentes de l’industrie de la mode. On a tout de suite senti son engagement pour un développement durable de cette industrie et son rejet de la fast fashion irresponsable et destructrice. 

    Nous avons pu sentir que son expérience chez Zara a été une grande désillusion: on lui avait fait miroiter un poste impactant la politique RSE de l’entreprise, une véritable volonté de changer la manière de produire et vendre chez Zara. La réalité s’est avérée être toute autre et de son propre aveu, elle n’a jamais pu faire entendre sa voix au sein de l’entreprise. Chez des entreprises à taille plus humaine, elle a néanmoins pu nous parler de dizaines d’initiatives vertueuses dans l’industrie de la mode tout en restant critique face aux limites de celles-ci et de leur application à grande échelle. Elle cherche donc actuellement un emploi dans une de ces entreprises responsables, où elle pense pouvoir influencer et innover en terme de politique RSE. On sent chez elle un réel espoir de changement dans l’industrie de la mode, changement qui selon elle pourra être insufflé.

     

     

     

  • Création d’un simulateur de thermomètre, d’hémocue et de glucomètre pour une immersion complète lors des simulation en santé

    Équipe Santé!  :

    Heliote Zaouly, étudiant en deuxième année à IMT Atlantique.

    Lucas Genin, étudiant en deuxième année à IMT Atlantique.

    M D, étudiant en troisième année à IMT Atlantique.

    I) Contexte

    Dans le cadre de la thématique d’approfondissement « conception d’objets communicants », les étudiants d’IMT Atlantique doivent proposer une solution innovante pour répondre à un problème. Notre projet est de développer un appareil électronique recouvert d’une coque, capable d’afficher sur son écran, une valeur entrée sur un site web. Le but de ce projet est d’aider les enseignants dans les centres de simulation pour étudiants en Santé à transmettre des données d’appareil de mesure (température, taux d’hémoglobine et taux de glycémie) à un étudiant qui s’entraîne à une distance de quelques mètres.

     

    II) Réalisation

    -Une coque imprimée au FABLAB à l’aide de l’imprimante 3D

    -Écran LCD TFT HD de 1.8 pouces, 128×160, Port série SPI, Module ST7735, lecteur IC

    -Un bouton poussoir

    -Une carte Raspberry pi zéro W

    -Une batterie lithium-polymère TURNIGY 1000mAh trois cellules de 11.1 v

    -Des câbles (fils et câble d’alimentation micro USB)

     

    1) Electronique

    a) Raspberry pi zero WH

    Le Raspberry Pi Zero WH est une version miniature de la carte Raspberry Pi classique. Ce modèle WH est basé sur un processeur ARM à 1GHz accompagné de 512 Mo de RAM.Il intègre un port GPIO déjà soudé à la carte mère et dispose d’interfaces WiFi et Bluetooth.

    Cette version petit format diffère de la version classique des cartes Raspberry Pi (Pi2, Pi3, Pi3B+, etc…) en adoptant un port mini-HDMI nécessitant un cordon adapté ainsi que deux ports micro-USB:

    • 1 x port micro-USB pour l’alimentation USB 5 Vcc/1 A .
    • 1 x port micro-USB nécessitant un HUB micro-USB vers USB permettant de raccorder différents périphériques (clavier, souris, manette, afficheur tactile, disque dur, etc).

    Ce mini-ordinateur fonctionne depuis une carte micro-SD préparée avec une distribution Linux Raspberry Pi OS.

    Caractéristiques:

    • Alimentation à prévoir: 5 Vcc via adaptateur USB
    • Puissance maxi: 180 mA (adaptateur secteur 1 A recommandé en fonction des périphériques raccordés)
    • CPU: ARM1176JZF-S ARM11 1 GHz
    • ​GPU: Broadcom VideoCore IV
    • WiFi: 2,4 GHz, 802.11n (Broadcom BCM43438)
    • Bluetooth 4.1 (Broadcom BCM43438)
    • Mémoire: 512 MB LPDDR2 (partagé avec le GPU)
    • Interfaces:
      – 1 x port micro-USB 2.0
      – bus: SPI, I2C, série, I2S
      – support pour cartes micro-SD
      – sortie audio: mini-HDMI
      – sortie vidéo: mini-HDMI
      – connecteur mini-CSI
    • Dimensions: 65 x 31 x 13 mm
    • Poids: 12 g

    b) Écran LCD TFT HD de 1.8 pouces, 128 x 160

    Nous avons utilisé ce module pour l’affichage des données (température, taux d’hémoglobine, taux de glycémie). Il comporte 11 broches, mais seulement 7 de ces broches seront utilisées. Le branchement de ce module aux broches du Raspberry Pi se fait comme représenté ci-dessous :

     

    Ecran TFT 1.8” Raspberry Pi zero W GPIO

    BOARD

    Raspberry Pi zero W GPIO

    BCM

    VCC GPIO 4 PIN 07
    GND GND PIN 06
    SCL SCLK PIN 23
    SDA MOSI PIN 19
    RS/DC GPIO 24 PIN 18
    RES GPIO 25 PIN 22
    CS CE0 PIN 24

     

    Pour pouvoir manipuler ce module, nous aurons besoin des bibliothèques python suivantes:

    ST7735 et PIL

    c) Bouton Poussoir

    Ce bouton nous permet de mettre la Raspberry Pi en mode veille et de l’allumer lorsqu’on l’appuie pendant 2 secondes minimum. A cet effet, il est branché comme suit:

    Une broche est reliée au GPIO3 (PIN 05) et une autre au niveau du GND (PIN 09).

