FabLab : espaces de créativités ouverts

Catégorie : TAF COUAD

  • OBO: Étude Terrain et Personas

    Group 1: Andrés Ricardo CÉSPEDES GARCÍA, Fabrice KOUAME, Daniel Alejandro TERÁN FERNÁNDEZ,

    Dans notre projet, nous avons décidé de nous concentrer sur les transports en commun. Suite à notre état de l’art, il a été nécessaire de réaliser des enquêtes de terrain afin de confirmer ou de corriger nos hypothèses initiales. Le tableau suivant résume les enquêtes réalisées :

    Personnes rencontrées Métier Date de rencontre
    M. Tram Conducteur de bus et de tramway 19/09/2022
    Mme et M. Voyage Usagers des transports en commun 19/09/2022
    M. Téléphérique Usager des transports en commun 19/09/2022
    Mme. Entreprise Employée chez RATP 27/09/2022

     

     

    Partie 1 – Synthèse de l’enquête terrain

     

    Entretien avec M. Tram : Un chauffeur de bus et de tramway

    Nous avons décidé d’interviewer une personne qui était directement liée aux transports en commun, alors la conversation avec ce professionnel de la conduite est très vite devenue naturelle d’autant plus qu’il était à la fois conducteur de bus et de tramways chez le fournisseur Bibus.

    L’interviewé est un conducteur de tram et de bus avec de nombreuses années d’expérience, bientôt à la retraite, qui nous a raconté avec détails les aléas de son métier.

    Pour le conducteur, il devient clair que les transports en commun sont très importants car ils transportent des centaines de personnes chaque jour. Il estime qu’un niveau d’attention plus élevé est nécessaire dans le tram que dans le bus car les conditions sur les rails sont différentes de ce qu’on peut avoir sur les toutes normales.

    Le chauffeur nous a confié que l’attroupement de personnes dans certaines parties des transports en commun est un réel problème. Fort de son expérience, il s’est rendu compte que les personnes âgées ont tendance à s’asseoir à l’avant du véhicule, près du chauffeur ; tandis que les plus jeunes ont tendance à préférer les zones arrière.

    1. Tram s’estime chanceux car durant ses années de service, il n’a jamais été témoin d’agressions ou de harcèlement. Cependant, il est conscient qu’il s’agit de problèmes existants.

    Il nous a dit que parfois les gens ont tendance à s’entasser à la porte d’entrée du bus, alors la solution qu’il a adoptée est de prendre un moment pour demander verbalement aux passagers de se déplacer à l’arrière du bus. Il nous a également indiqué que cette solution ne peut pas être adoptée dans le tram car il est isolé dans sa cabine pendant qu’il travaille.

     

    Entretien avec Mme et M. Voyage : Usagers des transports en commun

    En se promenant dans la ville, nous avons rencontré un couple qui visitait la ville de Brest, qui a très gentiment accepté de nous raconter son expérience en tant qu’usager des transports en commun.

    Le couple a déclaré qu’il venait d’une grande ville, dans laquelle prendre les transports en commun est chaotique et stressant. Ils nous ont dit qu’il était fréquent d’accuser du retard dû à la saturation du système de transport.

    Mme et M. Voyage nous ont indiqué qu’ils n’utilisaient pas habituellement les transports en commun, mais en plus des problèmes mentionnés ci-dessus, ils ont justifié leur choix par des raisons environnementales. Ils nous ont dit qu’ils préféraient marcher jusqu’à leur destination ou y aller à vélo.

     

    Entretien avec M. Téléphérique : Usager des transports en commun

    Monsieur Téléphérique a accepté l’interview et nous a fait part de son point de vue concernant les transports en commun.

    L’interviewé a déclaré qu’il utilisait fréquemment les transports en commun. Il nous a fait savoir qu’au moment de décider quel moyen de transport utiliser pour se déplacer, il prend en compte : la sécurité, le confort, le temps de trajet et le prix.

    L’homme nous a dit qu’ayant le besoin de se déplacer lorsqu’il y a une affluence très importante, il se sent mal à l’aise car il considère qu’il est plus facile d’être victime de pickpockets.

    Monsieur Téléphérique n’a jamais été victime de harcèlement, cependant il considère que dans les transports en commun c’est un problème latent qui peut survenir à tout moment.

     

    Entretien avec Mme. Entreprise : Employée chez RATP

    Cet interviewé est le responsable du laboratoire d’innovation à RATP.

    Lors d’un entretien avec Madame entreprise, elle nous a dit qu’il existe aujourd’hui différentes méthodes pour recevoir des suggestions et des commentaires d’utilisateurs, comme les e-mails, les bureaux et les appels téléphoniques.

    Elle nous a dit qu’aujourd’hui une solution au problème de l’encombrement dans les transports en commun est d’affecter des travailleurs avec des gilets orange qui ont des informations à jour et, en plus de recommander une distribution différente, sont capables de fournir des informations sur les itinéraires du système.

    La personne interrogée a indiqué qu’un nouveau format de suggestion est en cours de test, dans lequel certains utilisateurs peuvent participer à des ateliers où ils peuvent présenter leurs idées pour résoudre les problèmes actuels du système de transport public.

    Madame Entreprise nous a fait savoir qu’un problème auquel elle fait face aujourd’hui est la transmission des informations de changement d’itinéraire aux usagers en cas d’interruptions de service dues aux manifestations.

    La dame nous a dit qu’elle trouve très intéressante la possibilité de répartir les gens de façon plus équitable dans le système et croit qu’ainsi, la qualité du service s’en trouvera améliorée. Elle est ouverte à la possibilité de tester des solutions présentées par le public.

     

    Conclusions

    Après avoir mené les 4 entretiens, il est devenu évident que chaque personne a des besoins différents. Cependant, il y a quelques points communs que nous considérons comme importants :

    Tout d’abord, il est important de souligner l’accumulation de passagers dans certaines zones des transports publics (comme les portes), laissant d’autres complètement vides.

    Deuxièmement, nous avons constaté que les gens trouvent qu’il est extrêmement important de prendre en compte le confort, la ponctualité, la sécurité et le prix lorsqu’ils décident du moyen de transport à utiliser.

    De même, les personnes interrogées ont exprimé leur intérêt pour une solution au problème de l’encombrement dans les transports en commun.

     

     

    Personas

    Nous avons fait trois PERSONAS qui ont des espoirs et besoins différents où nous collectons les plus importantes différences et caractéristiques des personnes affectés par OBO.

    Marie et Anna sont principalement des professionnelles qui accordent une importance particulière au confort et à la tranquillité  lorsqu’elles décident d’utiliser les transports en commun. Aussi, en tant qu’ingénieurs, leur travail leur permet de travailler sur des projets liés au thème de l’environnement et de la construction d’une société durable. Par rapport aux transports en commun, leur problème vient du fait qu’elles ne connaissent pas assez le fonctionnement du système pour pouvoir faire un choix optimal lorsqu’il y a des congestions. On a choisi ces profils pour représenter des personnes qui priorisent le confort à la rapidité et qui sont pour des moyens de transport durables et respectueux de l’environnement.

    Maurice est un travailleur acharné avec un travail qui exige la ponctualité et des déplacements rapides. Ses options de mobilité peuvent être variées. A cause d’une possible crise de chômage dans sa ville, il doit donner le meilleur de lui-même pour ne pas être parmi ceux qui pourraient être touchés par cette crise et cela passe aussi par son assiduité et sa ponctualité au travail. En ce qui concerne les transports en commun, il priorise donc la rapidité afin d’arriver à l’heure au travail, toutefois il ne néglige pas le volet confort. Son profil représente les personnes qui priorisent le transport rapide et qui connaissent d’autres moyens de transport qui offrent plus d’avantages que les transports en commun.

    Denise représente des femmes enceintes qui ont des besoins particuliers auxquels le système de transport doit répondre. Son profil nous donne des caractéristiques sur la priorité exceptionnelle du confort pour son bien-être. Aussi, il y a le problème de harcèlement dans les espaces publiques qui peut être accentué par l’encombrement dans les transports en commun.

  • Recherche documentaire sur la TRACABILITE DES VETEMENTS DANS L’INDUSTRIE DU TEXTILE

    Auteurs :

    Moya APIA
    Hoang DUONG
    Tanguy de LANVERSIN

     

    MOTS CLES

    Traçabilité
    connaître l’origine et suivre le parcours d’un produit

    Recyclage
    récupérer des vieilleries et de
    les réintroduire, après traitement, dans le cycle de production

    1. Quel est le problème ?

    Remonter une filière jusqu’au producteur de matières premières est devenu mission presque impossible dans l’industrie du textile. De sous-traitants en sous-traitants, la confection de nos vêtements emprunte bien trop souvent des filières opaques et destructrices tant d’un point de vue sanitaire qu’environnemental. Aussi, avec le fléau de la contrefaçon, nombre de vêtements présents sur le marché de consommation sont à forte constitution chimique, remettant ainsi en cause la sécurité sanitaire des consommateurs. Face à cela, les consommateurs deviennent de plus en plus regardants sur l’origine et les conditions de fabrication de leurs vêtements, développant ainsi des méfiances à l’égard de certaines marques. Près de 2 Français sur 3 (65%) affirment aujourd’hui que l’engagement des marques et des entreprises en matière de développement durable constitue un critère de choix important au moment de leurs achats mode /habillement”, selon une enquête IPSOS publiée en 2019 [1].

    À ce jour, la traçabilité des vêtements présente un enjeu majeur tant pour les consommateurs soucieux de leur bien-être, que pour les marques désireuses de maintenir un climat de confiance avec leur clientèle. Pour rassurer les consommateurs quant à la fiabilité des produits, les marques telles que H&M utilisent l’outil de traçabilité Textile Genesis [2] et bien d’autres dont nous parlerons dans la suite.

    H &M (TEXTILE GENIS)

    – By Amit Gautam, Founder & CEO,  TextileGenesis, Avril 2022

    Le groupe H&M est à la pointe de la traçabilité dans l’industrie de la mode et nous a continuellement mis au défi de fournir une traçabilité à grande échelle. Notre ambition commune de suivre plusieurs centaines de millions d’unités, de la fibre à la vente au détail, marque une étape importante. Elle permet à l’ensemble du secteur de progresser dans la réalisation d’une traçabilité évolutive de la chaîne d’approvisionnement.

    2. Recherche documentaire

    Face au problème de traçabilité des vêtements, de nombreuses techniques sont utilisés par les acteurs de l’industrie du textile, en particulier les marques de vêtements afin de répondre à ce besoin. Nous en présenterons quelques-unes dans cette partie.

    PRODUCTION DE VÊTEMENTS

    Plusieurs techniques existent aujourd’hui pour répondre à ce besoin. Certaines marques choisissent de produire elles-mêmes leurs vêtements à partir de matériaux soigneusement sélectionnés par des experts, c’est le cas de la marque mARIANNE by Marie Jordane, une marque française de prêt à porter écoresponsable pour femme, qui privilégie les matériaux en coton. Cette méthode, bien que très pratique, ne garantit pas aux consommateurs l’authenticité des produits utilisés. En plus de cela, elle génère des coûts supplémentaires de production. [3]

    ETIQUETTE TRADITIONNELLE

    À côté de cela, nous avons aussi l’étiquette traditionnelle, qui s’est modernisée au fil des années, avec l’essor des technologies de la 3e révolution. En effet, le monde des vêtements est passé des étiquettes habituelles, souvent écrites en 10 langues, donnant uniquement le lieu de fabrication des vêtements, à un nouveau modèle qui fournit aussi la composition des habits, grâce à l’ajout de code QR sur l’étiquette [4]. Cette innovation connaît cependant une limite au niveau de la durabilité des codes QR et de la surface d’impression. Dans certains cas, les codes sont imprimés sur un papier spécifique qui sera probablement retiré après l’achat. Dans les cas où l’impression est faite directement sur le vêtement, le code risque d’être illisible au bout de quelques lavages.

    BLOCKCHAIN

    La blockchain est une autre solution au problème de traçabilité des vêtements. Une application de cette technologie, réalisée par l’entreprise Tilkal, consiste à faire intégrer par le fabricant les informations concernant les vêtements dans un logiciel que l’utilisateur pourra récupérer via le scanne d’un code-barres. L’utilisation de cet outil est bien souvent difficile, car les informations proviennent de plusieurs sources.

    BIOMARQUEUR

    Provenant de légumes ou fabriqués de façon artificielle, cette technique a été mise en place par Michela Puddu, directrice générale de Haelixa. Elle consiste à intégrer des biomarqueurs sur les tissus dès leur conception. En effet, un biomarqueur enfermé dans une nanosphères de 1/10.000 mm de diamètre est pulvérisé sur le tissu dès la sortie de la fabrication jusqu’aux revendeurs. Ainsi, ces biomarqueurs constituent un ADN artificiel qu’il est possible de lire pour retracer les vêtements.

    Biomarqueur : Caractéristique biologique mesurable liée à un processus normal ou non et utilisé dans le domaine de la médecine. lien vers la vidéo de Haelixa : Haelixa-Our values

     

    3. Discussion du problème initial

    Notre intérêt initial était sur la seconde vie des vêtements, en particulier sur le fait que les vêtements sans étiquettes ne peuvent pas être recyclés (utilisés pour faire d’autres matériaux). En effet, les étiquettes des vêtements nous informent sur les origines et la composition des vêtements, bien que ces informations soient insuffisantes, il est impossible de savoir comment transformer les vêtements sans celles-ci.

    La transformation des vêtements ne constitue pas un problème majeur car  peu de vêtements sont transformés en matériaux dans la seconde vie, la plupart sont revendus ou offerts. En effet, sur 210.000 tonnes de produits usagés collectés chaque année en France, 59,4% est retourné dans les boutiques, 31,8% est transformé en chiffons… et seulement 7.5% est transformé en combustible solide et matériaux [5]. Au vu de ces chiffres, il est flagrant que la seconde vie d’un vêtement est, dans la
    majorité des cas, la remise de celui-ci sur le marché de consommation. Aujourd’hui de plus en plus de personnes s’intéressent à l’origine des vêtements qu’ils achètent. Vu l’importance des origines de vêtements, nous avons décidé de nous réorienter sur la question de la traçabilité des vêtements.

    4. Premières hypothèses

    Face au problème de la traçabilité des vêtements, nous avons formulé certaines hypothèses dans le bus comprendre les causes fondamentales du problème et évaluer les pistes de solutions. Nos hypothèses sont les suivantes :

    • Plusieurs acteurs sont liés à la composition des vêtements, ce qui cause le manque de traçabilité.
    • Révéler toutes les informations sur les vêtements peut compromettre les marques et les usines de fabrication.
    • L’utilisation de plusieurs types de matériaux différents lors de la fabrication des vêtements, peut rendre difficile le fait de les mettre à disposition.
    • Les informations sur les vêtements peuvent être incompréhensibles pour les consommateurs, à cause des termes techniques et scientifique, qu’on ne peut pas remplacer.
    • Les solutions de traçabilité existante ne sont pas durables, elle ne permettre qu’une traçabilité partielle des vêtements.
    • Les étiquettes sont difficiles à lire et à comprendre à cause de la taille de la police (souvent très petite).
    • Peu de domaine cherche à trouver des solutions, dans le domaine des vêtements.
    • Les solutions de traçabilités génèrent des coûts supplémentaires.
    • Pour un consommateur, connaitre la traçabilité des vêtements, n’est important que lors de l’achat.
    • Une bonne solution de traçabilité doit pouvoir se passer de l’intervention des marques et usines de production.
    • La technologie constitue une meilleure approche, pour répondre à cette question.

     

    5. Mot de fin

    En tant que des acteurs, du monde technologique, nous souhaitons mettre en avant la puissance des outils de la troisième révolution industrielle, en vue de répondre efficacement à la question de la traçabilité des vêtements. Ainsi, nous voulons tirer profit d’une technologie existante, la RFID, pour garantir une traçabilité la plus fine et précise possible. Les étiquettes RFID ont déjà été adoptées par de nombreuses marques (Décathlon et Wallmart..), leur permettant d’améliorer au quotidien la gestion des stocks et de réduire considérablement le nombre de vols dans leurs magasins. Nous voulons étendre ces cas d’usage à une garantie d’authenticité pour le consommateur et à une possibilité de remonter toute la filière de production du vêtement acheté. Aussi permettre aux marques et acteurs de l’industrie du textile de rassurer leur clientèle sur la provenance des produits.

    La recherche documentaire et les entretiens que nous avons réalisés ont révélé de manière indiscutable l’enjeu que représente la traçabilité des vêtements. Mais il est aussi ressorti que cette thématique est très vaste, et de ce fait assez complexe à traiter. Au vu de cela, nous avons réorienté notre étude sur une autre problématique, à savoir : Comment automatiser la gestion des stocks de vêtements au sein d’un magasin ? Cette interrogation qui est désormais l’objet de notre travail, est d’une grande importante pour les surfaces de vente de vêtement, d’autant que la plupart ont recours à des méthodes peu pratiques. En effet, dans certains magasins comme décathlon, les employés doivent scanner manuellement les étiquettes des vêtements afin de les enregistrer. C’est donc dans le but d’améliorer ce processus que nous portons notre intérêt sur la gestion des stocks en magasin.

     

    Références bibliographiques :

    [1] Faustine Ducreu & Doan-Anh Pham, «les français et la mode durable», IPSOS, 1 оctobre 2019 : consulté l’article 

    [2] Merel Krebbers & Amit Gautam «H&M Group expands partnership with TextileGenesis», H&M Group, 29 Avril, 2022 : consulté l’article

    [3] Marie Jordane, «mARIANNE by Marie Jordane », Marques de France : consulté l’article

    [4] «L’étiquette de traçabilité pour le textile, à quoi sert-elle ?», Footbridge : consulté l’article

    [5] Nicole Buyse, «Fripes, chiffons, combustibles : ce que deviennent les textiles», Les Echos,  23 juin 2017  : consulté l’article

  • Enquête terrain sur la télécommunication entre les enseignants et les étudiants en simulation au CESIM-Santé de Brest

    Auteurs: Maxime DETURCHE, Héliote ZAOULY, Lucas GENIN

    Le groupe « Santé! » de la TAF CoOC à IMT atlantique, a réalisé une enquête terrain, en deux rendez-vous, auprès du personnel du CESIM-Santé de Brest et de deux jeunes médecins.

    Lors de la première partie de l’enquête terrain, le groupe santé! de la TAF CoOC, en septembre 2022, a rencontré un technicien, membre du CESIM-Santé de Brest, centre de simulations en santé pour l’entraînement d’étudiants en Santé à la faculté de Brest. Son problème est qu’il souhaite transmettre, à l’étudiant en salle de simulation, depuis une salle de régis, des informations de température, de taux d’hémoglobine et de taux de glycémie lors d’environ 60% des entraînements  et qu’actuellement lui et sa collègue technicienne ne peuvent le faire qu’en parlant dans un micro, ce qui interrompt l’immersion.

    Face à cette problématique, le groupe « Santé! » de la TAF CoOC se lance dans un projet de développement d’un système composé d’un appareil électronique, entouré d’une coque, mis dans la main de l’étudiant en simulation, qui communique avec une application Web sur l’ordinateur de l’opérateur et qui en reçoit des données qu’il affiche. L’appareil est constitué d’un circuit électronique et d’une coque de manière à imiter les appareils de mesure suivants:

    • thermomètre
    • appareil à glycémie
    • appareil à hémoglobine.

    Déroulement du deuxième entretien de notre enquête terrain:

    Nous avons interrogé 5 personas concernées par cette problématique:

    • Au centre du CESIM-Santé, les deux techniciens du CESIM et un formateur du CESIM, pompier, qui a suivi une formation pour devenir formateur
    • Dans le hall de la faculté de médecine de Brest: deux jeunes médecins récemment étudiants, diplômés le jour même de notre interview.

    La particularité de notre méthode de gestion de projet a été de fusionner la seconde enquête terrain avec une première démonstration de prototype.

    L’entretien s’est fait par un échange sous forme de questions et de réponses et d’une écoute des remarques que les interviewés voulaient faire.

    Synthèse de la deuxième enquête terrain

    Rapport de l’interview d’Albert et Sophie, deux techniciens du CESIM-Santé et de Jacques, pompier formateur

    Au cours de l’enquête, les techniciens nous ont expliqué l’organisation des simulations: Lors de chaque simulation, il y a toujours un technicien et un formateur dans la salle de régis. Le formateur est un médecin, dentiste, pompier ou intervenant en communication qui a reçu une formation pour pouvoir organiser des simulations. Les formateurs ont reçu une formation pour organiser les formations.  Ils écrivent les scénarios en fonction de situations vécues dans leur vie et de manière à suivre les programmes de formation (la simulation n’est pas obligatoire au niveau national et une ville comme Marseille ne propose aucune simulation à leurs étudiants). Les techniciens, au nombre de deux au CESIM, sont responsables du fonctionnement des appareils utilisés lors de la simulation.

    Les deux techniciens travaillent plutôt sur leur pôles préférés mais il leur arrive de travailler chacun dans chaque pôle: anesthésie, chirurgie, médecine de réanimation, pédiatrie, par exemple.

    Selon eux, pour notre système, une seule coque multi-usage serait préférable et elle répondrait à leurs critères. Le gris serait, d’après Pierre, le technicien, une bonne couleur pour la coque.

    Ils nous ont rappelé que l’appareil serait utilisé de manière quotidienne avec 4 à 6 simulations organisées par jour du lundi au vendredi.

    Ils aimeraient avoir une adresse IP fixe, de manière à faciliter leur configuration.

    Rapport de l’échange avec les deux jeunes médecins de deux spécialités différentes

    Nous avons interrogé deux médecins l’un après l’autre, Baptiste puis Louise.

    Louise, médecin généraliste, trouve que la coque pourrait être deux fois moins longue.

    Baptiste, médecin anesthésiste, trouve que les détails décoratifs ne sont pas importants et qu’il est préférable d’avoir une coque épurée. La coque multi-outils lui conviendrait mieux que d’avoir une coque pour chaque appareil puisque selon lui, chaque appareil peut avoir un design variable. Il trouve qu’une couleur plutôt neutre comme du blanc serait appréciable.

    Les conclusions que nous en tirons:

    • Il faut faire un seul système électronique recouvert d’une coque multifonctions.
    • Il faut utiliser une batterie capable de tenir plus d’un jour
    • Il faut munir l’appareil d’un bouton afin que l’extinction et l’allumage fréquents de l’appareil n’endommagent pas le circuit.
    • Il faut faire la coque de manière à ce qu’elle soit la plus petite possible par rapport à la taille du circuit électronique.
  • Répartition dans le transport en commun et l’incertitude sur l’état des prochaines services

    Andrés Ricardo CÉSPEDES GARCÍA, Fabrice KOUAME, Daniel Alejandro TERÁN FERNÁNDEZ,

    23/10/2022

    Group 1

    Introduction

    Aujourd’hui le système de transport en commun est sans aucun doute le moyen le plus populaire pour se déplacer; il possède de nombreux avantages en réduisant les embouteillages et l’émission de gaz.  Cependant, il y a plusieurs raisons pour lesquelles les gens sont réticents à prendre les transports en commun : le manque de confort, la saturation du système, l’incertitude sur l’état de saturation du service suivant, l’augmentation des véhicules personnels, etc.   Ces problèmes dans les transports publics sont récurrents et doivent être résolus afin d’inciter d’avantages de personnes à son usage. Ce projet cherche à résoudre un vrai problème autour des moyens de transport.

    Description de la recherche et terrain

    2.1 Terrain

    Afin de mieux connaître les problèmes qui minent les transports en commun en France en général et à Brest en particulier, nous avons été en immersion sur le terrain à la recherche d’informations. Ceci avait aussi pour but de mieux cerner le sujet et de connaître les problématiques réelles auxquelles tous les acteurs de ce domaine font face au quotidien.

    Pour ce faire nous avons eu recours à différentes techniques d’enquêtes terrain : 

    • L’observation terrain

    Nous avons commencé l’enquête terrain par une observation non-participante qui nous a fait prendre connaissance de certains faits et situations. Ceci, dans le but d’observer les personnes en situation et être capable de ressortir d’éventuels problèmes qu’il peut y avoir.

    • L’entretien direct

    Après la phase d’observation nous avons interviewé, sur place, des passagers et aussi des conducteurs de bus et de tramway en vue de recueillir leur sentiment et leur avis sur le trajet et les transports en commun en général. D’autres entretiens ont eu lieu dans des parcs, des rues, afin d’avoir un maximum d’informations.

    Résultats et découvertes

    On a trouvé des conclusions pertinentes concernant les passagers, les chauffeurs et le fournisseur de transport en Brest, bibus.

    Le chauffeur perçoit qu’il n’existe pas de problème réel par rapport à la sécurité, mais il sait que les personnes âgés préfèrent être à l’avant du véhicule et être plus proche du conducteur car cela leur procure un sentiment de sécurité. C’est l’une des raisons pour lesquelles l’encombrement est plus accentué à l’avant des bus ou tramways que dans la partie arrière. Il y a des situations où le chauffeurs ou des contrôleurs du système (assistants de transport) demandent au passagers de se déplacer à la partie arrière, où il y a plus d’espace.

    Les réponses des passagers sont diverses. On trouve que le problème commun est l’incertitude sur le meilleur choix de services, en dépendant du besoin du passager. Ils prennent leur décision en priorisant le temps du trajet et le confort. Par rapport à d’autres questions comme la sélection d’un wagon peut être arbitraire ou en accord avec la réduction de la distance entre la place choisie et la sortie du véhicule. Par rapport à des observations réalisées, on voit que il est commun d’avoir plus d’encombrement, même s’il y a des sièges disponibles à l’arrière du transport.

    Après un entretien avec une collaboratrice du fournisseur Bibus, elle nous fait savoir que les problèmes d’encombrement ne sont pas des préoccupations couramment remontées vers la direction, et elle envisage partager la discussion avec l’équipe d’innovation de Bibus.

    En conclusion, il existe des problèmes par rapport au confort et la décision de choix de passagers pour améliorer ses trajets dans des moyens de transport. On rencontre aussi des problèmes adjacents qui peuvent être liés à la sécurité et au confort.

    2.2 État de l’art

    En utilisant des outils de recherche habile sur l’intranet de l’IMT et sur sites académiques libres, la révision documentaire s’est concentrée sur l’identification de la problématique, ainsi que des solutions déjà existantes. Le résultat permet de développer plus la compréhension du sujet et les réelles conséquences négatives de celui-ci.

    La problématique de l’encombrement a de nombreuses préoccupations différentes telles que les retards de transit et les coûts associés, l’augmentation du stress/de la fatigue liés aux déplacements et les pertes connexes de productivité économique, de santé et de sécurité, et le pickpocketing [1]. Certaines d’entre elles ont été exprimées dans les entretiens qu’on a mené. Il y a des usagers spécifiques comme les femmes enceintes, qui sont directement affectées par la façon de transporter les usagers puisque une expérience de trajet négative peut induire du stress et avoir un impact sur la grossesse et ses changements associés ce qui peut avoir des implications sur son bien-être et sa santé [2].

    On a trouvé que l’encombrement dans le transport en commun et dans chaque moyen de transport a été examiné dans plusieurs villes et pays avec des méthodes différentes [1] où les résultats sont variés [3][4][5][6]. En général, l’encombrement est un facteur important qui affecte le bien-être des passagers, par conséquent, il influence les passagers pour choisir l’un ou l’autre moyen de transport [4], il aussi est commun que des usagers arrêtent d’utiliser le transport en commun et commencent à utiliser une voiture ou un vélo personnel [5]. Il convient de souligner que les principaux facteurs de décision sont le confort et le temps dans le transport [3], lesquels peuvent changer de manière significative les décisions de l’usager et son expérience [4].

    Spécifiquement, dans la prise de décision des passagers quant au fait de prendre un tramway, un autobus ou encore le métro, des recherches montrent que c’est difficile d’établir une seule raison des usagers pour le choisir. Il est possible d’affirmer que, par exemple, en Corée du Sud, la distance à marcher à la destination est un facteur déterminant, mais est incertaine d’une manière générale[6].

    Identification de la problématique

    Après des recherches et l’enquête terrain effectuée, nous avons trouvé une problématique que nous jugeons intéressants et nous sommes prêts à traiter:

    Comment aider le passager à prendre la décision concernant le choix du véhicule (présent ou suivant) ainsi que l’entrée dans ce véhicule afin d’améliorer son confort et donc sa satisfaction à utiliser ce moyen de transport?

    La recherche a aidé à établir la réalité de la problématique initiale présentée dans différents environnements et des technologies déjà utilisées. Dans l’identification du problème, on peut voir qu’il y a un problème lié à d’autres dans le transport en commun comme le choix des passagers entre différentes méthodes de transport ou l’heure à laquelle le prendre. Il a de nouvelles considérations au moment d’identifier la problématique car il n’est pas seulement lié au confort, mais aussi au sens de sécurité et de diminuer le temps d’attente dans le transport. 

    Solutions déjà existantes

    Il y a plusieurs propositions de solution à ces problématiques telles que montrées dans l’article indien publié dans l’organisation IEEE [7]. Il développe une solution en bas des travaux antérieurs avec différentes conceptions technologiques pour proposer et désigner un système optique qui utilise une caméra pour obtenir des images et identifier l’encombrement dans le bus. Le système permet de distinguer la condition du transport en quatre catégories: Very low, low, high et very high.  Le travail décrit en [8] utilise des capteurs infrarouges (IR). Le système utilise des capteurs de proximité IR pour détecter la quantité de personnes  présentes à l’intérieur du bus et utilise le GPS pour obtenir l’emplacement en direct du bus et l’affiche sur une page Web.