    Pour rendre le bouton d’allumage opérationnel, il faut ouvrir le shell de votre raspberry Pi et exécuter la commande suivante:

    sudo nano /boot/config.txt

    A la fin de ce fichier, ajoutez ceci : dtoverlay = gpio-shutdown

    Une fois cette configuration faite, vous pouvez utiliser votre bouton pour allumer et mettre la Raspberry Pi en veille.

     

    d) Schéma des branchements

    2) Code du projet

    Comme le projet contient à la fois une application web et un programme pour afficher de l’information sur un écran nous avons choisi de programmer le site web en utilisant le combo HTML+CSS+PHP+JS+MYSQL et concernant l’affichage sur l’écran nous avons décidé de le faire à partir d’un programme python.

    Le principe est le suivant:

    -Le code python est lancé en arrière-plan et tourne continuellement sur la carte Raspberry Pi et lit le contenu d’un fichier texte en permanence et affiche le contenu de celui-ci.

    -Le site web étant hébergé sur la Raspberry Pi transmettra des données au code python à travers le fichier texte. Il se base sur des fichiers json pour afficher un historique de données transmis. Les fichiers json sont le résultat d’une requête exécutée sur une base de données MySQL.

    -La base de données est réinitialisée automatiquement à chaque nouveau jour

    Le code est présent sur le GitHub ici.

    Aussi si vous voulez que le programme se lance au démarrage de la Raspberry Pi, vous pouvez copier ceci dans le fichier /etc/rc.local juste avant la ligne ‘exit 0’:

    /usr/bin/python3 /home/pi/Desktop/on_off.py &

    /usr/bin/python3 /home/pi/Desktop/affichage.py &

     

    3) Interface Web

    Afin de pouvoir échanger des informations avec l’appareil, nous avons créé une application web avec VS Code. Elle est hébergée sur l’appareil. L’application et l’appareil communique par fichier, cependant pour avoir accès à l’application web il faut être dans le même réseau WIFI que l’appareil.

    Une fois dans le même réseau WIFI que l’appareil, il suffit d’ouvrir un navigateur et d’entrer l’adresse IP de l’appareil. Après cela, on se retrouvera sur la page de connexion du site web.

    Après s’être connecté (par défaut entrez “root” et “root” comme identifiants de connexion), vous serez redirigé vers une page d’accueil. A partir de cette page vous pouvez envoyer des données de température, d’hémoglobine et de glycémie.

     

    Il y a aussi les pages Aide et À propos où trouve nos informations.

     

     

    N’ayant pas eu assez de temps, nous n’avons pas pu bien rédiger le contenu de ces pages et nous n’avons pu donner la possibilité de changer le mot de passe directement sur la page web.

     

    4) Protocole de communication et architecture

    Grâce à la technologie WIFI, l’opérateur pourra accéder au site web hébergé sur le produit et transmettre des données pour que celles-ci soient affichées. Pour ce faire, il devra se connecter au même réseau WIFI de l’objet, ouvrir un navigateur web et écrire l’adresse IP de l’appareil.

    La communication entre le code python et le site web se fait par un fichier texte. En effet, lorsqu’on souhaite envoyer une donnée à l’objet, le site web écrit une information dans un fichier texte. Toutes les informations suivent le format suivant : ” données  type ».

    Les champs ‘type’ et ‘données’ varient selon le type de donnée envoyée. Par exemple, si on transmet “37.5 T” cela signifie qu’on voudrait afficher une température (T) de 37.5 degrés Celsius.

    L’objet, de son côté, lit le contenu du même fichier et affiche la donnée sur l’écran.

    L’architecture de fonctionnement est le suivant:

    5) Coque

    L’appareil est recouvert d’une coque faite en deux morceaux qui se glissent l’un dans l’autre. Les modèles de la coque ont été réalisés sur le logiciel SOLIDWORKS puis imprimés à l’aide d’une imprimante 3D Ultimaker 2 présente au fablab.

    Après une première production de coque, nous avons réduit sa taille et nous y avons ajouté des creux pour le passage du câble d’alimentation par le bas et le passage des fils du bouton au-dessus. Nous avons également ajouté le système de fermeture.

    La couleur de la coque correspond à celles disponibles au moment de l’impression au fablab.

     

    III) Résultats

    Notre projet se termine par la réalisation d’un appareil électronique placé dans un boîtier, saisissable d’une main, capable d’afficher les valeurs entrées sur un site web ouvert sur un ordinateur à quelques mètres.

    Par rapport aux critères de fonctionnement, le système développé a pour défaut que la coque semble manquer légèrement de solidité par sa finesse, et que le circuit à l’intérieur de la coque impose une pression sur les parois qui peut l’abimer sur le long terme. La coque pourrait avoir un creux plus grand pour le passage des fils du bouton afin que ce dernier reste collé à la paroi sans que ses fils sortent.

    Finalement, il semble que le projet puisse être amélioré par l’optimisation des dimensions de la coque et par l’ajout de la possibilité pour l’utilisateur de modifier le mot de passe pour se connecter au site web.

  • Projet CoOC : Robot de suivi automatique des stocks

     

     

    Equipe:

    • Apia Moya
    • Hoang Duong
    • Tanguy De Lanversin

    I. Contexte:

    L’industrie textile s’est transformée depuis quelques décennies. Innovations, scandales, nouvelles collections de sandales se succèdent à un rythme toujours plus rapide, fast fashion oblige! Une innovation particulière qui conquiert des parts de marché toujours plus nombreuses a particulièrement retenue notre attention: la RFID. Les étiquettes RFID ont peu à peu trouvé leur place dans le magasins, elles permettent de superviser les stocks plus facilement et rapidement, d’avoir une meilleure traçabilité sur les produits (provenance, authenticité…) et tout cela à des prix qui ne font que diminuer.