    En [9], les auteurs ont développé un système dans lequel ils peuvent estimer la quantité des gens sur un environnement spécifique dans les images fixes. Ils ont utilisé une combinaison de méthodes telles que les points d’intérêt, l’analyse de Fourier, la décomposition en ondelettes, les caractéristiques GLCM et les détections de tête à faible confiance. En [10], les auteurs ont détecté l’affluence de passagers. Ils ont utilisé la fonction Haar et Algorithme Adaboost pour détecter la tête des passagers. Dans l’étude proposée par [11], les auteurs ont mis au point une technique basée sur les images. Ils ont utilisé des filtres pour modéliser la saturation  pour différentes tailles de têtes. Une autre solution proposée par [10] utilise le GPS et la RFID. Les détails sur l’emplacement du bus sont fournis via l’appareil GPS et les RFID sont utilisées par les auteurs  à l’entrée et à la sortie du transport pour calculer la quantité des sièges vacants dans les bus.

    Cette problématique se connecte avec d’autres situations dans le transport en commun comme la localisation des bus, du tramway ou la création de systèmes intelligents de transport qui veulent avoir des impacts positifs dans les trajets du passagers [13].

    Premières Hypothèses

    Après avoir étudié la problématique et les solutions existantes, nous allons construire des hypothèses sur la solution à venir afin de la concevoir correctement.

    • Les raisons d’insatisfaction des utilisateurs par rapport au transport sont liées au confort qui est dû à l’encombrement, au temps passé dans les arrêts à attendre et aussi à la sécurité.
    • L’une des causes de l’inconfort des usagers est liée à l’incertitude de ceux-ci quant à l’état de saturation du prochain véhicule de transport (bus ou tramway). 
    • Il n’y a pas d’information d’encombrement disponible  aux passagers pour choisir de meilleure manière leurs trajets.
    • Le problème existe dans les systèmes de bus, tramway, métro et dans quelques trains locaux (i.e. Les trains TER).

    References

    [1]J. Pel, N. H. Bel, et M. Pieters, « Including passengers’ response to crowding in the Dutch national train passenger assignment model », Transportation Research Part A: Policy and Practice, vol. 66, p. 111‑126, août 2014, doi: 10.1016/j.tra.2014.05.007.

    [2]E. O’Toole et N. Christie, « Pregnancy and commuting on public transport », Journal of Transport & Health, vol. 24, p. 101308, mars 2022, doi: 10.1016/j.jth.2021.101308.

    [3]M. Kim, S.-P. Hong, S.-J. Ko, et D. Kim, « Does crowding affect the path choice of metro passengers? », Transportation Research Part A: Policy and Practice, vol. 77, p. 292‑304, juill. 2015, doi: 10.1016/j.tra.2015.04.023.

    [4]Björklund et J.-E. Swärdh, « Estimating policy values for in-vehicle comfort and crowding reduction in local public transport☆ », Transportation Research Part A: Policy and Practice, vol. 106, p. 453‑472, déc. 2017, doi: 10.1016/j.tra.2017.10.016.

    [5]Ş. İmre et D. Çelebi, « Measuring Comfort in Public Transport: A case study for İstanbul », Transportation Research Procedia, vol. 25, p. 2441‑2449, janv. 2017, doi: 10.1016/j.trpro.2017.05.261.

    [6]Kim, S. Kwon, S. K. Wu, et K. Sohn, « Why do passengers choose a specific car of a metro train during the morning peak hours? », Transportation Research Part A: Policy and Practice, vol. 61, p. 249‑258, mars 2014, doi: 10.1016/j.tra.2014.02.015.

    [7]V. Meghana, V. Sarode, D. Tambade, A. Marathe, et N. Charniya, « Automated Crowd Management in Bus Transport Service », in 2020 International Conference on Electronics and Sustainable Communication Systems (ICESC), juill. 2020, p. 104‑109. doi: 10.1109/ICESC48915.2020.9155692.

    [8]Lavanya R, Sheela Sobana Rani K, Gayathri R, Binu D,’A Smart information system for public transportation using IoT’, International Journal of Recent Trends in Engineering and Research,vol.3,pp.222- 230,April-2017

    [9]Bansal, K.S. Venkatesh, People counting in high density crowds from still images, 2015, [online] Available: https://arxiv.org/abs/1507.08445

    [10]Wang and M. Tian, « Passenger Flow Direction Detection for Public Transportation Based on Video, » 2010 International Conference on Multimedia Communications, Hong Kong, 2010, pp. 198-201

    [11]Zhang, D. Zhou, S. Chen, S. Gao and Y. Ma, « Single-Image Crowd Counting via Multi-Column Convolutional Neural Network, » 2016 IEEE Conference on Computer Vision and Pattern Recognition (CVPR), Las Vegas, NV, 2016, pp. 589-597.

    [12]Selvapriya P R, M. Mundada, « IoT Based Bus Transport System in Bangalore », International Journal of Engineering and Technical Research (IJETR), février 2015

    [13] L. Raju, S. Sobana Rani, G. Ram, et B. Dennison, « A Smart Information System for Public Transportation Using IoT », International Journal of Recent Trends in Engineering & Research, vol. 3, p. 222‑230, avr. 2017, doi: 10.23883/IJRTER.2017.3138.YCHJE.

    [14]Rajput, M. Chaturvedi, et V. Patel, « Opportunistic sensing based detection of crowdedness in public transport buses », Pervasive and Mobile Computing, vol. 68, p. 101246, oct. 2020, doi: 10.1016/j.pmcj.2020.101246.

  • CoOCKing : Synthèse de l’enquête terrain

    CoOCKing : Synthèse de l’enquête terrain

    Auteurs : Adrien CHABOD, Lucas DEHENNE, Louise THEOPHILE et Gatien TIREL

    Introduction

    Notre groupe travaille aujourd’hui à l’élaboration d’un système de gestion des stocks pour les restaurateurs.

    Nous voulions tout d’abord répondre aux besoins des restaurateurs. Afin de comprendre les problèmes présents dans ce secteur, nous avons procédé à une recherche de l’état de l’art et surtout à des entretiens sur le terrain. La recherche de l’état de l’art avait déjà fait ressortir des hypothèses sur les besoins des restaurateurs : le manque de personnel, le besoin de se réinventer pour attirer de nouveaux la clientèle après la pandémie, la mise en place de système de click&collect/vente à emporter et les problèmes de gestion des stocks et de gaspillage. C’est avec toutes ces hypothèses en tête que nous avons été interroger des restaurateurs, afin qu’ils confirment ou infirment nos hypothèses et surtout pour qu’ils nous parlent de leur expérience afin que l’on fasse ressortir de nouvelles problématiques.

     

    Liste des personnes interrogées

    Nom  Fonctions Restaurant  Caractéristiques
    M. Steffystéf Propriétaire Brasserie, ouverte toute la journée Propriétaire de son propre restaurant, il s’est confié à nous lors de notre première enquête de terrain et a pu nous présenter les grandes problématiques du secteur.

    Il ne compte pas ses heures et possède une grande expérience.

    M. Momo Serveur Fast-Food avec beaucoup d’affluence, ouvert 24h/24 et 7j/7 Étudiant et employé polyvalent, Mohamed travaille en complément de ses études depuis un peu plus de deux ans et demi.

    Il a commencé en tant que cuisinier avant de se tourner vers la préparation de commande.

    Il apprécie le contact client même s’il nous accorde que cela peut s’avérer délicat par moment.

    Sa polyvalence est un atout pour son manageur car il peut, en cas de besoin, combler un manque d’effectif.

    M. Dufour Responsable dans la restauration rapide Restaurants d’un parc aquatique à forte affluence, ouvert en saison de 10h à 19h Responsable dans le domaine de la restauration , il possède une grande connaissance et expérience dans ce domaine. Il a en effet supervisé de nombreux restaurants comme McDonald’s, La Mie Câline, Léon de Bruxelles et des points de ventes de restauration dans un parc aquatique.

    Il nous a fait ressortir la difficulté des rushs, notamment dans le parc d’attractions où les clients ne peuvent pas sortir pour se restaurer. La diversification des produits pose un problème au niveau de la cuisine : besoin de plus de machines et de personnel. Problèmes de stocks en pleine saison : nombreuses ruptures surtout cette année.

    Dans son contexte, il est plutôt contre les innovations pour la prise de commande (écrans et eau ne font pas forcément bon ménage).

    Mme. Fleur Cheffe de rang et responsable de l’accueil des clients Restaurant de fruits de mer sur les quais de Brest. 25 employés. Ouvert midi et soir. Avenante et souriante.

    Restaurant de fruits de mer. Est la première à nous avoir orienté sur les problèmes de réservations.

    Elle a soulevé le problème du manque de personnel, la difficulté à poser ces congés et la difficulté du métier pour les plus anciens.

    “C’est sûr que pour les serveurs les plus vieux, faire 300 000 allers-retours cuisine-salle, salle-cuisine, ça leur scie les genou de plus en plus vite, et encore plus s’ils doivent se taper les escaliers”

    M. Viande Gérant du restaurant Restaurant familial de viande française. 14 employés. Ouvert midi et soir. Restaurant familial, personnel très attaché aux traditions et au contact client.

    Est réticent vis-à-vis des nouvelles technologies mais va investir très prochainement dans un système de commande connecté (avec la caisse enregistreuse), principalement pour des raisons économiques

    “Pour moi la technologie, ça n’a rien à faire en cuisine”

    Cependant, il va essayer un nouveau système de prise de commande afin de limiter ses pertes et erreurs de son personnel, de moins en moins qualifié selon ses dires.

    Remarque : Nous avons contacté le RAK à plusieurs reprises, mais n’avons eu aucune réponse de leur part.

    Déroulé des entretiens

    La majorité des entretiens s’est faite sans rendez-vous préalable. Nous avions décidé de nous rendre dans plusieurs restaurants aux heures creuses (entre 14h et 18h) pendant les périodes de rangement ou de préparation pour le service du soir. Pour certains restaurants, nous avions pris rendez-vous en avance. Mais cela s’est révélé compliqué, en effet, les personnes qui décrochent ne sont souvent pas disponibles pour être enquêtés ou préfèrent nous adresser à leurs supérieurs qui n’ont pas beaucoup de temps à nous accorder dû à leurs responsabilités.

     

    Les interviews se sont faites en binôme ou à quatre. Souvent tandis qu’un membre du groupe menait l’entrevue en suivant les questions du guide d’entretien, un autre était chargé de prendre des notes ou des verbatims relatifs à la discussion en cours. Nous avons pu enregistrer 2 de nos entretiens sans problème : les enquêtés n’y voyaient aucune objection. Les autres interrogés n’aimaient pas l’idée de voir leurs paroles enregistrées.

     

    Les enquêtés étaient plutôt contents de nous parler de leur métier et de partager avec nous leur expériences et histoires. Mais dû au fait que ce sont des métiers aux emplois du temps chargés, ils n’avaient pas beaucoup de temps à nous accorder. Les entretiens duraient en moyenne 20 à 30 minutes. De fait, nous n’avons pas pu instaurer une réelle relation de confiance entre nous et les enquêtés. Cela nous fait donc douter de certaines réponses qu’ils auraient édulcorées. Par exemple, pour la question du gaspillage, ils nous ont globalement répondu que ce n’était pas vraiment un problème. Les restes sont majoritairement redistribués au personnel quand ils sont encore consommables, selon leurs dires. Mais selon les données d’une étude gouvernementale, 33% du gaspillage se déroule pendant la consommation dont une partie viendrait de la restauration. [1]

    Compte-rendu des entretiens

    Le point principal qui est ressorti des entretiens, tout comme pendant la recherche de l’état de l’art de notre problème, concerne le manque de personnel. Les métiers de la restauration peuvent être très pénibles : les horaires en coupure, le contact client, le travail d’équipe ou les périodes de rush. L’un des enquêtés nous a aussi dit que la plupart de ses employés les plus jeunes ne restaient pas longtemps car ils voulaient souvent voyager ou “voir le monde”. Selon lui, cette génération ne se voit pas travailler dans un même établissement ou faire le même métier toute leur vie, ils ont besoin de changement, malgré le fait qu’il considère que c’est un métier où “aucun service ne se ressemble” avec des tâches répétitives.

    Le problème des réservations avait été repéré dans la recherche de l’état de l’art. Il a été spontanément évoqué par plusieurs des enquêtés. Il apparaît donc que les problèmes de réservations, de “no show” et donc de gestion des tables de clients soient un réel problème. Il semblerait que ce soit souvent un problème de communication et de synchronisation des réservations entre celles au téléphone, sur Internet ou en personne. La gestion et la circulation des informations ne semblent pas optimales.

    Une autre facette des problématiques de la restauration, est la gestion des stocks. À la lumière des différents témoignages recueillis, la gestion des stocks apparaît comme une tâche relativement pénible et redondante, très peu épanouissante comparée à ce que peuvent être le service ou la préparation des tables. Pourtant, les enquêtés ayant quelques responsabilités dans le restaurant nous ont confiés que c’était une étape primordiale dans la gestion d’un restaurant, puisque celle-ci impactait à la fois le service client (possibilité ou non de servir un client, en fonction des stocks disponibles), le gaspillage et in fine avait d’importantes retombées financières.

    Persona

    Persona 1 : Pour ce persona, nous nous sommes mis à la place d’une gérante de restaurant en plein essor. Elle connaît un fort succès depuis la fin de la pandémie et cherche donc à continuer de moderniser son restaurant. Elle avait déjà fait évoluer son système de prise de commande et de réservations vers des solutions numériques. Elle va donc tester notre solution de gestion des stocks afin de vérifier qu’il est plus simple d’utilisation que son précédent système. Elle veut surtout voir s’il lui permet d’avoir une meilleure visibilité sur les stocks et donc d’optimiser son temps et son argent.

    Persona 2 : Pour ce persona, nous avons choisi d’imaginer un jeune serveur susceptible d’être en charge de la gestion des stocks, livrés le matin d’une journée de service. Afin de nous concentrer sur la facilité d’utilisation et l’ergonomie du système, nous avons choisi de prendre un jeune homme sans expérience et légèrement étourdi (i.e. susceptible de ne pas dénombrer correctement les quantités s’il devait le faire sans assistance). 

     

     

    Conclusion

    Les recherches faites en amont des enquêtes de terrain nous ont permis d’avoir une première idée de la situation dans le domaine de la restauration. Plusieurs problèmes ont été abordés pendant nos enquêtes : manque de personnel, gestion des réservations,… Cependant nous avons choisi d’apporter une solution au problème de gestion des stocks.En effet, il semblait plus pertinent par rapport à notre TAF Cooc. Nous devons réaliser un objet communicant et pas seulement une application de téléphone. Cependant les solutions de gestion des réservations ou de commandes à emporter ne nécessiteraient pas d’objets communicants. D’où le choix de la gestion des stocks dans la restauration qui va nous permettre de coupler une interface mobile ou sur écran et un objet communicant.