    Dans le cadre de notre projet CoOC de 2e année, nous avons donc réalisé un objet communicant en lien avec cette technologie RFID, répondant à un besoin concret de l’industrie textile. Nos enquêtes terrains nous ont en effet menées sur un sujet que l’on ne pensait pas aborder: la gestion des stocks. En interrogeant des salariés de magasins de vêtements et notamment suite à une entrevue avec une responsable de rayon chez Decathlon, nous nous sommes aperçus que tout le potentiel des étiquettes RFID n’était pas encore pleinement exploité. Aujourd’hui les salariés vont encore dans les rayons et les réserves pour scanner manuellement à l’aide d’une raquette RFID les produits en stock. C’est ce constat qui nous a poussé à réfléchir à une manière innovante, fiable et précise de gérer les stocks.

    Nous avons alors conçu un robot capable de suivre un chemin prédéfini (ici une bande au sol) pour parcourir des rayons, une réserve, un entrepôt tout en scannant les étiquettes RFID à proximité pour alimenter et mettre à jour la base de données où figurent les stocks de l’entreprise. Ce suivi automatisé des stocks permettraient d’éliminer la tâche rébarbative de scan et mise à jour des stocks pour les opérateurs, leur permettant ainsi de consacrer plus de temps sur le terrain pour conseiller les clients, arranger les rayons ou contribuer à d’autres tâches moins ingrates.

    Dans l’industrie textile, les entreprises utilisent très majoritairement des étiquettes équipées d’antennes RFID UHF passives, cette technologie alliant robustesse, finesse et surtout une capacité de détection de l’ordre de plusieurs mètres (selon la puissance du lecteur). Pénurie de composants oblige, nous n’avons pu travailler sur du RFID UHF et nous sommes donc tournés vers du RFID NFC dont le matériel était disponible au fablab de l’école.

    II. Notre robot en détails

    A. Vidéo explicative du fonctionnement du robot | Mise en situation

    B. Construction de la coque

    Nous avons décidé de concevoir la coque du robot à l'aide de la découpe laser du fablab. Certaines parties avaient été designées avec Tinkercad pour être imprimées en 3D (charnières) mais les délais pour imprimer en 3D étaient trop longs à cause d'une forte demande de la part des élèves. Nous avons donc construit toute la coque en contreplaqué avec la découpe laser, nous avons utilisé des serre-joints pour les pièces mobiles.

    La coque se devait d'être suffisamment rigide pour résister à des chocs minimes et pour maintenir certains composants électroniques bien en place. Certaines parties de la coque s'emboîtaient, d'autres nécessitaient d'utiliser de la colle à bois (pour renforcer la liaison ou maintenir 2 surfaces lisses ensembles)

    La découpe laser est une Rayjet Trotec pilotée par le logiciel Corel Draw 2018. La coque a été conçue avec le logiciel Inkscape (version 1.1), le fichier a été exporté au format SVG pour la découpe.

    Les lignes doivent respecter ces propriétés pour préparer les fichiers de dessin [1]:

    • Découpe: tracer des lignes rouges (épaisseur: Ligne Très fine ou 0,05mm / rouge pur RGB 255;0;0)
    • Gravure: Formes/Lignes/Dessins (vectorisés de préférence) en noir ou en niveau de gris.

    La taille du plateau de la Rayjet (donc de découpe max) : 457 x 305 mm

    Les dessins de la coque et des charnières ont été déposés sur un drive ouvert à tous avec le lien suivant: https://drive.google.com/drive/folders/1_IyIeHGhq1p6IS1zDbmX_LJn9qIRJx86?usp=share_link

    C. Diagramme d’architecture matérielle/logicielle:

    D’architecture matérielle

    Organigramme du Robot, RFID et Application

    D. Matériel utilisé et montage électronique

    Liste des matériels:

    • 2 arduino UNO, 1 shield I/O (Basic IO shield), 1 shield de moteur (Rotoshield Motor Driver Shield for Arduino)
    • 2 capteurs IR : MH FC-51 (Breakout Receiver IR)
    • 1 capteur ultrasons : HC-SR04
    • 2 modules Bluetooth HC-05 (Silver Mate Bluetooth)
    • 1 lecture RFID : RC522
    • 1 servomoteur
    • batterie 9V, 4 pilles 1.5V

    Le schéma de robot:

    En fait, on a combiné 3 cartes: Arduino + I/O Shield (Augmenter des ports) + Motor Shield.

    Le schéma de RFID lecture:

    E. Plus informations sur Github: le lien de Github inclut le code source

    III. Perspectives:

    Nous avons pu identifier plusieurs perspectives d’amélioration de notre prototype:

    1. Monter et adapter un lecteur RFID UHF à notre robot pour envisager des tests à plus grande échelle sur le terrain
    2. Améliorer l’autonomie du robot et monter un système de batterie rechargeable plutôt que de changer les piles. Il est important de noter qu’en passant sur une technologie RFID UHF, le robot aura besoin de bien plus de puissance pour fonctionner, il faudra sans doute redimensionner toute l’alimentation du robot.
    3. Alimenter la base de données où figure nos stocks en passant pas un réseau wifi (et non une antenne bluetooth) pour augmenter la portée et pouvoir déployer le robot dans des magasins, entrepôts pouvant atteindre plusieurs milliers de mètres carrés de surface au sol
    4. Simplifier l’architecture électronique du robot, nous avons utilisé 2 cartes Arduino, 2 modules bluetooth pour des raisons pratiques de développement. On pourrait supprimer certains composants redondants pour réaliser une nouvelle architecture plus sobre et efficiente.