     

    Bibliographie

    [1] l’ADEME, Gaspillage alimentaire [étude] : https://www.ecologie.gouv.fr/gaspillage-alimentaire (04/11/2022)

  • Zanimo – Etat de l’art

    Dans le cadre du projet fil rouge de la TAF CoOC, nous rédigeons ce document qui est un état de l’art du problème auquel nous apporterons une solution à la fin de ce projet.

    Sommaire

    • Introduction
    • Mise en contexte
    • Exploration du problème
    • Apport de l’état de l’art dans notre démarche
    • Premières hypothèses
    • Conclusion
    • Références

    Auteurs

    • Le Kim NGUYEN
    • Moussa OYEWOLE
    • Divya RAMDOO
    • Maxime RICORDEAU

    Introduction

    Nous sommes un groupe de 4 personnes à réaliser ce projet et 3 d’entre nous ont un animal de compagnie. Ce qui justifie les statistiques d’une étude réalisée par Facco/Kantar TNS, disant que 49,9 % des Français, soit près d’un foyer sur deux, déclarent posséder au moins un animal de compagnie [1].

    Photographie de Joël SARTORE, National Geographic Photo ARK

    Cependant, triste est de constater que plus de 60 000 animaux domestiques sont déclarés comme abandonnés ou perdus chaque année en France [2].
    Nous nous sommes donc donnés pour mission d’identifier un problème pour limiter ce triste record que détient la France et qui sature les fourrières et les refuges d’animaux.

     

    Mise en contexte

    Comme énoncé dans l’introduction, plus de 60 000 animaux domestiques sont déclarés comme perdus ou abandonnés en France [2]. Si la plupart des animaux domestiques sont pucés, les seuls pouvant identifier les maîtres en lisant les puces sont des organismes spéciaux comme la police, les vétérinaires, etc.
    Les individus ayant perdu leurs animaux, ne peuvent savoir où ces animaux se trouvent et ceux qui trouvent des animaux perdus, ne peuvent connaître le propriétaire de l’animal qu’en le rendant aux personnes ayant l’outil pour lire la puce d’identification.

    Avec l’incapacité des maîtres à fournir assez d’efforts pour la recherche d’un animal par manque de temps ou de volonté, le nombre d’animaux perdus et abandonnés augmentent de plus en plus [4]. Les fourrières et les refuges sont saturés et manquent de personnel. C’est ce que nous as confirmé Camille, bénévole au refuge l’Arche de Noé de Brest, lors de notre enquête de terrain.

    Promenade avec un chien Jack Russel, dreamstime.com

    Pour remédier à cela, nous allons donc traiter le problème de la géolocalisation des animaux domestiques. Cela permettra aux maîtres d’être rassurés et de connaître la position de leurs “amis poilus” mais aussi aux particuliers d’identifier le propriétaire d’un animal.

     

    Exploration du problème

    La géolocalisation des animaux domestiques est une problématique traitée par de nombreuses techniques, dont 4 principales :

    Tractiv GPS Dog 4, ornibird.com
    • Les colliers électroniques avec des systèmes GPS synchronisés à des applications mobiles ;
    • Les colliers avec des tags RFID et des code-barre d’identification ;
    • Des clôtures pour délimiter le périmètre de circulation d’un animal de compagnie ;
    • Des balises pour délimiter le périmètre maximum autorisé à l’animal de compagnie.
      Ces techniques sont utilisées par plusieurs produits qu’on retrouve sur Internet.

    Ces produits permettent d’avoir une certaine visibilité sur l’emplacement de nos animaux de compagnie.

     

    Apport de l’état de l’art dans notre démarche

    Après plusieurs recherches documentaires sur Internet, nous savons donc que notre problème peut être résolu partiellement par des outils. Mais, les solutions intéressantes présentes sur le marché sont coûteuses (voir tableau comparatif ci-dessous) et peuvent être un peu compliquées au niveau de la manipulation pour des personnes n’étant pas très douées avec les outils technologiques.

    Nom Prix  Abonnement compris Prix de l’abonnement Durée de batterie
    Tractive GPS Dog 49,99€ Non 14€ / mois 7 jours max
    Weenect dogs 49,99€ Non 9,99€ / mois 3 jours max
    Lookat 125€ Oui 0€ 2 jours max
    CaniGPS 130,90€ Oui 0€ 16 jours max

     

    Nous avons donc décidé de faire d’autres entretiens auprès de maître d’animaux de compagnie afin de comprendre pourquoi les solutions existantes sont peu utilisées. Et si malgré tout, les prospects sont intéressés par ces solutions, mais ne les utilisent pas à cause de certaines contraintes, nous essayerons d’apporter une solution innovante, simple et adaptée à la majorité des propriétaires d’animaux.

     

    Premières hypothèses

    En amont des futurs entretiens, nous pensons que les solutions existantes sont peu utilisées car :

    • Elles sont coûteuses ;
    • Les gens ne voient pas l’intérêt d’acheter ces outils pour des animaux de compagnie ;
    • Les solutions ne sont pas facilement utilisables par des personnes pas très douées avec la technologie.

    Ces hypothèses seront confirmées ou infirmées avec les entretiens que nous ferons avec les propriétaires d’animaux.

     

    Conclusion

    Fort et de constater que les animaux de compagnie sont aujourd’hui indissociables de notre vie d’être humains. Il est triste alors de constater qu’ils sont également de plus en plus abandonnés ou perdus pour diverses raisons, aux conséquences sociales et économiques. D’autant plus que la France est le pays européen avec le taux d’abandons et de pertes déclaré le plus élevé [4].

    A notre échelle, ne pouvant pas directement agir sur l’abandon des chiens, nous avons décidé d’agir sur les pertes d’animaux. Un sujet plus abordable pour nous, permettant toujours de diminuer ce chiffre colossal de 70 000 animaux abandonnés ou perdus [1].

    Mais puisque des solutions existent pour limiter les pertes d’animaux, alors pourquoi sont-elles rarement utilisées ? Les solutions actuelles, sont-elles trop chères ou juste pas adaptées ? La prochaine étape de la réalisation de notre projet consistera à répondre à ces questions. C’est pourquoi nous interrogerons dans les jours à venir la cible de notre solution : les propriétaires d’animaux fugueurs !

     

    Références

    [1] “Marché des animaleries : les chiffres et les statistiques”, Modèles de Business Plan.
    https://www.nationalgeographic.fr/animaux/les-francais-champions-deurope-de-labandon-des-animaux-de-compagnie

    [2] “Les Français champions d’Europe de l’abandon des animaux de compagnie”, National Geographic.
    https://www.nationalgeographic.fr/animaux/les-francais-champions-deurope-de-labandon-des
    -animaux-de-compagnie

    [3] “Un tiers des foyers français possède un chien, selon un sondage”, Le Figaro.
    https://www.lefigaro.fr/animaux/un-tiers-des-foyers-francais-possede-un-chien-selon-un-sondage-20220413

    [4] “La lutte contre l’abandon des animaux de compagnie”, Ministère de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire.
    https://agriculture.gouv.fr/la-lutte-contre-labandon-des-animaux-de-compagnie

    [5] “CANIGPS® 909 | Collier GPS Chien/Chat Sans Abonnement”, Cani GPS.
    https://canigps.com/products/canigps-collier-gps-chien-sans-abonnement

    [6] “Collier GPS pour chiens avec suivi d’activité | Tractive”, Tractive.
    https://tractive.com/fr/pd/gps-tracker-dog

    [7] “Weenect Dogs 2 – GPS pour chien | Boutique en ligne”, Weenect.
    https://www.weenect.com/fr/fr/collier-gps-chien/weenect-dogs-2/

    [8] “Mini traceur GPS Lookat pour chats”, Localiz.
    https://www.localiz.io/boutique/mini-traceur-gps-lookat/

     

  • Gestion des stocks dans la restauration : recherche et état de l’art du problème choisi

    Gestion des stocks dans la restauration : recherche et état de l’art du problème choisi

    Groupe : CoOCKing

    Auteurs : Adrien CHABOD, Lucas DEHENNE, Louise THEOPHILE, Gatien TIREL

    Dans le cadre de notre projet Fil Rouge en CoOC, nous avons décidé de nous intéresser au monde de la restauration. Par expérience, nous savons que travailler dans la restauration peut être pénible : les horaires en coupure, le rythme soutenu, le contact client, etc. Pour améliorer les conditions de travail des personnes qui travaillent dans la restauration, il y a déjà eu au fil des années des innovations technologiques : caisses enregistreuses plus performantes, système de commandes connectées, borne de commande (fast food), etc. Cependant la crise sanitaire, liée au Covid-19, a empiré la situation dans la plupart des restaurants. En effet, durant la crise, les employés, qui ont dû être mis au chômage, ont pu retrouver des travaux qui payaient mieux et qui étaient moins pénibles. À la fin de la quarantaine, si les restaurants ont rouvert et que les clients sont revenus, ça n’a pas été le cas de bon nombre d’employés. C’est pourquoi aujourd’hui le principal problème des restaurateurs est le manque de personnel. C’est donc un domaine qui reste ouvert aux innovations technologiques qui permettraient d’alléger la charge de travail, et d’augmenter l’efficacité.

    Identification des problématiques rencontrées par les restaurateurs au travers de la recherche documentaire

    La recherche des problématiques des restaurateurs de Brest

    Les problématiques et comment elles impactent le quotidien des restaurateurs

    Choix de la problématique à adresser

    La gestion des stocks

    Conclusion

    Bibliographie

    Identification des problématiques rencontrées par les restaurateurs au travers de la recherche documentaire

    En France, le domaine de la restauration représente 35,6 milliards d’euros de chiffre d’affaires annuel en 2022, avec plus de 175 000 restaurants sur l’ensemble du territoire. [6] Malgré un chiffre d’affaires moins important par rapport à d’autres secteurs, c’est un secteur qui ne cesse de croître depuis la fin de la pandémie. Cependant cette crise a créé ou aggravé des problèmes déjà existants.

    Le manque de personnel est le problème principal des restaurateurs. Une enquête de la DARES (Direction de l’Animation de la Recherche, des Études et des Statistiques) a estimé qu’en un an, on avait 213 000 prises de postes pour 450 000 départs. [6] On observe donc un nombre important de départs (2 fois plus de départs que de prises de poste) dans le secteur de la restauration pour des secteurs aux revenus et horaires plus stables et fixes.

    Néanmoins, le coronavirus n’a pas impacté que les employés de la restauration. En effet, les clients n’ont pas été épargnés pour autant. Ces derniers ont vu leurs habitudes de consommation changer drastiquement en l’espace de quelques mois. Eux qui avaient l’habitude de sortir de chez eux pour manger en salle, ont pendant une certaine période goûté au confort de la livraison à domicile ou encore de la collecte directement au point de vente. Pas d’attente entre les plats, la possibilité de manger de la nourriture de chef dans son logement sont des aspects de la pandémie qui ont plu à beaucoup. On a enregistré une hausse de 25% des livraisons depuis 2019. [6]  Ainsi, lors de la réouverture des salles de restauration, les clients préféraient commander ou venir chercher plutôt que de manger dans l’établissement. Une nouvelle problématique apparaît alors pour les restaurateurs : celle d’inciter les consommateurs à sortir de chez eux [2].

    En dehors des problèmes rencontrés par les restaurateurs, nous avons aussi essayé de trouver les éléments qui faisaient qu’un restaurant avait du “succès” et qu’il réussissait sur le long terme. Les éléments qui ressortent concernent évidemment la qualité de la nourriture, mais aussi la comptabilité et la capacité à gérer de manière organisée tout ce qui concerne le restaurant : les plannings, les stocks, les clients, etc. [3] [5] Le besoin de visibilité est aussi très important pour développer et entretenir leur relation client. D’une part, il faut être visible en amont sur les réseaux sociaux ou dans la presse, d’où la recrudescence de comptes Instagram de chefs ou de restaurants. En effet, 70% des chefs français sont sur Instagram. [6] D’autre part, la facilité d’accès au restaurant grâce à un site web, un système de réservation et la possibilité d’avoir des repas à emporter ou à livrer est importante. [7]

    La recherche des problématiques des restaurateurs de Brest

    Notre groupe, composé de Louise THEOPHILE, Lucas DEHENNE, Adrien CHABOD et de Gatien TIREL, s’est intéressé aux problématiques du domaine de la restauration. Afin d’identifier ces dernières, nous avons voulu discuter avec différents employés de différents établissements, afin d’aborder les axes importants de leur journée, et leur lot de problèmes.

    Afin de préparer ces entretiens, nous avons recherché de potentiels témoignages en ligne de restaurateurs. Plusieurs grands thèmes récurrents sont apparus dans nos lectures :

    • le manque de personnel
    • les conditions de travail
    • le phénomène de “no-show”
    • Les problèmes liés aux approvisionnements et aux stocks

    Pour obtenir une vision plus complète de ce domaine, nous sommes allés rencontrer différentes personnes travaillant dans des établissements de restauration dans Brest. Nous avons rencontrés :

    • un gérant / serveur d’une brasserie
    • un caissier de fast-food
    • une maîtresse de salle dans un restaurant gastronomique
    • le gérant d’un restaurant familial proche du port
    • le manager d’un fast-food

    Ces différentes discussions nous ont permis de nous familiariser avec les problématiques rencontrées au sein des restaurants, mais également d’en apprendre plus sur les différents fonctionnements des établissements. En effet, les enjeux ne sont pas les mêmes entre un fast-food d’une grande chaîne multinationale et un restaurant tenu par une même famille depuis plus de 20 ans.

    Nous avons donc pu confirmer nos hypothèses et même découvrir de nouvelles problématiques. De ce fait, la gestion des stocks et sa conséquence directe, le gaspillage, sont devenus des sources de difficultés à résoudre.

    Les problématiques et comment elles impactent le quotidien des restaurateurs

    Commençons par le problème le plus présent : le manque de personnel. Il semble évident qu’une pénurie de bras impacte directement le fonctionnement d’un établissement. Du service à la préparation des plats en passant par l’accueil des clients, une pénurie d’employés oblige les employés restants à assumer une charge de travail plus importante. Les serveurs doivent servir plus de table simultanément, parcourir plus de fois la distance de la salle à la cuisine et se fatiguent donc plus. À cet épuisement physique s’ajoute une charge mentale supplémentaire assumée par les employés de salle ainsi que par les cuisiniers qui doivent préparer plus de plats en tout autant de temps. La pénurie de personnel engrange donc des conditions de travail bien plus compliquées, qui poussent les employés à partir, ce qui accentue la pénurie et augmente la difficulté des services, etc… Ce cercle vicieux est observé par tous les serveurs à qui nous avons parlé, et aussi par la responsable de salle du restaurant sur le port. Ces conditions rendent également le recrutement plus compliqué et il est difficile de conserver des employés compétents de par leur ancienneté dans l’établissement. C’est d’ailleurs ce que nous a confié le gérant du restaurant familial. Ainsi, le manque de personnel et les conditions de travail sont deux problématiques intrinsèquement liées.

    Une autre problématique, principalement mise en avant par la responsable de salle et par les recherches préalables, est celle du “no-show”. Il s’agit d’un phénomène observé par nombre de restaurateurs, où les clients réservent une table à un horaire précis, pour finalement ne pas venir. Le résultat, c’est une table qui n’a pas pu être utilisée pour accueillir des clients avec ou sans réservation, et donc une perte financière pour l’établissement. Selon la responsable de salle, quand il s’agit d’une table pour une ou deux personnes, cela ne pose pas forcément de problèmes. Néanmoins, elle nous a confié avoir déjà observé ce phénomène pour des tables allant de 8 à 12 personnes. Multipliés par les prix des menus de l’établissement (un peu plus de 20€ pour le moins cher), et par le nombre de fois qu’une table accueille des clients au cours d’un service (2 ou 3 fois selon les cas) et on arrive rapidement sur des pertes de plusieurs centaines d’euros par service.

    La dernière problématique, découverte au cours de nos entretiens, concerne la gestion des stocks. En effet, une mauvaise gestion des stocks implique qu’il soit possible que l’établissement ne puisse plus servir un plat au cours du service, ou bien que des aliments périment et pourrissent dans le local de stockage. On parle ici de 3 enjeux : la satisfaction client et l’épanouissement des serveurs, la stabilité financière et le gaspillage. Prenons un cas pratique pour le premier : un client est accueilli en salle et choisit le plat qu’il avait en tête lorsqu’il est entré dans le restaurant. Malheureusement, la mauvaise gestion des stocks a provoqué une pénurie de ce plat, et le serveur est donc contraint de lui annoncer qu’il ne pourra pas être servi. Le client est alors légitime de quitter le restaurant, déçu. Aussi, il n’est jamais agréable d’annoncer une mauvaise nouvelle, d’autant plus lorsqu’elle ne résulte pas d’une faute personnelle. Le serveur doit donc faire face à la déception du client (et certains ne manquent pas de s’exprimer sur la leur, d’après les discussions que nous avons eues avec les différents serveurs), et encaisse donc une fatigue psychologique supplémentaire. De plus, il s’agit ici d’un client qui n’a pas consommé et donc d’une perte financière pour l’établissement. Enfin, si l’on prend le cas contraire dans une mauvaise gestion des stocks, et que des aliments ont périmé voire pourri, ce sont des denrées non rentabilisées par le restaurant, ce qui revient encore une fois à une perte financière. Ce cas arrive particulièrement avec des produits dont la conservation doit suivre des règles et des protocoles assez stricts, comme la viande et les produits frais. En effet, le gérant du restaurant familial, qui est spécialisé dans le service de la viande, nous a raconté comment il avait perdu plusieurs centaines d’euros d’équivalents de viande à cause d’une mauvaise organisation de sa chambre froide.

    Choix de la problématique à adresser

    Maintenant que nous en savons plus sur le domaine de la restauration, il est temps pour notre groupe de choisir un problème à résoudre, à l’aide d’objets communicants, puisqu’il s’agit là de l’essence de notre projet fil rouge.

    Concernant le manque de personnel, il était clair que ce ne sont pas des objets communicants qui vont y remédier.

    La fatigue physique des serveurs était une option envisageable, en créant un système permettant aux serveurs en salle de communiquer directement avec les cuisines, et ainsi s’épargner les allers-retours incessants entre ces deux lieux. Néanmoins, ce genre de système est déjà largement commercialisé (tablettes électroniques pour prendre les commandes et les envoyés sur des écrans en cuisine, bornes de commande comme dans les fast-foods…) et ce n’est donc pas dans ce domaine que nous allions pouvoir innover le plus.

    Le phénomène du “no-show” étant inhérent aux clients, il nous semblait difficile de le résoudre à l’aide d’objets communicants. La réalisation d’un tel projet semblait se tourner simplement vers la conception d’une interface ou d’une application permettant de voir en temps réel l’état des réservations faites pour le service. Or, il est stipulé dans les critères de validation de notre projet, qu’une partie physique est à réaliser, que le projet ne doit pas être uniquement digital. Cette problématique ne répondait donc pas à nos critères de projet.

    Finalement, nous avons décidé de nous intéresser à la gestion des stocks d’un restaurant, car ce problème répond à tous nos critères de projets et qu’encore trop peu de solutions existent à ce sujet, nous octroyant donc une certaine marge d’innovation.

    La gestion des stocks

    Une bonne gestion des stocks permet donc de réaliser plusieurs économies. Comme nous avons pu le voir, des économies de temps et donc de main-d’œuvre ou encore une réduction du gaspillage alimentaire peuvent être effectuées. La problématique de la gestion des stocks possède donc une dimension économique importante : frais de personnels et coûts de matière. En effet, la réalisation d’un inventaire régulier permet de faire de grandes économies et donc libérer ces ressources vers d’autres tâches [8]. Sur le panel de professionnels interrogés lors de cette étude, 95% d’entre eux disent qu’une aide de la technologie améliore considérablement l’efficacité de leurs tâches. Bien sûr que la technologie visant à aider à la gestion des stocks ne vise pas encore tous les restaurants, comme par exemple les restaurants traditionnels qui sont attachés à leurs valeurs, mais nous voyons ainsi ici l’intérêt de réaliser un outil permettant d’aider à cette tâche chronophage.

    Cette problématique a encore plus de sens aujourd’hui au vu de la forte inflation qui est présente actuellement. Cela a une répercussion directe sur les restaurateurs qui sont obligés de rogner sur leurs marges afin de conserver leurs clients [9]. L’augmentation du prix des matières premières est même plus forte que celle de l’inflation. Face à des coûts de matières toujours plus importants, le défi de la réduction du gaspillage prend donc encore plus de sens, même pour les personnes qui restaient réticentes vis-à-vis de cela. Ces pertes représentent des coûts que les restaurateurs essayent au plus de diminuer. Nous pouvons aussi prendre l’exemple du fast food dans lequel nous sommes allés où des objectifs de coûts de matières sont instaurés. En effet, chaque mois, le coût de revient de l’ensemble des denrées alimentaires achetées et consommées ne doit pas dépasser un certain pourcentage du chiffre d’affaires. On voit donc qu’une bonne gestion des stocks est primordiale dans ce genre de cas afin de rentrer dans les objectifs et de diminuer les pertes d’argent et de matière.

    Derrière ce problème, on retrouve un problème plus commun qui est celui de la traçabilité et dans notre cas la traçabilité appliquée à l’alimentation. Cependant, les problèmes de traçabilités sont bien souvent assez épineux du fait de leur implication tout au long du cycle de vie du produit.

    Différentes solutions de gestion des stocks existent aujourd’hui. Nous retrouvons tout d’abord des logiciels simples qui nécessitent de renseigner les stocks arrivant et sortant un à un. D’autres solutions consistent à rentrer manuellement les stocks entrants et d’enlever automatiquement les stocks sortant une fois qu’ils sont décomptés sur la caisse enregistreuse. Enfin, une dernière technologie, développée notamment par GSM,  s’essaye à l’impression locale de code-barre et la réutilisation de codes barres existant afin de renseigner automatiquement à l’aide d’un scanner les produits arrivant et sortant.

    Des professionnels gérant des stocks assez importants, comme des associations ou des restaurants collectifs, se sont tournés vers ce dernier type de solution, car cela leur permet d’améliorer la visibilité de leurs stocks. L’entretien réalisé avec le salarié du fast food nous a précisé la solution retenue par ce dernier : la gestion des stocks est quasiment totalement automatisée. En effet, sur de grandes chaînes de fast food, les stocks entrants sont connus à partir des commandes réalisées et les stocks sortants sont décomptés sur la base des produits délivrés aux clients. Il nous a même indiqué que des suggestions concernant certains produits pouvaient être faites au client lors de la commande afin d’écouler des denrées qui présentaient des DLC ( Date limite de consommation) courtes.

    Il existe de nombreuses technologies qui pourraient être adaptées pour cet usage comme le BLE (Bluetooth Low Energy), les codes QR ou les codes-barres, la RFID (VHF ou UHF) ou encore la  technologie Wirepass.

    Les nombreux échanges et recherches réalisés à ce sujet montrent une chose, nous ne disposons pas à ce jour d’une solution clé en main de traçabilité pour les produits alimentaires qui soit adaptable à des enseignes de taille différente. Il s’agit bien souvent de solutions propriétaires nécessitant un engagement qui peut prendre des formes diverses (licence, abonnement, matériel compatible uniquement avec la gamme du fournisseur).

    À ce stade, nous faisons l’hypothèse que la technologie RFID semble la plus adaptée au vu du rapport prix/fonctionnalité/simplicité. En effet, il s’agit d’une technologie largement utilisée notamment dans la traçabilité des équipements via l’utilisation de la bande UHF, des animaux sur la bande LF, ou encore pour les badges d’accès sur la bande VHF. Il existe aussi un portage très connu sous le nom de NFC (13,56 MHz) souvent utilisé pour les téléphones.

    En addition à la technologie pour l’identification, il sera nécessaire de rajouter une base de données pour unifier le stockage des différents éléments et rendre accessibles les données en permanence. L’utilisation de MySQL via son implémentation MariaDB semble l’option la plus simple et la moins coûteuse.

    Nous avons donc des hypothèses sur la technologie à privilégier ainsi que les autres briques élémentaires nécessaires au bon fonctionnement d’un système de traçabilité. Il reste encore à définir les différents supports matériels pour exploiter le projet.

    Conclusion

    Cette démarche de recherche documentaire, nous a permis de dégager nos premières hypothèses sur la restauration, en ces temps post-Covid. Puis notre enquête terrain nous a permis de confronter ces premières hypothèses théoriques avec des employés de la restauration.

    De ces deux démarches sont ressorties un problème de gestion de stock dans la plupart des restaurants. Gérer de manière informatisée et automatisée les stocks, permet de réduire drastiquement les coûts mais aussi d’éviter les problèmes de réapprovisionnement.

    Nos recherches sont toujours en cours afin d’obtenir l’étude la plus complète possible.

    Bibliographie

    [1] Hannah Taylor, Quora [Forum], https://fr.quora.com/Quels-sont-les-probl%C3%A8mes-li%C3%A9s-au-m%C3%A9tiers-de-la-restauration (21 septembre 2022)

    [2] Yannick Nodin, Néo-Restauration [Blog], https://www.neorestauration.com/article/les-10-challenges-de-la-restauration-a-table-pour-l-apres-covid-selon-chd-expert,48984 (21 septembre 2022)

    [3] Christian Latour, HRI Mag [Magazine en ligne], https://www.hrimag.com/Les-problemes-de-la-restauration-selon-Alain-Bouchard (21 septembre 2022)

    [4] Food Hotel Tech [Vendeur de solutions], https://www.foodhoteltech.com/produits-3/gestion-des-stocks/

    [5] Christian Latour, HRI Mag [Magazine en ligne], https://www.hrimag.com/L-ingredient-secret-du-chef-Marc-Andre-Royal-la-comptabilite (25 septembre 2022)

    [6] Guillaume Robez, Independant.io [Entreprise indépendante], https://independant.io/statistiques-tendances-restauration/ ,(27 septembre 2022)

    [7] Chloé R, Alioze [Agence de communication], https://www.alioze.com/

    chiffres-food ,(27 septembre 2022)

    [8] Geert Merckaert, Apicbase [Vendeur de solution], https://get.apicbase.com/fr/plus-de-75-statistiques-restauration-2022/ , (28 septembre 2022)

    [9]Laura Stagno, Journal du Net,[Journal digital]. https://www.journaldunet.com/

    solutions/dsi/1514197-automatisation-de-la-gestion-des-stocks-dans-la-restauration-une-strategie-perenne/ ,(28 septembre 2022)

    [10]Jens De Landtsheer, Apicbase [Vendeur de solution], https://get.apicbase.com/fr/plus-de-75-statistiques-restauration-2022, (28 septembre 2022)

  • EcoCard– Etude terrain et personas

    Dans le cadre de notre projet, nous avons décidé de nous concentrer sur la problématique de surconsommation d’énergie en entreprise. Nous présentons dans ce document le déroulement de notre étude de terrain ainsi que les informations recueillies lors de chaque entretien. 

    Suite à notre état de l’art, nous avons pu formuler différentes hypothèses quant au projet et nous avons donc ciblé plusieurs profils intéressants à rencontrer pour confirmer nos hypothèses. Nous avons tout d’abord rencontré un élève ayant réalisé un stage visant à réduire la consommation d’énergie en entreprise. Nous avons également rencontré deux patrons : le premier était PDG d’une start-up. Le second était un notaire co-président de Planet’RSE, il était donc parfaitement concerné par notre problématique. Finalement, nous avons rencontré M. Jean, un employé chez Orange. 

    Partie 1 : Synthèse de l’enquête terrain 

    • Entretien avec M. élève : un stagiaire en RSE

    La première Rencontre était avec M. Élève, élève à IMT Atlantique, qui avait effectué un stage de première année en RSE et dont le but était de trouver une solution à la surconsommation d’énergie au niveau des postes de travail. Cette rencontre nous a permis de cibler le problème. 

    En effet, lors de cette discussion, nous nous sommes rendus compte que la surconsommation d’énergie des ménages n’est jamais fixe : ce problème existe chez certains ménages mais pas chez tous. A l’inverse, M. Élève nous a expliqué que la surconsommation d’énergie au sein des entreprises, notamment la surconsommation des appareils en veille, était un problème qui existait dans une entreprise dès lors que chaque salarié avait son poste de travail.

    Lors de son stage, il a pu noter que les salariés n’avaient plus le réflexe d’éteindre leurs ordinateurs et encore plus leurs écrans lorsque ceux-ci ne sont pas utilisés. De plus, M. Élève nous a expliqué que, dans une entreprise, les frais d’énergie sont à la charge de l’entreprise. 

    Par conséquent, nous avons choisi de cibler le problème de la surconsommation d’énergie sur celle des entreprises, et spécialement sur la consommation d’énergie des postes de travail lorsque ceux-ci ne sont pas utilisés.

    Nous avons également pu échanger sur les solutions possibles pour résoudre le problème posé. M. Élève, lors de son stage, avait imaginé une solution avec des multiprises maître-esclave : lorsque l’alimentation est coupée sur une prise dite « maître », cela coupe l’alimentation sur toutes les autres prises. En termes de coûts, M. Élève nous a expliqué que cela forçait à avoir une multiprise par poste, ce qui n’était pas forcément le cas pour tous. Cela présente donc une potentielle contrainte à prendre en compte. 

    • Entretien avec M. Jean : un employé dans une grande entreprise

    M.Jean est employé chez Orange.

    Dans son entreprise, selon M.Jean, chaque salarié possède à son poste de travail au minimum un PC, deux écrans et une lampe. Il y a également une imprimante par dizaine de postes de travail.