    Références:

    [1]Telefab IMT Atlantique : https://hub.imt-atlantique.fr/fablab/les-machines/decoupe-laser/

    [2]Guidage RFID: https://www.electronique-mixte.fr/microcontrolleurs/rfid-controle-dacces-par-badge-avec-arduino/

    [3]Building an easy Line Follower Robot using Arduino UNO: https://circuitdigest.com/microcontroller-projects/arduino-uno-line-follower-robot

    [4]A line follower robot from design to implementation: Technical issues and problems: https://www.researchgate.net/publication/224132741_A_line_follower_robot_from_design_to_implementation_Technical_issues_and_problems

    [5]Designing and Building a Line Following Robot: https://www.cs.york.ac.uk/micromouse/Papers/Building-a-line-following-robot.pdf

    [6]Line Follower and Obstacle Avoiding Robot: https://create.arduino.cc/projecthub/embeddedlab786/line-follower-and-obstacle-avoiding-robot-baa2bb

    Lien de la vidéo explicative du fonctionnement de notre robot: https://www.canva.com/design/DAFU3gN9cAY/KLp6XCv7cG02qRxa4Pgxzg/watch?utm_content=DAFU3gN9cAY&utm_campaign=designshare&utm_medium=link&utm_source=publishsharelink

    Lien du code git: le lien de Github inclut le code source

    Lien du drive contenant les dessins de la coque et des charnières: https://drive.google.com/drive/folders/1_IyIeHGhq1p6IS1zDbmX_LJn9qIRJx86?usp=share_link

  • Zanimo – Solution Technique

    Equipe 

    Divya RAMDOO

    Le Kim NGUYEN

    Moussa OYEWOLE

    Maxime RICORDEAU

    I. Contexte

    Dans le cadre de la thématique d’approfondissement CoOC (Conception d’Objets Communicants), notre équipe pluridisciplinaire s’est intéressée à la problématique de la perte d’animaux. En effet, 70 000 animaux ont été déclarés perdus ou abandonnés en France en 2021. Pour participer à la résolution de cette problématique, nous nous sommes concentré sur la réalisation d’une solution basée sur un collier traceur.

    Dans cet article, nous nous efforcerons à vous expliquer le cheminement de la création de cette solution étape par étape.

     

    II. Réalisation

    1. Liste des matériaux

     

    2. Electronique

    Premièrement, assurez-vous d’avoir un logiciel de programmation tel que Visual Studio Code et de l’extension Pymakr, qui permet de reconnaître la LoPy4. 

     

              a. Gateway (passerelle)

    Après avoir connecté la carte LoPy4 au moyen d’un câble USB, suivez les instructions qui suivent, pour communiquer avec cette dernière, et lancer un 1er programme en python : Getting Started.

    Dans notre githlab vous trouverez ensuite un dossier “lorawan-nano-gateway” contenant tous les éléments pour configurer la gateway. Vous pourrez ainsi connecter une carte LoPy à un réseau LoRaWAN tel que The Things Networks (TTN), afin de l’utiliser comme une nano-gateway.

    Ce code utilise des paramètres spécifiques pour la connexion au TTN dans la région européenne de 868 MHz. Pour le configurer en fonction de votre utilisation spécifique, veuillez consulter le fichier config.py.

    Le code de la Nano-Gateway est divisé en 3 fichiers, main.py, config.py et nanogateway.py. Ces fichiers sont utilisés pour configurer et spécifier comment votre passerelle se connectera à votre réseau préféré et comment elle peut agir en tant que transitaire de paquets.

    Main (main.py)

    Ce fichier s’exécute au démarrage et appelle les fichiers library et config.py pour initialiser la nano-gateway. Une fois la configuration définie, la nano-gateway est alors démarrée.

    Configuration (config.py)

    Ce fichier contient les paramètres spécifiques au serveur et au réseau auquel il se connecte. En fonction de votre région et de votre fournisseur (TTN, Loriot, etc.), ces paramètres varient.

    Library (nanogateway.py)

    La bibliothèque nano-gateway contrôle toute la génération et la transmission des paquets pour les données LoRa.

     

    Ensuite, pour configurer la passerelle avec The Things Network (TTN), il faut créer/enregistrer un compte, comprenant un nom d’utilisateur et une adresse électronique. Une fois le compte créé, vous pouvez commencer à enregistrer votre nano-gateway. Pour ce faire, vous devez vous rendre sur la page Web de la console TTN.

    Dans la console TTN, vous avez deux options : applications et passerelles. Sélectionnez passerelles, puis cliquez sur enregistrer une passerelle. Cela vous permettra de configurer et d’enregistrer une nouvelle nano-gateway.

    Remplissez Gateway EUI et cliquez sur Confirm. Certaines passerelles n’utilisent pas Gateway EUI (par exemple, la passerelle The Things Kickstarter), auquel cas vous pouvez simplement cliquer sur Continue without EUI.

    Sur le formulaire d’enregistrement manuel, remplissez le Frequency Plan et Gateway ID s’il n’a pas été pré-rempli, les autres champs sont facultatifs. Cliquez sur Register Gateway pour terminer.

    Votre passerelle sera créée et vous serez redirigé vers la page d’aperçu de votre passerelle nouvellement créée.

     

    Maintenant vous avez juste besoin de fournir une alimentation 5V et une connexion réseau à la passerelle. La passerelle se connectera automatiquement au The Things Network.

     

    b. Collier (end-device)

    Pour configurer le collier, vous trouverez dans notre githlab, un dossier “get_data_and_send” contenant tous les éléments pour configurer cette fois le collier et récupérer les données (coordonnées) et les transmettre sur TTN. 

    Encore une fois, ce dossier contient trois fichiers principaux : main.py, config.py, pytrack_2.py et un dossier contenant la library, elle même divisée en trois fichiers détaillés plus bas.

    Main (main.py)

    Utilisé pour activer end-device automatiquement lorsqu’il est alimenté par une batterie.