    De manière générale, il a confirmé que les systèmes mécaniques sont utiles pour éteindre des appareils comme des écrans mais le fait de couper l’alimentation peut endommager à terme les tours des PC ou les imprimantes.

    Nous avons, une fois de plus, eu la chance d’échanger avec l’interviewé sur les solutions qui peuvent être envisagées pour notre problème. M. Jean nous a mentionné un système de prises intelligentes qui sont alimentées à des heures prévues. Même si elles peuvent également être alimentées manuellement, le fait d’instaurer des horaires fixes n’est pas pratique car certains salariés peuvent vouloir revenir à des horaires tardifs…

    Il nous a également expliqué que les multiprises ou prises peuvent être reliées par des bridges (ou ponts) via Ethernet en utilisant des scripts Python. Chaque prise a son propre Id. Ce système marche par détection de voltage et peut par exemple attendre que l’écran se mette en veille pour couper complètement l’alimentation.

    • Entretien avec M. Notaire : un patron d’entreprise de taille moyenne 

    Nous avons interrogé un notaire associé de l’étude Strateia, co-président de Planet’RSE. Ce notaire était le patron d’une société d’une cinquantaine de personnes.

    Planet’ RSE est une association dont le but est de promouvoir la responsabilité sociétale des entreprises en élaborant des critères de notation en matière de RSE. C’est pourquoi nous attendions de cette rencontre qu’elle nous éclaire sur l’engagement sociétal des entreprises, quelles entreprises étaient concernées par cet engagement et de quelle manière les entreprises étaient accompagnées. Nous voulions bien sûr savoir également si la problématique de surconsommation d’énergie était une problématique rencontrées par ces entreprises. 

    De plus, Planet’RSE analyse les engagements de nombreuses entreprises, par conséquent, nous voulons en apprendre plus sur les différentes choses mises en place par celles-ci afin de réduire la consommation d’énergie

    Ce notaire rencontrait également une problématique de quantités de données de plus en plus importantes à gérer avec la numérisation des actes notariés.

    Dans un premier temps, nous avons interrogé M. Notaire sur les raisons de son implication chez Planet’RSE. Il a expliqué que, comme la plupart des entreprises au sein de cette association, le but était de s’interroger, de se sensibiliser à la problématique de la responsabilité sociétale et de progresser. L’objectif était d’obtenir des résultats en essayant d’éduquer, d’impliquer l’ensemble des collaborateurs concernés et d’y trouver un intérêt pour l’entreprise comme pour l’environnement. 

    Une information très intéressante est que, selon M. Notaire, le plus important est que l’entreprise soit en bonne santé économique, car l’intégration d’argent est alors possible dans des projets dédiés à l’environnement. Peu d’entreprises seraient prêtes à investir du temps et de l’argent s’ils pensent que cela peut les mettre en péril, même pour une cause environnementale. La taille de l’entreprise en revanche ne semble pas avoir un réel impact sur la transition écologique qui s’effectue en son sein selon notre interviewé. 

    M.Notaire nous a également confirmé que la problématique de surconsommation d’énergie concernait beaucoup d’entreprises. Il a expliqué que chez Planet’RSE, il n’y avait pas de petite économie, mais qu’il était important que la solution a un problème environnemental n’entraîne pas de trop grosse perte financière pour l’entreprise concernée. La question de coûts de l’objet connecté créé est donc une problématique importante à prendre en compte. Il est aussi intéressant de noter que l’une des premières questions posées lors de l’évocation de notre sujet était le potentiel danger que l’extinction d’un poste de travail pouvait représenter pour les serveurs. C’est donc un point important à prendre en compte lors de la réalisation de notre objet connecté. 

    Nous avons également questionné l’interviewé sur l’organisation des postes de travail au sein de son entreprise. Il nous a expliqué qu’ en moyenne, il y avait 2 écrans, une centrale et parfois une imprimante par poste, ce qui revenait à environ 200 objets électroniques dans son entreprise. De plus, des postes fixes et des postes de co-working étaient présents dans l’entreprise. 

    Finalement, nous avons évoqué le télétravail au sein de l’entreprise. Les employés ont 2 jours de télétravail par semaine. De plus, le télétravail a un gros impact sur la consommation d’énergie car lorsque les employés travaillaient en télétravail, le système de sécurité de l’entreprise imposait qu’un écran reste allumé au sein de l’entreprise. Ceci multiplie donc le nombre d’appareils électroniques allumés. C’est une hypothèse que nous n’avions pas considéré. 

    Pour conclure sur cet entretien, M. Notaire était assez convaincu par notre objet connecté et nous a dit qu’il était possible de revenir vers lui une fois l’objet finalisé. Il semble donc que nos hypothèses soient correctes dans l’ensemble et que notre cible soit cohérente.

    • Entretien avec Mme. Claire : une patronne d’une petite entreprise

    Nous avons rencontré la patronne d’une start-up d’une dizaine d’employés. Nous avons pu l’interroger sur les économies d’énergie dans les locaux de son entreprise.

    Tout d’abord l’entreprise qu’elle dirige est une entreprise spécialisée dans le numérique, elle permet de centraliser les actions lors de la construction des bâtiments. Le but est de minimiser les ressources mis en œuvre pour la communication entre tous les acteurs, ceci permettant de gagner du temps et de l’énergie. De leur point de vue, la RSE fait partie de leur projet et c’est donc un facteur qui leur tient à cœur.  

    Sachant qu’elle dirige une start-up, elle nous explique qu’elle ne peut pas vraiment parler de transition écologique au sein de l’entreprise et elle affirme que la taille de l’entreprise joue dans l’impact de la transition écologique. La transition écologique dans une firme multinationale et dans une start up est différente et les résultats aussi. 

    Elle considère que ce sont les serveurs qui représentent la plus grande source de consommation d’énergie mais elle explique que cette source ne peut pas être classée comme une source d’énergie inutilement utilisée. De par la petite taille de son entreprise, elle explique que les gestes tels que éteindre son ordinateur en partant, éteindre les écrans, le chauffage, la lumière sont des gestes faciles à appliquer et que par conscience écologique ils étaient déjà mis en place dans l’entreprise. 

    Dans l’entreprise, chaque collaborateur a son poste de travail avec une tour et deux écrans. Certains développeurs ont également leur ordinateur portable. Ces postes sont alimentés par une multiprise unique qui alimente aussi éventuellement un téléphone ou le pc portable. La consommation des équipements est de la responsabilité de tous les collaborateurs. Sachant qu’il n’y a pas de télétravail au sein de l’entreprise, les questions sur la surconsommation qu’implique le télétravail n’ont pas pu être réellement traité mais elle explique qu’elle imagine que l’impact énergétique grandit avec le télétravail car plus de données doivent être échangé.

    Si jamais elle pouvait trouver une solution à notre problème, elle imaginerait un bouton permettant de fermer toutes les prises simultanément. Elle a donc été naturellement enthousiaste lorsqu’on lui a décrit ce que l’on imaginait pour notre solution. Cependant, elle précise qu’au niveau de sa start-up cette solution représente plus un gain de temps à l’arrivée et au départ de l’employé. En effet, au vue des mesures déjà en place au sein de l’entreprise, elle ne voit pas de réel ajout de la part de notre solution d’un point de vue écologique.

    Lorsqu’on analyse cette interview par rapport aux autres, on remarque une divergence d’opinion sur la transition écologique par rapport à la taille de l’entreprise. En effet M.Notaire considère que la taille de l’entreprise ne joue pas sur la transition écologique tandis que Mme.Claire considère que les multinationales ont une plus grande responsabilité en terme écologique car leur impact, qu’il soit positif ou négatif, est toujours plus grand que celui au sein d’une start-up par exemple. Notre solution fonctionne cependant dans les deux cas. En effet, dans le cas d’une start-up, notre impact serait faible mais elle permettrait d’accompagner et de faciliter la transition écologique lorsque l’entreprise grandit. Ensuite, notre solution permet de faire changer efficacement les habitudes des employés d’une grande entreprise.

    Partie 2 : Personas

     

    • Patron d’une entreprise

     

     

    Le premier profil d’utilisateur de notre système est Jean-Pierre, le patron d’une entreprise. Nous avons également décidé de nous concentrer sur un patron ayant une conscience écologique éveillée, rendant la problématique de l’économie d’énergie plus importante pour son entreprise. 

    Selon lui, la taille de l’entreprise ne joue en rien sur la présence d’une conscience écologique dans les entreprises mais il est conscient que l’ampleur des impacts diffère avec la taille de l’entreprise. La taille de son entreprise a été choisie au hasard sans être dans les extrêmes car on considère que toute les entreprise pourrait utiliser notre solution.

    De plus, il est assez évident que si Jean-Pierre agit par conscience écologique, il est au courant que la transition énergétique reste bénéfique à la vision que son entreprise renvoie, d’où son côté stratège. 

    Nous trouvons également intéressant et assez vraisemblable que ce patron ai suivi des études d’ingénieurs, le rendant plus apte à comprendre la solution qui peut être trouvée pour régler son problème et à s’y intéresser. 

    • Ingénieur logiciel d’une entreprise

     

    Le deuxième profil d’utilisateur de notre système est Pierre. Il est développeur logiciel au sein d’une entreprise. Nous avons estimé qu’un tel profil était intéressant car Pierre passe par conséquent la plus grande partie de son temps sur un ordinateur et est donc directement concerné par le problème de la surconsommation d’énergie des outils numériques. Nous avons légèrement caricaturé le personnage, en le décrivant comme un loup solitaire.

    Pierre est depuis 3 ans dans l’entreprise. Cela signifie qu’il est déjà bien installé et qu’ au vue de son jeune âge, c’est sûrement la première fois qu’il est aussi longtemps au sein de la même entreprise.  Ceci permet de justifier le caractère peu flexible du jeune développeur logiciel : il a pris ses marques dans la boite et refuse que celles-ci soient bousculées. 

    Il aimerait en revanche gagner en efficacité. Le fait que Pierre présente ces deux traits de caractère (peu flexible et en recherche d’efficacité) permet d’imposer les contraintes suivantes au système proposé : le système ne doit pas compromettre l’efficacité des employés et ne doit pas (ou quasiment pas) déranger leurs habitudes. 

    De plus, le télétravail qui doit pouvoir continuer pour Pierre est une contrainte supplémentaire : le système conçu ne doit pas imposer nécessairement du présentiel. C’est, comme nous l’avons vu précédemment dans l’étude de terrain, une contrainte importante à prendre en compte : le système devra être adapté au télétravail qui peut entraîner une augmentation de la surconsommation d’énergie.  

    A cela, nous avons ajouté la conscience écologique de Pierre peu développée, qui rajoute une difficulté à l’instauration d’une solution dans son entreprise. 

    Finalement, le profil du développeur logiciel peut être vu comme le “pire cas possible rencontré”, permettant de soulever toutes les contraintes potentiellement rencontrées lors de l’élaboration de notre produit.

    CONCLUSION

     

    Finalement, l’étude de terrain a permis de confirmer de nombreuses hypothèses formulées précédemment. Tout d’abord, la problématique de surconsommation d’énergie en entreprise est une problématique avérée, et intéresse particulièrement les entreprises en pleine transition énergétique. De plus, des solutions ont déjà commencé à être imaginées pour pallier au problème. 

    Nous avons également écarté certaines hypothèses : nous pensions que nous concentrer sur une entreprise centrée numérique était un critère pour la cible de notre projet. Nous avons en fait réalisé que le problème de la surconsommation d’énergie se posait dans toutes les entreprises en transition énergétique et utilisant des outils numériques. 

    Nous avons également pu obtenir, par ces entretiens, quelques directions possibles de solutions. 

  • LEGOLIRE : Solution Technique

    Auteur

    Koffi Judicaël AMANI, Rose LAPREVOTE, Wael MHIMDI et Souleymane OUEDRAOGO

    Contexte

    Dans le contexte de la thématique d’approfondissement  CoOC ( Conception d’Objets Communicants), notre équipe s’est intéressée au problème de l’apprentissage de la lecture en CP. Nous nous sommes intéressés aux enfants ayant de grosses difficultés à apprendre à lire, et qui peu à peu perdent leur motivation suite à leurs échecs. La méthode d’enseignement ne leur correspondant manifestement pas, nous avons cherché un nouvel exercice, pouvant être réalisé en autonomie (lorsque le reste de la classe réalise des exercices standards), adapté et adaptable pour l’enfant ciblé. Cet exercice  devait en outre respecter la méthode syllabique aujourd’hui utilisée en France. Le processus de lecture a deux phases majeures : le décodage (des phonèmes, i.e. trouver chaque son à chaque lettre ou association de lettres) et la compréhension (comprendre le mot décodé) .Nous avons donc eu l’idée de “LEGOLIRE”, partant du principe qu’on pouvait associer la lecture à un jeu de construction, et inversant les deux phases. En effet, d’abord l’élève voit une image du mot qu’il devra “lire”, commence par trouver le mot correspondant, puis le “construit” à l’aide de cubes sur lesquels s’affichent différentes syllabes, dont celles du mot recherché.

    L’article suivant a pour but d’expliquer comment pouvoir recréer cet objet étape par étape.

    Réalisation :

    Liste de matériel pour 2 cubes et une base :

    contreplaqué (3mm d’épaisseur)

    4 afficheurs RB-TFT1.8 (https://www.gotronic.fr/art-ecran-1-8-rb-tft1-8-26567.htm)

    module Bluetooth (hc-05)

    2 Arduinos Nano

    1 ESP32 (Espressif Wroom 32)

    4 tags RFID

    2 lecteurs RFID

    plaques d’essais et câbles

    20 résistances 1kohm (5 par afficheur)

    1 bouton push

    3 batteries 9V 500mA ?

    2 interrupteurs

    Plans cubes contreplaqué et plans base :

    Les images au format PNG du plan de la base et des cubes sont ci-dessous. Attention, il faut modifier les tailles du bouton et des interrupteurs selon votre matériel. Les emplacements sur les plans sont indiqués par des flèches vertes.

    Vous pouvez récupérer ici les fichiers au format SVG

    Le matériau utilisé est du contreplaqué de 3 mm d’épaisseur.

    Une fois les pièces des cubes et de la base prêtes, vous pouvez directement coller 3/4 faces par cubes ensembles, puis laisser les autres de côté pour pouvoir faire rentrer les composant électroniques et les tags RFID dans les cubes.

    De même pour la base, vous pouvez commencer par coller toutes les pièces de la boîte sauf le fond. Les 5 dernières petites pièces sont des bordures à emboîter dans les petites encoches sur le haut de la base. Elles servent à délimiter les emplacements des cubes.

     

    Plan de la base :

    Plan pour un cube :

     

    Code arduino :

    Les codes à téléverser dans l’ESP32 de la base et les Arduino nano des cubes sont ici .

    Le code de la base se nomme “BASE.ino”, et celui d’un cube “CUBE.ino”.