    Library 

    L76GNSS.py est le module GPS qui peut fournir des données de localisation à votre application. Vous trouverez plus de détails ici GPS (pycom.io)

    LIS2HH12.py est un accéléromètre 3 axes qui fournit des sorties pour l’accélération, le roulis et le tangage. Vous trouverez plus de détails ici Accelerometer (pycom.io)

    pycoproc2.py est une bibliothèque python de soutien pour les tableaux d’extension Pysense 2 et Pytrack 2. Vous trouverez plus de détails ici Pycoproc2 (pycom.io)

    Pytrack_2.py

    Ce fichier de code python a deux tâches. Tout d’abord, il va se connecter à la passerelle via OTAA. Lorsque la connexion est réussie, il utilise la bibliothèque L76GNSS pour obtenir les données de coordonnées et les transmettre à la passerelle en utilisant la connexion précédemment établie.

     

     

    3. Boitier pour le collier

    Pour que les composants puissent tenir sur l’animal, nous avons décidé d’imprimer un boîtier pouvant s’accrocher à n’importe quel collier ou harnais.

    Les plans SDM sont disponibles sur notre githlab dans le dossier “boitier”. Vous trouverez nos premiers plans et une version améliorée. 

     

     

    4. Application

    Comme le projet doit permettre de lier le collier avec son système GPS avec une application mobile, nous avons choisi de programmer notre application avec un framework facile et natif, permettant donc de programmer une seule fois pour les 2 plateformes que sont Android et IOS. 

    Ainsi, notre code est développé en orienté objet, facilement compréhensible et debuggable pour quiconque a les bases dans les langages utilisés.

    Pour ce faire, nous avons développé l’application mobile avec le framework Flutter de Google (Lien vers la documentation de Flutter : https://docs.flutter.dev/).

    C’est un Framework qui a aujourd’hui une communauté avec des millions de personnes, une documentation riche et facile permettant une prise en main facile et une grande quantité de tutoriel et de projets en open source réutilisable.

    Enfin, une API a été développée afin de permettre la récupération des données depuis TTL. Cette API permet de faire le lien entre l’application et la base de données sur laquelle les coordonnées GPS sont. 

    L’API a été développée très facilement avec le langage Python et la librairie Flask. Pour un début, un fichier texte est utilisé comme base de données.

    L’ensemble du code (Application mobile et Api) est présent sur le GitHub ici. L’API se trouve dans le répertoire zanimo/lib/api (https://github.com/Qamardine/zanimo/tree/main/lib/api).

     

    5. Interface mobile

    Afin de permettre aux utilisateurs de voir l’itinéraire vers le chien, nous avons développé une application mobile qui reçoit les coordonnées GPS et à l’aide de l’API de Google Maps , affiche la position du choix sur la carte et l’itinéraire vers celui-ci.

    L’application dispose aussi d’autres fonctionnalités qui n’ont pas pu toutes être terminées mais la fonctionnalité de base qui est celle de la localisation du chien et l’itinéraire jusqu’à lui a été totalement développée.

    Pour l’intégration de l’API de Google Maps, il faut aller sur le site Google cloud (https://console.cloud.google.com/google/maps-apis) et créer une nouvelle clé API.

     

     

    Cette clé API sera utilisée dans le code et permettra d’utiliser les services externes de Google.

    Il faut ensuite activer tous les services qui seront utilisés par cette clé API. Dans notre cas, on aura besoin d’activer les services : Maps SDK for Android; Maps SDK for IOS et Directions API.

    Les services API de Google sont payants. Mais pour une première utilisation, nous disposons d’une période de 3 mois d’essai gratuit.

    Les interfaces d’inscription et de connexion de notre application ont été développées. Il ne reste que la partie du backend pour stocker ces informations dans une base de données.

     

    Le dashboard également a été développé. Il ne reste plus qu’à lier celà au backend qui permettra de mettre les informations dynamiquement.

    La page permettant d’afficher la carte jusqu’au point du collier et de définir un point de référence ( le foyer du chien) est quant à elle terminée. Et enfin le front end de la page de réglage a été développé.

     

     

    III. Résultats et perspectives d’amélioration

    Voici premièrement une vidéo de démonstration de cette solution :

     

    Perspectives :

    • Position du téléphone comme référence pour l’itinéraire (plutôt que la position du foyer)
    • Développer les options de la page d’accueil (alerte si en dehors de la zone/déterminer le rayon de la zone …)
    • Développer le traçage d’une zone libre pour l’animal et le système d’alerte s’il la quitte
    • Utilisation de composants plus performants pour renforcer l’instabilité du GPS
    • Optimisation de la consommation d’énergie en développant un mode veille grâce à l’accéléromètre
    • Optimisation de la taille du boitier, son étanchéité et son ouverture/fermeture, en se procurant des composants plus petits

     

  • Zanimo – Enquête Terrain

    Dans l’objectif de réaliser notre enquête terrain, nous avons rapidement déterminé les personnes que nous souhaitions interviewer pour notre projet. Nous avons donc appelé et envoyé des mails à différents établissements spécialisés pour les animaux comme des vétérinaires, des refuges ou encore des éducateurs d’animaux aux alentours. Nous présentions toujours le projet avant de proposer une rencontre.

    Malheureusement, ce secteur étant très saturé, nous n’obtenons que très rarement des réponses favorables. Cependant, en persévérant, nous avons pu effectuer trois entretiens avec quatre personnes impactées différemment par l’enjeu des animaux :

    Camille, bénévole dans un refuge

    Valentin, éducateur canin

    Thierry, propriétaire d’un chien fugueur

    Corinne, propriétaire d’une chienne, équipée d’un collier GPS

     

    C’est à travers la richesse de ces différents profils, ainsi qu’à une recherche documentaire, que nous avons pu identifier et valider les hypothèses suivantes :

    •       Les propriétaires d’animaux sont confrontés à la perte de leurs compagnons.
    •       Ces mêmes propriétaires sont inquiets pour leurs animaux et cherchent des solutions pour leur bien-être.
    •       Les solutions existantes ne répondent que partiellement à ce besoin.

     

     

    Partie 1 – Synthèse de l’enquête terrain

    Enquête 1 :

    Camille, bénévole depuis 5 ans pour l’Arche de Noé au sein du bureau (décisionnaire de l’association), nous a accueilli et a accepté de répondre à nos questions et de nous faire découvrir cette association. Tous les chats adultes (95% des animaux du refuge) sont disposés directement dans les locaux (60 places) ou bien en famille d’accueil. Les chatons sont aussi tous en famille d’accueil. Des vétérinaires sur la ville de Brest sont partenaires et acceptent d’aider les bénévoles pour le soin des chats (vaccinations/stérilisation/problèmes de santé).

    Partenariat avec la fourrière de Brest qui récupère les chats errants pour les donner à l’Arche de Noé, évitant ainsi l’euthanasie (fréquence : 2 arrivées par mois). Mais cela dépend de l’adoption de ces chats.

    Quotidien des bénévoles (9h/12h) : nourrir, câliner, brosser, nettoyer leur environnement, désinfecter tout ce qui a été utilisé. Mercredi et samedi, permanence pour l’administratif. Tous les soirs, passage pour prodiguer les traitements indispensables (Bob chat diabétique nécessitant une piqûre).

    Manque de bénévole : besoin de 6 personnes 7j/7 (majeurs)

    Les chats peuvent montrer des signes de faiblesse pouvant être détectés uniquement par les bénévoles, connaissant leurs habitudes (petits signes). C’est pourquoi le suivi est très important. Un chat symptomatique est un chat malade depuis déjà pas mal de temps et assez gravement.

    La propreté et l’hygiène sont un point très important dans ce refuge. Sur les 3h de permanences chaque matin, 1h30 est passées au nettoyage et à la désinfection de tous les objets utilisés. Avant de rentrer dans chaque pièce, il est nécessaire de nettoyer ses chaussures en marchant dans un bac contenant une serviette humide et un produit.

     

    Enquête 2 :

    Valentin, 20 ans, vient de terminer son BTS pour lancer sa propre activité : l’éducation des chiens. Cette passion lui est venue lors du premier confinement. Le chien familial de nature agressive posait problème à sa famille. Valentin a profité du temps confiné, pour s’instruire sur l’éducation et la rééducation canine et appliqué les méthodes vu sur son propre animal.

    Aujourd’hui, après près de 100h de formation en ligne, Valentin peut enfin prétendre au poste d’éducateur canin. L’entretien s’est déroulé lors de la balade quotidienne de 2 chiens, dont Valentin s’occupe en ce moment, en l’absence de leurs maîtres. Valentin propose donc de l’éducation de chiots, de la rééducation de chiens et également du dog-sitting.

    Il n’utilise que très peu de matériel, car selon lui, c’est mieux de pouvoir sans passer pour éviter d’en être dépendant. Il utilise donc uniquement 2 laisses courtes et deux laisses longues.

    Commentaires :

     Les laisses longues sont souvent trop longues et donc traînent derrière lui pouvant le déséquilibrer. S’occupant de deux chiens à la fois durant certaines de ses balades, il arrive très souvent que les laisses s’entremêlent. Pour rassurer les maîtres, il aime bien souvent faire des photos avec les chiens. Cependant, ce n’est pas très facile en tenant la laisse de deux chiens qui tirent.

     

     

    Enquête 3 :

    Thierry, cadre de 58 ans, vit dans une maison à la campagne disposant d’un jardin de 1000 m². Il y vit avec sa famille et leur chien : Gosby un Epagneul breton (race de chien de chasse) de 11 ans.

    Le problème avec Gosby, c’est qu’il s’enfuit souvent. Soit il passe par le grillage quand il entrevoit des ouvertures, soit il se faufile dès que quelqu’un ouvre le portail ou le portillon sans faire attention. Ce problème est notamment dû au fait que Gosby est un chien diagnostiqué hyperactif et qu’il est d’une race de chasseur. De plus, Thierry assume ne pas promener assez souvent son chien, ce qui pourrait aider à résoudre son problème. Cependant, les ballades sont trop contraignantes et ne suffisent pas toujours car trop irrégulières.

    Pour ses maîtres, ses fuites sont problématiques pour plusieurs raisons. Cela peut impacter sa sécurité et celle des autres (peut provoquer un accident) ; Cela procure une gêne affective et une certaine angoisse liée à sa sécurité (kidnapping) ; au regard de la législation, la famille peut être en tort ; auparavant, Gosby détériorait la clôture pour pouvoir passer.

    Finalement le principal problème de ces fugues, c’est qu’il y a des risques.

    Pour le moment, pour éviter de nouvelles fugues, la famille redouble de vigilance lors de l’ouverture des accès (portail et portillon). Cependant, c’est très contraignant et parfois restreint la liberté du chien pendant quelques minutes (obligé d’enfermer le chien dans la maison le temps de sortir/rentrer une voiture dans le jardin).

    Les autres solutions existantes sont soit trop contraignantes pour eux et pour le chien, soit trop coûteuses. De plus, la famille manque de volonté.

    Selon eux, il serait intéressant de pouvoir faire sortir Gosby pour qu’il se promène en toute sécurité, sans qu’eux n’aient à le faire.