    Vous aurez donc besoin de l’IDE Arduino, dont le guide d’installation est sur le lien suivant : https://www.arduino.cc/en/Guide

    Les bibliothèques à installer sont les suivantes :

    • TFT & SPI pour l’afiichage
    • BluetoothSerial pour la communication bluetooth
    • MFRC522 pour les lecteurs RFID

    Pour installer une bibliothèque sur l’IDE Arduino, c’est toujours le même processus : il faut aller dans “Croquis —> Inclure une bibliothèque —> Gérer les bibliothèques”, le gestionnaire de bibliothèques va s’ouvrir, puis il faut taper le nom de la bibliothèque dans la barre de recherche, et enfin installer (ou non si elle l’est déjà) la bibliothèque voulue, comme par exemple pour la bibliothèque TFT :

    Pour téléverser le code sur l’ESP32 (la base), il faut d’abord aller dans Outils —> type de carte —>ESP32 Arduino —> ESP32 Dev Module puis dans Outils —> port —> sélectionner le bon port (le seul affiché si vous n’avez que l’ESP32 de branché)

    Attention dans le code de la base, il y a des modifications à faire, car il faut retrouver les identifiants des ‘ tags RFID utilisés, puis les mettre à cet endroit du code :

     

    Pour récupérer les identifiants des tags RFID que vous utilisez, une manière de faire est : d’exécuter uniquement la fonction readd() dans la fonction void loop()

    Pour téléverser le code sur un Arduino Nano (un cube), il faut d’abord aller dans Outils —> type de carte —>Arduino AVR boards —> Arduino nano, puis dans Outils —> port —> sélectionner le bon port (le seul affiché si vous n’avez que l’Arduino nano de branché)

     

    Electronique :

    Dans un cube il y a les composants électroniques suivants :

    • un Arduino Nano (qui va récupérer les informations envoyées par la base via Bluetooth, les traiter, et envoyer aux afficheurs les informations d’affichage en terme de syllabes et couleurs)
    • 2 afficheurs (un qui affichera une syllabe correcte, l’autre une syllabe fausse)
    • 10 résistances (5 par afficheur)
    • 1 module Bluetooth (qui permet d’établir la connexion Bluetooth et donc de recevoir les informations transmises par la base)
    • 1 interrupteur
    • 1 batterie

    Les branchements sont donc les suivants :

    écran 1

    écran 2

    module bluetooth

    VCC

    3v3 VCC 3v3 VCC 5V

    GND

    gnd GND gnd GND gnd

    SCL

    D13 SCL D13 TX RX0

    SDA

    D11 SDA D11 RX

    TX1

    DC

    D9 DC D6

    RES

    D8 RES D3

    CS D10 CS

    D7

     

    Attention, si vous décidez de téléverser les codes sur les Arduino Nano après avoir effectué les branchements, il faut débrancher les sorties “TX” et “RX” du module Bluetooth.

     

    Dans une base il y a :

    • 2 lecteurs RFID
    • 1 ESP32
    • 1 bouton push

     

    Les branchements sont donc les suivants :

    RFID 1 RFID 2 Bouton
    VCC 3v3 VCC 3v3 D15
    GND gnd GND gnd gnd
    SDA D21 SDA D17
    RST D22 RST D22
    SCK D18 SCK D18
    MISO D19 MISO D9
    MOSI D23 MOSI D23

     

    Intégration de l’électronique dans les cubes et dans la base :

    Maintenant que les branchements sont faits et les codes téléversés, il faut associer les tags RFID aux afficheurs avant de les coller dans les cubes. Pour cela on lance un premier exercice, avec plusieurs mots, on pose 2 tags sur les lecteurs RFID, on appuie sur le bouton de validation, on voit sur le moniteur série de la base (sur l’IDE Arduino, le bouton tout en haut à droite en forme de loupe) quelles syllabes étaient associées aux tags, et on les associe aux écrans correspondant, puisqu’ils affichent chacun une syllabe. Puis on recommence, jusqu’à ce que chaque tag RFID soit associé à un afficheur. Puis on peut commencer à remplir les cubes.

    Nous concernant, puisque notre objet n’est qu’un prototype, nous n’avons rien soudé, et pris des petites plaques d’essai qui rentraient dans les cubes. Nous avons commencé par fixer les interrupteurs avec de la colle (mais pas beaucoup, attention), et les afficheurs avec du scotch double face posé autour du trou laissé pour l’écran, volontairement un peu plus petits. Ensuite, nous avons fixé les tags RFID sur les faces opposées à leur afficheur associé avec du scotch. Puis nous avons fait rentrer le reste, en calant tout dans le cube (dans l’ordre suivant : module Bluetooth, plaque d’essai, batterie). Lors de cette opération, attention aux branchements !

    Pour la base, c’était beaucoup plus simple, nous avons simplement fixé les lecteurs RFID aux bons emplacements avec du scotch, et laissé l’ESP32 au fond.

    résultats

    Cet article a montré comment fabriquer deux cubes et une base et comment les connecter ensembles pour afficher des syllabes. La vidéo montre comment les cubes et la base fonctionnent.

    Mais pour l’exercice imaginé par LEGOLIRE, l’enfant commence par voir des images. Aussi, les images des mots que l’élève devra légolire sont à votre charge. Concernant la liste des mots, vous pouvez la changer (un mot ou plusieurs, ou en ajouter) dans le code à cet endroit en séparant les syllabes par une espace :

    Vous trouver ci-dessous une vidéo démonstrative de LÉGOLIRE

    Perspectives d’amélioration :

    Beaucoup de points sont améliorables dans notre objet. Premièrement, il faudrait que nous finissions le logiciel permettant d’interagir avec une interface graphique plus simple et agréable d’utilisation que le moniteur série de l’IDE Arduino. Ce qui permettrait alors d’intégrer une batterie et un interrupteur (comme prévu sur les patrons du contreplaqué), et de ne plus avoir la base constamment reliée à un ordinateur par un câble, et aussi de ne plus avoir des images à préparer pour faire un exercice, puisque celle-ci seraient sur le logiciel, et défileraient automatiquement lorsqu’un mot est trouvé.

    Une perspective d’amélioration intéressante serait d’avoir plus de cubes pour pouvoir faire des mots de plus de deux syllabes (3 cubes intéressants), impliquant une base plus grande et un léger changement des plans pour la base.

    Et enfin, nous aimerions pouvoir rendre la difficulté d’un exercice adaptable : arrêter de donner les erreurs mais donner d’autres indications, comme par exemple allumer dans une autre couleur le premier cube ou donner le mot recherché à l’oral.

  • Transcripen – Présentation de la Solution Technique

    I/ Contexte

    Dans le cadre de notre spécialisation en conception d’objets communicants (TAF CooC) dans notre formation à l’IMT Atlantique, nous avions pour objectif de créer de la valeur par les besoins actuels des entreprises et de l’industrie à l’aide d’objets communicants. En d’autres termes, nous devions réaliser un objet communicant qui réponde à un besoin utilisateur. 

    Chacun des membres du groupe étant en lien quotidien avec des étudiants et / ou journalistes, nous avons relevé, lors de notre étude terrain, un problème récurrent chez ces deux types d’individus, qui sont confrontés au quotidien à de nombreuses conférences et de nombreux échanges oraux longs, voire fastidieux, et pendant lesquels les personnes en question ne peuvent pas être passives (nécessité de réflexion / compréhension / rebondir sur des questions, …) et prendre l’intégralité de l’oral en note. Nous avons donc décidé de répondre à la problématique suivante pendant ce projet : Comment permettre aux interlocuteurs d’un échange, à l’aide d’un objet connecté, de récupérer l’ensemble des informations véhiculées pendant ce-dernier ?

    Après nos études terrains, nous avons imaginé, puis prototypé un stylo / micro connecté qui enregistre un oral lorsque l’utilisateur le décide (à l’aide d’un bouton) et envoie sur l’ordinateur de l’utilisateur, via une application, les audios enregistrés sur le stylo / micro sous format texte (transcrits). Grâce à cet objet, l’utilisateur peut totalement se concentrer pendant l’oral et n’a plus à prendre en note les informations véhiculées. Cette phase de prototypage de ce stylo / micro connecté s’est effectuée à l’aide d’une méthode agile (SCRUM) sur 3 semaines.

    Dans cet article, nous allons aborder les détails de la phase de prototypage, afin de vous fournir une explication la plus précise possible de notre prototype (choix du matériel, schéma du montage, l’enregistrement audio, l’interface utilisateur, la transmission du fichier audio de la raspberry à l’interface, l’algorithme de transcription utilisé ainsi les résultats obtenus. Nous aborderons ensuite le résultat obtenu à la fin de ces 3 semaines. Enfin, nous aborderons les perspectives d’évolution de notre projet.

    Le code (commenté précisément) pour l’ensemble du prototype est disponible sur le lien Github suivant : https://github.com/camillebrl/Transcripen. Vous trouverez également, dans ce Github, une documentation détaillée de l’ensemble des éléments à installer sur la raspberry, ses configurations, …

    II/ Réalisation

    A. Choix du matériel détaillés et schéma du montage final

    • Le choix de la Raspberry pi vs Arduino : Alors qu’Arduino est un microcontrôleur qui ne peut exécuter que du code compilé, la Raspberry pi fonctionne aussi comme système autonome : si l’Arduino est la plus adaptée pour faire de la gestion de LEDs, de capteurs simples (température, luminosité, distance…), elle ne l’est pas pour la gestion de multimédias tels que les audios notamment. La Raspberry Pi est plus adaptée pour cela. C’est pourquoi nous avons, pour ce projet qui consiste en un enregistrement et une gestion de fichiers audios, opté pour une Raspberry Pi.
    • Choix du type de Raspberry Pi : la Raspberry Pi Zero est la plus petite sur le marché aujourd’hui (à l’exception de la Raspberry Pi Pico qui n’a pas d’entrée de carte mémoire intégré, ni de port usb, donc trop pas adaptée à notre projet). Puisque nous avions des contraintes de taille du matériel, afin d’intégrer ce-dernier dans un stylo, nous avons opté pour la carte la plus petite possible, d’où notre choix de la Raspberry Pi Zero. Par ailleurs, il existe 2 types de Raspberry Pi Zero : la W et la simple. Puisque nous avions besoin de Wifi pour notre projet (envoie des fichiers audio à l’application), nous avons opté pour la Raspberry Pi Zero W qui est dotée de la wifi, contrairement à la Raspberry Pi Zero.

    • La carte SD: nous avons opté pour une carte SD de 32Gb pour la Raspberry. Effectivement, celle-ci est indispensable à la Raspberry: non seulement elle nous permet de stocker les fichiers audios des enregistrements, mais elle est surtout indispensable à la Raspberry (c’est sur cette-dernière que se trouve l’OS de la Raspberry et l’ensemble de ses configurations)
    • Breadboard + fils + bouton poussoir + résistance

    • Le microphone utilisé est un Microphone Jack 3,5mm nous y avons intégré un convertisseur analogique numérique a la suite de la prise jack, en effet le microphone produit un signal analogique, hors la carte Raspberry ne traite que les signaux numériques. L’ensemble des composants est détaillé ci dessous :
    • Microphone Jack, 3,5 cm. 3 Poles. 

    • Convertisseur analogique / numérique : 15 cm de câble. Fait la conversion analogique / numérique, intégré une carte son 

    • Adaptateur câble micro USB / USB mâle: 

    Entrée: 5V | Sortie: 5 V, câble de 12cm.

    Le schéma électronique final de notre objet connecté est présenté ci-dessous:

    Par ailleurs, nous avons intégré ces composants dans notre objet final, qui prenait la forme d’un stylo. Ci-dessous les images de notre objet final:

    Pour le construire, nous avons créé un prototype sur Tinkercad présenté ci-dessous:

    B. L’enregistrement audio sur la raspberry

    1. Le montage du dispositif d’enregistrement

    Pour enregistrer des audios à l’aide de notre micro branché en micro-usb à notre Raspberry Pi Zero W, nous avons utilisé 2 bibliothèques python, indispensables à cet égard: Pyaudio et Pydub. PyAudio fournit des liaisons Python pour PortAudio, la bibliothèque de référence qui gère les entrée/sortie usb d’audio sur toutes les plateformes (dont la Raspberry). Quant à Pydub, elle permet de manipuler un fichier audio simplement (ouverture de l’audio, augmentation / diminution du volume de l’audio, segmentation de l’audio, calcul de la durée de l’audio, et toute autre manipulation possible sur un audio. La librairie est en open-source sur https://github.com/jiaaro/pydub). Pour utiliser pydub, il faut installer ffmpeg/avlib.

    Pour effectuer l’enregistrement de l’audio, il est important de prendre en compte plusieurs éléments :

    • La détection du port sur lequel est branché le micro à la Raspberry : Afin d’identifier ce port, nous avons utilisé la librairie Pyaudio, qui nous a permis, grâce à sa fonction get_device_info_by_index, de trouver le port correspondant au micro.
    • Le nombre d’images collectées par seconde par défaut par le micro : Une fois que nous avons identifié l’indice du port correspondant au micro, nous avons pu afficher son “defaultSampleRate”, qui était, dans notre cas, de 48000Hz. 
    • Le fait que Pyaudio découpe les données en CHUNKS (trames), au lieu d’avoir une quantité continue d’audio, afin de limiter la puissance de traitement requise (RAM), puisque la Raspberry a une RAM assez faible (512M pour notre Raspberry Pi Zero W). Dès lors, nous devions définir le nombre de CHUNKS (trames) dans lesquelles nos signaux seront divisés (il s’agit d’une puissance de 2). 
    • Une fois que nous avons identifié ces paramètres, nous avons pu instancier un stream (ligne 28 de final_algo.py du Github) qui nous permet ensuite, lorsqu’on appelle la fonction stream.read, d’enregistrer l’audio (ligne 52 du Github).

    2. Le montage du dispositif du bouton pour lancer l’enregistrement

    L’objectif du bouton est de permettre à l’utilisateur de choisir quand il veut enregistrer et quand il veut d’arrêter d’enregistrer. Un bouton se connecte à une Raspberry Pi à l’aide de ses ports GPIO. Les ports GPIO sont des ports physiques se présentant généralement sous forme de picots métalliques carrés qui permettent de transmettre un signal électrique. Un port GPIO transmet un signal relativement binaire (pas de courant ou du courant). Dans le cas de notre Raspberry Pi Zero W, les ports GPIO travaillent en 3.3V et environ 20 mA. En d’autres termes, les ports GPIO du Raspberry PI permettent d’envoyer du courant (et donc, des informations) à nos composants (les sorties, ici, la Led (que l’on verra ci-dessous)) et récupérer du courant (et des informations) de ceux-ci (les entrées, ici le bouton poussoir). Les ports GPIO de la Raspberry se présentent comme ci contre.