     

     

    Enquête 4 :

    Corinne vit en appartement avec son mari et leur jeune Fox-Terrier de 2 ans. Étant une chienne de chasse, Corinne et son mari la promènent tous les jours pour qu’elle puisse sortir de l’appartement clos. C’est une chienne bien élevée, éduquée très tôt pour venir lorsqu’on l’appelle. C’est pourquoi les promenades se font majoritairement sans laisse. Seulement, étant une chienne de chasse, il se pourrait que son instinct de chasse prenne le dessus sur son éducation à la vue/l’odeur d’un gibier. De plus, de par son jeune âge, elle ne revient pas toujours lorsque Corinne ou son mari l’appelle. 

    Pour éviter de vivre ce genre de situation, le mari de Corinne lui a offert en mai dernier, un collier GPS d’une marque très connue pour ce genre de produit. Ce choix s’est fait très rapidement, puisque son mari a regardé sur internet les colliers GPS existants ayant le meilleur rapport qualité/prix selon les internautes et étant de petite taille et léger pour leur jeune chienne. 

    Ils ont donc trouvé un boîtier se fixant à un collier et fonctionnant grâce à un abonnement mensuel. Il est cependant nécessaire d’avoir un téléphone portable pour télécharger l’application liée au boîtier. Sur l’application, Corinne peut voir la position de sa chienne. Ce n’est pas totalement du temps réel, car la position se met à jour toutes les 30 secondes. 

    Dans l’ensemble, le couple est plutôt satisfait de cet achat. Elle remarque cependant quelques détails importants : cela dépend beaucoup du réseau et parfois, s’approchant des bases militaires de Brest (notamment sur le sentier côtier), les brouilleurs empêchent la transmission de données entre le boîtier et le téléphone.  Même problème dû au fait que l’animal bouge et donc le boîtier à tendance à s’orienter vers le bas et donc de moins bien capté. Il serait intéressant de proposer un dispositif pouvant se fixer à un harnais pour que celui-ci soit toujours orienté vers le haut.

    Aussi, le boîtier n’est pas waterproof, et pour des chiens aimant beaucoup la boue et les rivières, l’appareil ne convient absolument pas.

    Enfin, l’attache au collier se fait avec des petits bouts de caoutchouc qui ne semblent pas très solides. En cas de casse, le boîtier entier doit être échangé/racheté. 

     

     

    Partie 2 – Persona

     

  • Recherche documentaire sur la simulation en santé à Brest

    Auteurs : M. Déturche, H. Zaouly, L. Genin

    Le centre de simulation CESIM-Santé de Brest : Le centre de simulation est réparti entre quatre salles de simulation complexe et de debriefing. Un local technique est équipé de toute la régie, l’informatique (système d’enregistrement/reproduction audio-vidéo numérique haute définition). De grands écrans permettent de diffuser à l’équipe médicale des images de radios par exemple pour améliorer encore le réalisme .

    Les salles de simulation peuvent être arrangées en fonction des scénarios, et équipées avec du matériel et ameublement hospitalier pour blocs opératoires, blocs d’accouchement, salles d’auscultation, salles d’accueil d’urgences vitales. L’environnement «mère-enfant» est recréé également par des tables chauffantes pour nouveau-nés.

    Année de création : 2009, 5540 stagiaires-jours par an, 365 formations par an.

     

    Schéma du centre : 

    • Trois salles de simulations
    • Trois régies automatisées
    • Trois salles de cours/debriefing
    • Un accueil/secrétariat
    • Un cabinet de consultation
    • Un appartement de simulation
    • Une salle de gestuelle
    • Un bloc expérimental
    • Une plateforme de simulation maritime
    • Deux salles de stockage

    Une visite virtuelle du CESIM existe pour mieux comprendre l’agencement d’une salle: [1]

    Personnes concernées par la qualité de la simulation : Les techniciens du CESIM (2 personnes), les formateurs et les étudiants qui suivent les formations par la simulation (étudiants en santé notamment internes en anesthésie-réanimation et médecine d’urgence).

    Observation faite sur la communication du technicien depuis la régis avec la salle de simulation dans laquelle se trouve l’étudiant: Lors d’une simulation, quand le technicien souhaite que l’étudiant reçoive une donnée concernant le faux patient, il doit actuellement lui transmettre l’information manuellement. Il parle alors dans un micro depuis la salle de régie pour que l’information soit diffusé via une enceinte dans la salle de simulation. La salle de simulation mime l’aspect, les sons et parfois l’odeur de salles d’opérations ou d’intérieurs d’ambulance. La prise de parole par l’opérateur interrompt donc l’immersion de l’étudiant que l’opérateur cherche avant tout à créer.

    Notre groupe a pour particularité d’avoir conscience d’une problématique du CESIM avant d’avoir commencé la recherche documentaire, par conséquent nous étudions directement les appareils concernés par cette problématique.

    Définitions de termes employés au CESIM dans les simulations qui comprennent des données médicales:

    Le taux de glycémie est la concentration de sucre dans le sang. Il se mesure avec un appareil à glycémie que l’on appelle “hémoglucotest” ou “Dextro” (surnom donné à cause d’une marque qui s’appelle Dextro).

    Le taux d’hémoglobine capillaire est la concentration d’hémoglobine (protéine fixatrice du fer et donc de l’oxygène) présente dans les petits vaisseaux notamment présents à l’extrémité des doigts. Le taux d’hémoglobine capillaire se mesure avec un hémoglobinomètre, aussi appelée « hémocue » ou « hémoQ » (surnom donné à cause d’une marque qui s’appelle comme ça, mais qui ne doit pas être évoqué sur notre solution puisque c’est un nom déposé, comme Dextro).

    La recherche documentaire a été réalisée en parcourant internet.

    Technique actuellement employée par le CESIM pour la télécommunication: Entrée: Micro en régis / Sortie: enceinte en salle de simulation.

    Produits commercialisés qui servent à mimer des appareils de mesure lors de simulations en Santé: Nous avons fait des recherches sur les produits qui peuvent être utilisés en centre de simulation et qui ont un rapport avec la prise de température, de taux d’hémoglobine ou de taux de glycémie. Pour cela, nous avons orienté nos recherches en consultant les sites des partenaires du CESIM-Santé, parmi lesquels figurent de grands groupes comme GE Healthcare ou Sanofi. Ce sont les suivants :

    • sensoryco4D, GE Healthcare, cervva, adis, sanofi, hamilton medical, smith medical, simAfor, smithsmedical, ResMed, Medi calem, Laerdal, maqpro, multicam, Gaumard, Novartis, Virtualys, Fisher et Paykel HEALTHCARE, twin, id2 Santé, weinmann.

    La simulation en Santé est un domaine dans lequel il y a assez peu de ventes car il n’existe que 70 centres de simulation en Santé en France répertoriés sur le site de la société française de simulation en santé [2] et que chaque centre n’a pas besoin d’acheter le même produit de nombreuses fois. Cela a pour conséquence que le système des entreprises traditionnel propose des produits à coût élevé de manière générale en simulation en Santé. La lecture des sites montre que la plupart des stations de simulation dépassent le millier d’euros et les mannequins réalistes vont jusqu’à plusieurs centaines de milliers d’euros.

    Voici ce que l’on a observé pour chaque appareil dont les fonctions sont mimées par le CESIM-Santé:

    THERMOMÈTRE: Un produit existe mais il est très cher (5000 euros), ne permet d’envoyer qu’un seul type de donnée sur un faux thermomètre (ne répond donc pas aux demandes d’appareil à glycémie et hémoglobine) et le design de l’appareil est fait de manière à ressembler au thermomètre le plus utilisé en Amérique du Nord, et a par conséquent un design qui ne rappelle pas l’apparence des thermomètres utilisés en France [3]. Voici, ci-dessous, une image du genre de thermomètre que l’on retrouve à Brest dans les hôpitaux :

    GLYCÉMIE: Il existe un produit fait par Adam Rouilly et vendu sur le site Medicalem dont le lien de la page de présentation est le suivant: [4]. Il s’agit d’un appareil qui ponctionne une fausse main pour mesurer un taux de sucre. Ce système fonctionne grâce à un liquide mis à l’intérieur et qui doit être réapprovisionné ce qui augmente encore le coût du système d’Adam Rouilly. De plus son système ne permet pas de déterminer une valeur aussi librement que si on le fait numériquement. De plus, la valeur ne peut pas être modifiée pendant la simulation. Point intéressant: le design des boutons peut nous inspirer pour notre système. 

    Voici, ci-dessous, un exemple de véritable appareil à glycémie, tel qu’on le retrouve au CHU de Brest:

    HEMOCUE: Nous n’avons pas trouvé d’appareil de simulation sur le site officiel de “hémocueFrance”. De même sur les autres sites parcourus (voir ci-dessus). Voici un exemple du véritable appareil, que l’on retrouve au CHU de Brest (voir ci-dessous) [5]:

    APPLICATION SUR UN TÉLÉPHONE: en tapant le mot “iSimulate” dans l’apple store, il est possible de trouver une application iOS qui affiche 3 types d’appareil sur un téléphone. Cependant, cela ne fait qu’afficher un dessin d’appareil à l’écran, mais cela ne permet pas de communication avec un logiciel en salle de régie et il n’est pas possible de faire varier la valeur sur le dessin. Voici, ci-dessous, une image de l’application iSimulate:[6]

    Autrement, nous n’avons pas trouvé d’application plus intéressante.

    Information qui montre l’utilité d’équipements de simulation moins chers et de qualité pour l’étudiant : Certains internes en anesthésie-réanimation ont une journée par semaine consacrée à la formation en simulation, bien que celle-ci soit facultative dans leur cursus. La simulation est donc une part importante de leur formation. De plus, de nombreux organismes semblables au CESIM existent aussi à l’étranger et proposent aux étudiants en médecine de par le monde de se former grâce à des simulations comme le CMS (Centere for Medical Simulation) ou Jhon Hopkins Medicine. De plus, certains pays défavorisés en Afrique ou en Asie n’ont pas le budget suffisant pour s’équiper du couteux matériel moderne fourni par les grandes multinationales et notre solution permettrait de former plus de médecins efficacement dans des pays qui en ont besoin.

    Remarque finale sur la recherche documentaire: Il n’existe pas d’appareil à la fois neutre, ressemblant à un appareil de mesure médical et  qui puisse recevoir de la régie et afficher tous les types d’information nécessaires aux scénarios de simulation du CESIM-Santé (température, taux de glycémie et taux d’hémoglobine).

    Un téléphone peut remplir ces fonctions mais ne ressemble pas assez aux appareils de mesure qui ont plutôt l’aspect suivant: un écran qui occupe moins de la moitié de la face antérieure de l’appareil, un affichage épuré, peu de boutons, une coque en plastique.

    Bibliographie:

    [1] Visite virtuelle du CESIM: https://youtu.be/VIf7oeGYrko

    [2] Evaluation des structures de simulation – SoFraSimS : https://sofrasims.org/sofrasims/comites/evaluation/evaluation-des-structures-de-simulation/

    [3] Thermometer Plus simulator: https://innov2learn.ca/devices/thermometer-plus/

    [4]AR28 Simulateur de glucomètre numérique (medicalem.com): https://www.medicalem.com/produit/ar28-simulateur-de-glucometre-numerique

    [5] Lien vers les caractéristiques de l’Hémocue: https://www.michiels.be/fr/hemocue/2669-HEMOCUE.html

    [6] Lien vers le site web de l’application iSimulate: https://www.isimulate.com/fr/pockit