    Ils sont numérotés de 1 à 40, en partant du haut à gauche quand vous tenez la Raspberry pi ports GPIO à droite. Cette numérotation de 1 à 40 est le mode de numérotation dit « Board ». Un autre mode de numérotation existe, qui repose sur l’adressage processeur, appelé mode « BCM » (on prend en compte les chiffres après “GPIO” comme “GPIO 25”. On remarque qu’il existe des ports de différents types : des ports de puissance (5v et 3.3v), des ports généraux (GPIO), des ports PCM (Pulse-code Modulation) permettant une représentation numérique de l’analogique échantillonné (forme de sortie audio numérique), des ports UART (prend des octets de données et transmet les bits individuels de manière séquentielle), des ports I2C1 (permettent une communication bifilaire avec une variété de capteurs et de dispositifs externes), et des ports SPI (relient plusieurs dispositifs compatibles à un seul ensemble de broches en leur attribuant des broches de sélection de puce différentes). Nous avons décidé d’utiliser les ports généraux de la Raspberry pour notre montage (soit les ports GPIO), ainsi que le port 3.3v pour le bouton poussoir, par simplicité. 

    Pour utiliser les ports GPIO de la raspberry, il faut utiliser une librarie python. Il en existe plusieurs, mais la plus connue (celle pour laquelle il y a le plus d’exemple sur internet) est Rpi.GPIO. Ainsi, nous avons utilisé la librairie RPi.GPIO pour interagir avec notre montage via notre code Python. Nous devions ainsi indiquer au programme quel était le port de récupération du courant (input) et le port de sortie (envoi du courant). Pour se faire, nous avons utilisé la fonction setup, avec comme attributs GPIO.IN et GPIO.OUT pour indiquer respectivement le port d’entrée et de sortie de courant. 

    Ici, nous devions prendre en compte le fait qu’une entrée GPIO flotte entre 0 et 1 (fonction input). Par défaut dans la librairie, elle ne peut prendre que 1 ou 0 comme valeurs (True ou False). Aussi, lorsque l’utilisateur appuie sur le bouton, il y a plusieurs entrées qui arrivent dans la seconde qui suit (entre 0 et 1), qui sont arrondies à 1. Afin de ne pas confondre une entrée à 1 correspondant à l’appui sur le bouton par l’utilisateur et une entrée à 1 correspondant à un courant suivant l’appui sur le bouton, nous avons décidé qu’on considérait que l’entrée ne correspondait à un appui sur le bouton que s’il n’y avait pas d’autre courant reçu dans les 2 secondes précédant la réception du courant. Ainsi, si l’utilisateur appuie sur le bouton 2x en 2 secondes, voire plus, on ne considère pas que ce-dernier a appuyé.

    Dès lors, il était important, particulièrement suite à ce que nous venons d’expliquer ci-dessus, de prévenir l’utilisateur lorsqu’il enregistre et lorsqu’il a fini d’enregistrer, c’est-à-dire si son appui sur le bouton a bien été pris en compte ou non. C’est pourquoi nous avons mis en place une Led, qui s’allume lorsque l’utilisateur appuie sur le bouton, et s’éteint lorsque l’on considère que l’utilisateur a rappuyé dessus. En d’autres termes, la Led prévient l’utilisateur quand l’enregistrement débute (quand on le lance) et quand l’enregistrement se termine (quand on l’arrête). 

    3. Le montage du dispositif de la led pour indiquer à l’utilisateur quand l’enregistrement est lancé

    De la même manière que le bouton, la Led est branchée aux ports GPIO de la Raspberry Pi Zero W. Cependant, contrairement au bouton poussoir décrit ci-dessus, nous ne récupérons pas le courant (l’information) de la Led, mais on lui envoie du courant (de l’information) pour l’allumer ou l’éteindre. Alors que l’on utilisait la fonction input pour récupérer les informations issues du bouton poussoir ci-dessus, nous voulons envoyer des informations à la Led. Pour ce faire, nous utilisons la fonction output. Il suffit ensuite de mettre le pin en question (celui qui est lié à la Led) à True lorsqu’on veut l’allumer, et à False lorsqu’on veut l’éteindre. Ainsi, on allume ce-dernier lorsque l’on considère que le bouton poussoir a été appuyé, et on l’éteint lorsqu’on considère qu’il a été de nouveau allumé (à l’aide d’une variable isPressed que l’on a défini en amont, à qui l’on attribue l’opposé (not isPressed) dès lors que l’on considère que le bouton a été appuyé.

    4. Explication détaillée du fonctionnement du montage final

    Les parties 1, 2 et 3 ont ensuite été liées. En d’autres termes, lorsque l’utilisateur appuie sur le bouton, non seulement la Led s’allume, mais également l’enregistrement se lance. Lorsqu’il rappuie sur le bouton, la Led s’éteint et l’enregistrement s’arrête. Si la Led est allumé, c’est que l’enregistrement est nécessairement en route. Si cette-dernière n’est pas allumée, c’est que l’enregistrement ne l’est pas. 

    C. L’application

    Pour l’application, le code est disponible sur le dépôt suivant: https://github.com/yac-ai/django_transcripen.git .Pour un développement rapide, le framework Django est utilisé, basé sur le langage de programmation Python. La raison de ce choix est dû au fait que nous avions déjà de l’expérience dessus. Et, vu qu’il fallait aller très vite, ce choix était plus sûr. Pour ce projet, on a créé un environnement virtuel; son avantage d’un environnement virtuel est l’isolation des environnements de développement avec des librairies installées différentes pour chaque projet. Ainsi, nous pouvons installer une certaine version de Python, différente de celle installée dans l’ordinateur et pour nos potentiels autres objets, et les librairies souhaitées. La création et l’activation se font par les commandes suivantes:

    python -m venv /home/yacine/.virtualens/djangodev

    #yacine étant le nom de votre utilisateur #cmd de création 

    source ~ /.virtualenvs/djangodev/bin/activate #cmd d’activation

     Le framework possède un serveur Apache intégré, en phase de développement. Et l’avantage du serveur Apache est la possibilité de visualiser le fonctionnement du site web. Aussi, à la récupération du dépôt git, il faudra se positionner dans le répertoire transcripen_project et lancez la commande suivante qui va activer le serveur apache:

    python manage.py runserver

    Sommairement, le projet comprend ainsi, dans le dossier transcripen_project/transcripen, les vues qui permettent de traiter les données de chaque page( dans le fichier views.py), les urls qui sont reliés à ces vues (dans le fichier urls.py) et les templates des pages qui contiennent le code html de ces pages(dans le dossier templates).

    Pour avoir plus d’informations sur le framework et son fonctionnement, vous pouvez voir référer au lien suivant: https://docs.djangoproject.com/fr/4.0/ . La documentation est très bien faite et facile à comprendre.

     

    D. La transmission des fichiers audio de la raspberry à l’application

    Notre projet Transcripen consiste en un stylo enregistreur qui communique avec une application sur l’ordinateur pour que cette dernière transcrive l’échange. Le stylo est un objet connecté qui doit par conséquent s’appuyer sur une transmission sans fil dont notre choix s’est porté sur le Wi-Fi. Il existe différents modes de mise en réseau en Wi-Fi. Pour Transcripen, nous avons opté pour le mode d’infrastructure. Ainsi, l’ordinateur sur lequel tourne l’application et le raspberry contenu dans le stylo sont connectés entre eux dans un réseau local via un point d’accès ou un routeur. Ainsi, nous avons nos deux équipements qui sont dans le même sous-réseau et qui peuvent communiquer facilement. 

    La norme 802.11 utilise des ondes électromagnétiques pour une liaison sans fil avec la couche physique qui définit la modulation des ondes radioélectriques et les caractéristiques de la signalisation pour la transmission de données, et la couche liaison de données qui définit l’interface entre le bus de la machine et la couche physique. La troisième couche, celle qui est responsable du transport des messages complets de bout en bout (soit de processus à processus) au travers du réseau est assurée ici par le protocole TCP.

    Pour permettre cette transmission, nous avons utilisé les sockets TCP. Concrètement, un socket représente l’association entre IP et Port. L’IP identifie la machine et le port une application. Dans notre projet, le serveur tourne dans le stylo et le client est intégré dans l’application. Ainsi, le serveur est activé à intervalle de temps régulier dans la raspberry pour permettre, dès qu’elle détecte le client de lancer la transmission.  Dans notre cas, le serveur se charge d’envoyer l’audio et le client reçoit le fichier en plusieurs paquets de 1024 octets. 

    Ce choix est dû principalement à la facilité d’intégration et au fait que c’était une des compétences déjà acquises dans l’équipe.

     

     E. Algorithme de transcription d’un fichier audio en fichier texte

    L’algorithme est disponible sur le Github du projet, dans la rubrique: https://github.com/camillebrl/Transcripen/blob/main/application/transcription_text/algo_speech_recognition.py.

    Nous avons créé  une classe qui a pour attributs le chemin d’un fichier audio .wav ainsi que sa langue et qui renvoie le texte correspondant à la transcription du fichier audio en question. Cette classe effectue un « préprocessing » de l’audio d’entrée (calcul de la durée de l’audio, découpage en sous-audios de 10s), et applique à l’audio préprocessé l’algorithme de Speech Recognition développé par Google et accessible simplement via une API (incluse dans la librarie speech_recognition disponible sur Github https://github.com/Uberi/speech_recognition).

    Nous utilisons pour cela plusieurs libraires, notamment Pydub, qui est une librairie permettant de manipuler un fichier audio simplement (ouverture de l’audio, augmentation / diminuaiton du volume de l’audio, segmentation de l’audio, calcul de la durée de l’audio, et toute autre manipulation possible sur un audio. La librairie est en open-source sur https://github.com/jiaaro/pydub). Pour utiliser pydub, il faut installer ffmpeg/avlib. nous utilisons aussi la librairie speech_recognition (https://github.com/Uberi/speech_recognition) qui effectue de la reconnaissance vocale via diverses APIs, en ligne et hors ligne, notamment CMU Sphinx, Google Cloud Speech, WIT.ai, Microsoft Azure Speech, Houndify, IBM Speech to Text, ou encore Snowboy Hotword Detection. Les différents réseaux ont été entraîné sur des audios dont la taille de dépasse pas les 50 secondes. Dès lors, nous avons découpé le fichier audio en sous-audios de 10s. 

    1. Le découpage de l’audio

    Pour découper l’audio en slots de 10s, on a tout d’abord récupéré la durée de l’audio à l’aide de la fonction duraction_seconds de Pydub. On divise ensuite la durée totale en n sous ensembles de 10 secondes. Pour ce faire, nous utilisons la fonction range de python (range(0, nombre total de secondes de l’audio, 10). On itère (for i) sur toutes les valeurs de cette liste, c’est-à-dire sur les secondes de l’audio. On coupe ensuite l’audio entre la seconde i et la seconde i + 10. Afin d’éviter qu’il y ait des coupures de mots qui gêneraient la transcription de chaque slot d’audio, on prend 1 seconde avant et 1 seconde après de l’audio (plus de détails dans la documentation de l’algorithme sur https://github.com/camillebrl/Transcripen/blob/main/application/transcription_text/algo_speech_recognition.py en lignes 49 à 55). Une fois le slot d’audio récupéré, on l’exporte.

    2. L’application de l’algorithme sur les slots de 10 (exactement 11 à 12s d’audio)

    Sur ce slot d’audio, on applique la fonction recognize_google (appel de l’API Google qui n’a pas de limite d’appel) sur le slot d’audio, et en définissant la langue. On a en retour un string correspondant à la transcription de l’audio du slot.

    3. La concaténation finale du résultat

    L’algorithme est donc appliqué sur chaque slot d’audio (on supprime le .wav du slot à chaque fois que l’on a obtenu la transcription de l’audio). On ajoute les transcriptions de chaque slot dans un string général (variable de la classe final_result). On obtient ensuite la transcription de l’audio tout entier.

     

    III/ Résultats

    La démonstration présente des résultats concluants sur de nombreux point : 

    • Bien qu’étant de volume conséquent, l’objet présenté est bien portable, auto-alimenté et communique sans fil.
    • L’enregistrement de l’audio se déroule sans réels problèmes, la qualité de l’enregistrement est très satisfaisante pour une distance à l’objet d’environ 50 cm. Cela est tout à fait cohérent avec le contexte d’un échange entre 2 personnes.  
    • L’application reçoit bien le fichier audio, le transcrit et l’affiche sur l’application Web. La transcription est assez satisfaisante, bien que tous les mots ne soient pas réellement transcrits parfaitement. L’esprit et la forme globale de l’échange est bien retranscrit par la solution est ceci était l’objectif principal

    IV/ Perspectives

    • Automatisation du lancement de nos algorithmes lorsque la Raspberry boote: Nous n’avons pas configuré une exécution du script de manière automatique par manque de temps. Si nous avions eu une semaine supplémentaire (soit un sprint de plus), nous aurions pu mettre cela en place. Dès lors, nous étions obligé de lancer les commandes “python3 final_algo.py” en se connectant en SSH à la Raspberry afin de le faire tourner. Nous aurions pu effectuer une configuration du démarrage de la Raspberry afin que celle-ci lance automatiquement notre algorithme. Pour ce faire, nous aurions pu définir un contrab qui permet, après chaque démarrage, d’exécuter automatiquement un script, à l’aide de la ligne “@reboot  /home/user/final_algo.sh”.
    • Miniaturisation: La principale amélioration possible serait de réduire considérablement la taille de nos composants. Dans un premier temps la carte Raspberry Pi Zero pourrait être remplacée au profit d’une carte plus petite intégrant uniquement les ports (seulement 4 port de donné, un port d’alimentation) dont nous avons besoins et un circuit imprimé ne contenant uniquement nos algorithmes utilisé pour le service rendu. Du côté de la batterie sa taille pourrait être diminuée également en réduisant sa capacité. Des tests devront être effectués sur les performances énergétiques des différents composants afin de calculer précisément la capacité nécessaire de notre batterie, pour information la Raspberry Pi Zero W requiert  5V pour environ 300 mA. En conclusion, plus la taille des composants se réduit, plus leur prix de production et de développement augmente.
    • Ajout d’un bouton pour surligner les moments importants de l’audio: En plus de transcrire l’audio en texte, nous aurions pu
      • 2 algorithmes tournent : un qui transcrit le tout, un autre juste le moment indiqué, et on fait une recherche dans le document de là où se situe le paragraphe en question, et on y met un effet dessus
    • Ajout d’un algorithme de différenciation des interlocuteurs : il existe un ensemble d’algorithmes disponibles (notamment de Google) qui permettent d’effectuer une différenciation d’interlocuteurs d’un audio. Nous aurions pu l’ajouter à notre projet si nous avions eu davantage de temps. Cependant, puisque nous travaillons sur des slots d’audios et puisque les algorithmes sont entraînés sur des audios de courte durée, nous ne savons pas comment nous aurions pu traiter cela. De nombreuses recherches ont été effectuées sur le sujet (sur de longs audios) que nous aurions pu étudier, si nous avions eu davantage de temps.
    • Possibilité de configurer le cloud: le choix du wifi reste un bon choix. Mais on pourrait considérer le Cloud qui permettrait de stocker les audios et de récupérer tous les audios enregistrés dans l’application web.